NOURI ZANZOURI, CHEVILLE OUVRIERE DU FIFAK

2017-08-16 22:59:01

 

Par Neila Gharbi

 

Depuis sa création en 1964 par la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs, le Festival International du Film Amateur de Kélibia a été porté par les vétérans, décédés depuis, comme Hassen Bouzriba, Moncef Ben Ameur et Am Nouri Zanzouri. 

 

Ce dernier, originaire de Sousse, travaillait au ministère de la Culture, mais prenait toujours le parti des cinéastes, des porteurs de projets cinématographiques, comme de tout ce qui pouvait contribuer à la promotion du 7ème Art.


Il avait de l’empathie à l’égard des manifestations ou des magazines et revues qui ne disposaient pas de beaucoup de moyens financiers. 

 

 Nouri Zanzouri nourrissait  comme il le pouvait les plus «démunis» culturellement parlant, en leur accordant des aides matérielles (papier, encre, stencil) et autres équipements qu’il puisait dans les réserves du ministère, sans attendre qu’un bon de commande soit envoyé ou une autorisation accordée.


Nouri Zanzouri était la cheville ouvrière du FIFAK. Il aimait s’occuper de l’intendance afin d'assurer le confort des festivaliers. Il était chargé de fournir les courses au cuisinier de l’Ecole des pêches. Tôt le matin, il allait au marché acheter les meilleures pastèques, le poisson frais du port, les légumes pour la préparation des plats.

 

Il défendait le principe qu’«un festival réussi égale un ventre bien nourri». Nouri Zanzouri, qui était toujours près des fourneaux, était attentif à ce que les repas soient variés et équilibrés, qu’il n’y ait pas d’intoxication alimentaire et que tous les jeunes soient bien nourris.
Jusqu’à nos jours, nombreux sont ceux qui préfèrent la cuisine de l’Ecole des pêches parce que Am Nouri, qui porte bien son nom, a instauré de bonnes habitudes et les anciens se souviennent de sa présence à la fois imposante et exquise. Merci Chef.

Par Neila Gharbi

 

Nouri Zanzouri avec des jeunes cinéastes - FIFAK 1975.