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Chawki Mejri au "Quotidien" : Je veux que mes œuvres soient des moments propices à la réflexion Version imprimable Suggérer par mail

 

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Rencontré en Syrie, notre Chawki Mejri national nous reçoit à bras le corps. Le réalisateur tunisien, qui se fraie une place au soleil en Syrie, arrête le tournage de ses plans le temps de prendre un café avec l’équipe de journalistes tunisiens.

C’était à minuit, du côté de la demeure luxuriante de la ville ancienne Dar Nizam. Chawki travaillait sur le feuilleton «Ismahan», la chanteuse égyptienne, campée par la belle Soulaf Fawakherji que nous avons rencontré par la même occasion. Nous en étions à la dernière escale de notre voyage à Damas, la capitale de la culture arabe, que nous quittons non sans amertume mais avec un sentiment de ravissement d’avoir voyagé dans le temps, dans des siècles d’Histoire de l’Humanité… en une semaine seulement.

Le Quotidien : On sait que vous ne vous prêtez pas ou peut-être pas facilement aux interviews, mais vous acceptez de nous recevoir. Qu’en dites-vous ?

Chawki Mejri : Je n’aime pas trop les interviews car le réalisateur ne pourra jamais résumer le contenu de son œuvre en un raccourci. Il vaut mieux, à mon sens, voir le feuilleton pour en juger l’importance ou la futilité. Mais mes chers compatriotes sont toujours les bienvenus à n’importe quelle heure de la journée.

Vous avez toujours travaillé sur des feuilletons historiques qui ont suscité beaucoup de bruit dans les médias arabes à l’exemple de «Ijtiah». Cette fois, vous changez carrément de registre en optant pour le feuilleton «Ismahan». N’est-ce pas ?

Ce n’est pas l’époque qui m’intéresse le plus. Ce qui compte pour moi c’est la réalisation esthétique de l’œuvre. Dans «Al Amine et Al Maamoune» et «Abou Jaafar Al Mansour» j’ai choisi une époque bien précise liée aux premières décennies de la dynastie abbasside qui était en ces temps-là à son apogée. Mais le jeu des acteurs et les caractéristiques des personnages étaient au centre de mes intérêts plus qu’autre chose.

Comment avez-vous traité télévisuellement le personnage d’Ismahan ? Est-ce en vous basant sur sa biographie ?

Ce n’est pas une œuvre biographique. Aucunement. Ismahan est une chanteuse. C’est un personnage compliqué. C’est une femme qui a ses forces et ses faiblesses. Sa personnalité a plusieurs facettes que j’ai essayé de mettre en évidence. En fait, j’ai remarqué que tout le monde connaît Ismahan la chanteuse mais personne n’a jamais essayé d’appréhender la femme qui vit derrière ce beau visage de diva. Il y a un grand vide dans ce sens, que je tente de combler.

Pourquoi avez-vous opté pour l’artiste Soulaf Fawakherji ? Est-ce pour sa beauté qu’on dit à couper le souffle ?

Pour ce feuilleton j’ai pris le train en marche car l’œuvre a été proposée en premier à Nabil Al Maleh. Ce qui importe pour moi ce n’est pas le physique de l’artiste car ce n’est pas un jeu de clonage. Le choix de Soulaf en tant que personnage protagoniste revient à sa manière de vivre le personnage d’Ismahan. En plus je ne suis pas à ma première expérience avec Soulaf. C’est une grande artiste qui se voue corps et âme à son art. En tant que réalisateur je vise à ce que l’artiste soit bien entourée d’une équipe compétente qui mette en valeur ses possibilités artistiques et qui traduit bien évidemment les visions esthétique et artistique de l’œuvre.

Il s’agit bien de la vie d’une chanteuse. Cela dit, la musique aura-t-elle une place de choix dans la bande son ?
Tout à fait. La musique a son importance mais ce n’est pas tout le feuilleton. Il y a bien d’autres éléments qui le sont pour autant. La musique est l’un des maillons de la chaîne.

Dans vos œuvres, il y beaucoup de silence et peut-être bien de la lenteur dans le jeu des artistes qui rappelle un peu le jeu des acteurs de théâtre. Qu’en pensez-vous ?

C’est dans le silence que les choses résonnent, qu’elles reprennent tout leur sens. Le silence est un moment de vérité et de recul qui permet de se détacher un moment du monde extérieur pour pouvoir réfléchir et méditer sur la vie. Je veux que mes œuvres soient des moments propices à la réflexion pour tout un chacun.

Depuis combien de temps êtes-vous sur cette œuvre. Et quand est-ce qu’on pourra la regarder sur le petit écran ?
Je suis sur le tournage depuis deux mois. Il me reste encore deux mois sur les différents plateaux. Sans compter la préparation du feuilleton qui précède le tournage et celle qui vient après. Jusque-là je crois que le feuilleton passera en Tunisie pendant le mois de Ramadan sur le petit écran.
 

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