ABDELWAHEB BOUDEN : UN ENFANT DE LA FTCA

2017-08-11 11:21:01

 

Abdelwaheb Bouden, un enfant de la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs qui a marqué son histoire.
 
Par Radhi Trimech

Féru de peinture, de photo et de cinéma au Club de Kairouan qui était une véritable pépinière de jeunes cinéastes à une époque difficile (60- 80), ce jeune libertaire lança au début des années 70 la grande réforme du cinéma amateur, basée sur trois principes fondamentaux :


1 - Une direction collective.


2 - Une formation et une production progressives.


3 - Un cinéma de qualité ouvert à la société.



 

Ce fut la grande embellie, dans un pays alors encadré par les structures du Parti Socialiste Destourien.
 
En 1971, je n'avais que 16 ans, et étais membre du club des cinéastes amateurs de Monastir afin de mettre en application ces principes fondamentaux, et, tenez-vous bien, dans la ville natale de Bourguiba, avec une poignée de compagnons du club d'alors !
 
Bouden, en compagnie des jeunes de l'époque, a parcouru tout le territoire pour sensibiliser les autres clubs de la F.T.C.A. Ce fut un succès éclatant qui introduisit et mit en place et en pratique les grands principes de la liberté d'expression dans la création de l'image.
Depuis, le Festival International du Film Amateur de Kelibia (F.I.F.A.K) est devenu le grand forum des libertés !
 
Abdelwaheb Bouden, auteur de 2 courts-métrages mémorables, «Condamné à vivre» et «Duel», est parti à Paris pour y poursuivre de hautes études universitaires d'esthétique. Malheureusement, il est resté, à ce jour, dans l'oubli.
 
En lui rendant hommage la veille de la prochaine session du Festival du Film Amateur de Kélibia, je voudrai aussi rendre un grand hommage à tous ceux qui ont fait la F.T.C.A, et aussi à ces grands réformateurs de l'ombre, disparus ou vivants, qui ont écrit une page de l'histoire du Cinéma Tunisien !



 

Par : Radhi Trimech

 



Source image : facebook.com/aftca/