MISERE ET IMMOBILISME DE LA CULTURE

 2017-11-30 13:27:37

 

Par Habib belhédi

 

Dans un long article, partagé récemment sur les réseaux sociaux, Habib Belhédi, producteur de cinéma, se questionne sur le budget de la Culture, discuté dernièrement par l’Assemblée du peuple. Nous reprenons ici la partie consacrée au cinéma.

 

…«Le cinéma tunisien brille dans les manifestations nationales et surtout internationales et a récolté plusieurs prix au cours des quatre dernières années, à Berlin, à Venise, à Cannes et dans d’autres grands festivals internationaux. Ce succès n’a pas suffi à convaincre les autorités culturelles à lui consacrer l’équivalent du montant d’un «film d’un jeune réalisateur français».
Malgré la croissance du rythme de production des films et la qualité accumulée, les subventions sont restées très faibles. L’augmentation de 2 millions de dinars ne couvre pas le montant dû aux films tournés en 2017.


Le Centre National du Cinéma et de l’Image n’a pas pu honorer ses engagements pour le financement des films tournés en 2017. Ce problème se reproduira, tant qu’il n’y aura pas augmentation des budgets de production cinématographique, pour les prochaines années, sur la base d’objectifs clairs et d’ études scientifiques. Ce qui aura sans doute pour conséquence de nuire à l’essor actuel du cinéma tunisien.
Cela sans considérer le peu de moyens alloués à la distribution cinématographique et à la préservation des salles de cinéma, ainsi que du rôle efficace de la société civile dans le domaine du cinéma, secteur qui bénéficie d’une aide financière insignifiante, handicapant ses efforts pour jouer pleinement son rôle que l’institution publique ne peut assurer ».

Nous espérons que ce débat d’idées portera ses fruits, pour l’intérêt de tous.