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Cinéma d'Afrique noire francophone à L'espace miroir, d'André Gardies Version imprimable Suggérer par mail

http://culturebase.net/inc/mediaimage.php?file=artist_434_MambetyOK.jpgUne référence indispensable

Né avec les indépendances, lié dans son développement au destin des nouvelles souverainetés, le cinéma d’Afrique noire francophone s’engage dès son origine dans un vaste mouvement de réappropriation culturelle. Il donne à voir, prioritairement, les réalités continentales du présent comme du passé.

Contrairement au cinéma narratif occidental qui montre pour raconter, l’acte de raconter devient second par rapport à ce geste premier qui  consiste à montrer.


Dès lors l’espace, en tant que réalité géographique et sociale, mais aussi et surtout en tant que mode d’agencement narratif, devient l’enjeu fondamental de ce cinéma. Il est ce miroir en lequel s’inscrivent les images du monde en devenir. Il est aussi ce lieu filmique où s’affirment le mieux l’authenticité et la spécificité du cinéma africain.


C’est la thèse que soutien André Gardies, professeur de cinéma à l’Université de Lyon II, dans cet essai fort instructif, Cinéma francophone, publié pour la première fois en 1989 aux éditions l’Harmattan à Paris, et réédité récemment.

 

Une expertise
sémiologique de l’espace

Les sept sections constitutives de cet ouvrage, à savoir  L’espace perdu et recherché, L’appropriation figurative de l’espace, l’ordre caché des lieux, agencement textuel et économie narrative, Espaces de la parole, du côté de l’énonciation et l’espace retrouvé traitent des principales figures toponymiques que dessine Le cinéma d’Afrique noire francophone.
 André Gardies se livre à cette investigation aussi minutieuse que scrupuleuse, à partir d’une démarche sémiologique tout à la fois claire et efficace.


Une analyse pointilleuse, documentée, faite de plusieurs recoupements et comparaisons de films africains, tels Boron Sarret de Sembène Ousmane, Toubouki-Bouki de Djibril Diop Mambetty, Baara de Souleymane Cissé, Bicots-Nègres, nos voisins de Med Hondo, L’Exilé d’Oumarou Ganda, Kankamba de Moustapha Alassane, Nationalité immigré de Sydney Sokhome, etc, est menée pour mettre en relief l’importance primordiale accordée par la plupart des cinéastes africains au lieux et aux enjeux identitaires.


André Gardies souligne que des deux grandes fonctions dévolues au cinéma de fiction, montrer, raconter le cinéma d’Afrique noire sans conteste privilégie la première. Certes, il met en scène des événements, articule actions et personnages, mais il le fait au profit d’une exploration de l’espace référentiel, comme si l’entreprise première, urgente, constituait en un geste de réappropriation symbolique. Inversant la démarche habituelle du cinéma narratif classique, il raconte pour montrer, pour donner à voir au public ce que les autres cinémas ne lui montrent pas, c’est-à-dire des images de lui-même. Si d’évidentes raisons historiques et économiques appellent et justifient une telle posture, il importe moins, dans une perspective sémio-narratologique, d’établir  les conditions objectives et l’existence d’un tel cinéma, que d’examiner les formes discursives qu’il promeut. Ce sont elles qui disent, peut-être plus sûrement encore, la réalité historique et idéologique de ce cinéma.


Sa caractéristique première, liée à l’option monstrative, réside dans l’importance accordée à l’Afrique en tant qu’espace de référence géographique, économique, social et politique. La remarque pourtant pourrait sembler banale si l’on n’avait vu que, en raison du traumatisme colonial et de ses séquelles, un tel choix n’avait pas force d’évidence et qu’il n’a pu s’imposer que progressivement. Monde rural ou urbain, paysages sahéliens ou forestiers, zones publiques ou privées, lieux de travail, de réjouissance ou de culte, composent alors non  le décor «véridique» sur le fond duquel s’enlève l’action, mais autant de territoires divers dans la conquête desquels l’homme africain affirme la recherche de son identité. Le monde diégétique entretient d’étroites analogies avec   l’expérience vécue du quotidien, un effet général de transparence en découle.

 

Hédi KHELIL       

Source :  La presse       

 

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