MAROC — OUJDA - RENCONTRE AVEC ABDELLATIF DRIFFI, PRÉSIDENT DU FESTIVAL MEDITERRANEEN DE OUJDA

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Propos recueillis par Marie de Peyster pour «Cinematunisien»,
Oujda, le 30 septembre 2018.

M. Abdellatif, je voudrais vous demander quelques précisions sur le Festival ; vous en êtes à la 7° édition, pouvez-vous me parler de l’histoire du Festival, de sa philosophie, et enfin de ses objectifs ?

Abdellatif Driffi : D’abord je remercie «Cinematunisien» pour la couverture que vous avez menée au profit de notre Festival.

 

Il y a 7 ans, lors de la création du Festival, nous avions comme objectif prioritaire de faire se rapprocher les gens, et ce à travers la problématique de l’immigration.

Parmi les objectifs du Festival, il y a celui de créer des relations entre les immigrés eux-mêmes, de mettre à la disposition des récepteurs oujdiens des images cinématographiques. Un autre objectif est de promouvoir le cinéma méditerranéen. Un autre encore est de promouvoir les potentiels touristiques de la ville de Oujda. Nous voulons aussi miser sur la propagation d’une culture cinématographique au profit des jeunes, au sein de la ville.


Le Festival, nous le considérons comme une occasion d’échanges entre les faiseurs d’images et tous ceux qui s’intéressent à l’immigration.

Oujda étant une ville frontalière, nous avons jugé bon de lancer ce Festival.
En effet, Oujda est un carrefour pour plusieurs catégories d’immigrés : il y a ceux qui viennent de l’Afrique sub-saharienne, il y a ceux qui viennent de Syrie. Le Maroc a longtemps été un point de passage, maintenant il est devenu plutôt une terre d’accueil où les immigrés s’installent.


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Tout cela découle d’une politique marocaine d’immigration qui a donné ses fruits : de nombreux immigrés se sont intégrés et travaillent maintenant dans différents domaines.

Nous sommes convaincus que l’événement que représente ce Festival est une occasion pour encourager les faiseurs d’images à réaliser des films sur l’immigration car, comme on peut facilement le constater, il n’y a pas beaucoup de films sur ce sujet.

Nous, en tant qu’«Association Solidarité pour le Développement et l’immigration», dans le cadre de la manifestation «Oujda, Capitale de la culture arabe» organisons cette année la 7° édition du Festival.

Cet événement est destiné à ce que le spectateur - le récepteur - maîtrise mieux la problématique de l’immigration qui est devenue un phénomène international touchant de très nombreux pays, dont le Maroc.

Et enfin, je peux citer un dernier objectif qui a son importance : créer des échanges entre les Marocains de la diaspora et ceux qui sont restés au pays.

Propos recueillis par Marie de Peyster pour «Cinematunisien»,
Oujda, le 30 septembre 2018.