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Les pionniers du théâtre et de la TV en Tunisie Version imprimable Suggérer par mail
Hassen Khalsi : une figure très familière et marquante

Par Tahar MELLIGI


 
Hassen Khalsi à ses côtés le regretté Mustaphe Adouani lors du tournage du feuilleton (Mon histoire avec le sable)
Hassen Khalsi reste probablement l’acteur le plus connu par le large public de la radio et de la télévision. Il a su, par un flair étonnant, s’adapter aux exigences du petit écran pour devenir l’une de ses vedettes les plus prolifiques.

Qui est Hassen Khalsi ?
De son vrai nom : Hassen Ben Abderrahmane Khalsi, il  est né le 8 septembre 1931 à Bab Souika, Tunis, rue Hammam Remimi.
C’est le quatrième enfant de Mme Chedlia  Fallah et de M. Abderrahmane Khalsi, le commerçant de laine fort connu à la place El Kheil (à El Gorjani). Hassen a été marqué par le meddeb du koutteb de Ras Darb, Sidi Chérif, avant de fréquenter l’école de Rahbet El Ghnam où il ne s’éternisa guère, puisque la Seconde Guerre mondiale allait éclater.
Il rejoignit alors le centre de formation professionnelle où il apprit la menuiserie, obtenant un diplôme. Il alla travailler durant six mois au barrage de Béni Mtir, endurant les affres de la ségrégation érigée en règle de conduite par le Protectorat.
La nouvelle de l’arrestation  de ses deux frères Ali et Hamadi dans une manifestation contre le régime colonial français lui parvint jusqu’à Béni Mtir et il dut ainsi rentrer à Tunis en catastrophe.

Un Clubiste à l’Espérance !
La place Rahbet El Ghnam, où jouait Hassen Khalsi avec les enfants du quartier, était un bastion  clubiste. De plus, le jeune sportif était, lui-même, clubiste et quel fut son dilemme lorsqu’il fut approché par le recruteur Larbi J’ha pour lui faire signer une licence au profit de l’Espérance Sportive de Tunis. Il succomba aux promesses de son recruteur et joua à l’EST depuis la catégorie minimes. Le but qu’il marqua contre le Club Africain chez les espoirs a mis en colère ses copains et voisins du quartier de Bab Jédid qui le prirent pour un traître. D’ailleurs, sur insistance de son père et en raison de son travail à Béni Mtir, il allait abandonner le football.
De retour à Tunis, Hassen Khalsi fut gagné par le démon du cinéma. Son cousin, l’ancienne gloire de la boxe, Brahim Mahouachi, alias «Brahim Jeune», lui conseilla de s’inscrire à la Troupe municipale de théâtre. Il put de la sorte fréquenter les  Zaki Touleïmat, Antoine Aïd, Mohamed Agrebi, Hamda Ben Tijani, Hassen Zmerli, les chanteuses Nadia Hassen et Asmahane Ettounsia.
Seulement, il n’y resta pas longtemps et fit la rencontre du sympathique artiste Hamadi Jaziri qui le fit participer à la pièce théâtrale  Yama ou Yama taht El Khama.

Pluie de pièces
Hassen Khalsi resta d’ailleurs longtemps parmi la troupe de Hamadi Jaziri, travaillant en même temps comme calligraphe et linotypiste au journal Al Amal. Hamadi Jaziri l’introduisit à la radio pour participer à l’interprétation de ses sketches. Hamouda Maâli le prit sous sa coupe et en fit son adjoint à la réalisation radiophonique. Le jeune Khalsi poursuivait un passionnant apprentissage de tous les rôles, surtout celui d’acteur. Il renforça Al Masrah Ecchaâbi  (la Troupe du théâtre populaire)  composée essentiellement de membres de la troupe de la radio : Hamouda Maâli, Zohra Faïza, Tawfik Abdelli, Dalenda Abdou, Mohamed El Hédi, Mohamed Ben Ali et autres.
L’équipe interpréta  sur la scène du Théâtre municipal les pièces El jmel dhak dhohka, Ahdabou el kénissa, Elf kedba wa kedba (mille et un mensonges), Amti Aïcha  Rajel et El koullou men Hassouna.
Avec l’avènement de la télévision nationale, cette troupe allait se disloquer et une nouvelle ère commence.

Rupture et réconciliation avec la TV
Les débuts, en 1966, de la télévision tunisienne allaient produire une grande révolution sur la scène médiatique et culturelle.
Hassen Khalsi se rendit ainsi célèbre grâce aux rôles très marquants qu’il tint dans El Haj Klouf, Oumi Traki, Amti Aïcha Rajel, Donia wa Abdou, Al Kadhaya et Ettrach hekma.
A la mort de Hamouda Maâli, il monta au créneau pour réaliser des œuvres fort réussies, dont trois pièces radio auxquelles prenait part le doyen du théâtre arabe, Youssef Wahby.
Après dix ans de rupture avec la télévision, il y revint dans le feuilleton Warda de Hamadi Arafa, puis Amouèje et la série Ihtimalat.
Son rôle dans le feuilleton Warda lui valut d’ailleurs le premier prix au Festival des télévisions arabes au Caire.
Quant au téléfilm Rissalat hob (lettre d’amour), il remporta le premier prix au Festival des télévisions arabes à Hammamet.

Pas de retraite pour l’artiste
Hassen Khalsi écrivit des textes radiophoniques, tels que : Esser Eddafine (le secret enfoui), Assiraâ (la lutte), Fattech an el mara  (cherchez la femme).
Au cinéma, il joua dans les films Oumi Traki de Abderrazak Hammami, Kharif 86 (automne 86) de Rachid Ferchiou, Al Haïmoune de Naceur Khemir et Redeyef 52 de Ali Laâbidi.
En 1991, Hassen Khalsi partait à la retraite, mais poursuivait son travail d’investigation et de création dont les derniers fruits ont été : Taxi el moufajaët (taxi des surprises), Arous el jil (un mari de la génération) et deux amusantes séries radiophoniques intitulées Bent bouha (la fille de son père) et Al moudira (la directrice).
Hassen Khalsi s’est marié en 1964 avec Nour El Houda Chaouachi. Il est le père de la charmante Thouraya et du jeune réalisateur TV qui a beaucoup de talent Khalfallah Khalsi.

T.M
Source : La Presse
 

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