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PAPIER-PELLICULE Question ´ C ª : Le tapis Ètait-il vraiment rouge ? Version imprimable Suggérer par mail
Question « C », comme cinéma : Avons-nous été bien servis par les JCC, cette année ?
En se posant cette question, c'est une foultitude d'autres sujets aussi brûlants et sérieux les uns que les autres que nous soulevons.

Car, en cherchant à connaître l'efficacité d'un festival de cinéma tel que les Journées cinématographiques de Carthage, le premier auquel on pense en Tunisie quand on évoque le sujet - pour son historique, sa situation, sa suprématie sur les autres festivals, les privilèges qui lui sont accordés, à commencer de la part du Ministère -, c'est sur toute la problématique qu'il y a autour du secteur du cinéma en Tunisie que nous posons le doigt, ce qui nous amène finalement à nous interroger sur les lendemains du cinéma dans ce pays, et pas seulement du côté de la production ou de la productivité (c'est souvent très relatif).

Ce que l'on semble oublier, c'est le fait qu'il ne peut pas y avoir de «vrai» festival du Septième Art dans un pays qui n'a pas de «vrai» cinéma. N'allons pas vite en besogne : à aucun moment nous ne prétendons que le cinéma tunisien n'existe pas ; nous savons très bien que notre pays a une filmographie bien à lui qu'il doit à de bons, et parfois de grands cinéastes dont nous ne nous hasarderons pas à citer les noms. Et puis balayer ainsi, d'un revers de manche, les efforts prodigués par les pionniers du cinéma en Tunisie, et tous ceux qui se sont relayés après eux pour assurer la continuité d'un festival du Sud qui a réussi à se faire un nom... ce serait très mesquin de le faire. Mais c'est en considérant la façon dont ce festival a été malmené pendant cette dernière décennie que nous osons nous demander s'il y a lieu de le maintenir.

Nous n'essayons pas de faire les rabat-joies, volontiers ingrats et ignorants, mais c'est que nous sommes forcés de constater que tout cela n'a plus aucun sens. Du côté des spectateurs : tant d'espoirs grossissant pendant deux longues années - entre une session et une autre -, en plus d'une préparation physique et mentale, mais aussi intellectuelle et gustative, pour que tout, finalement, nous retourne à la figure dans un horrible effet boomerang ? Et du côté des organisateurs : détermination, énergie et ambition, mais aussi promesses et promotion... mais seulement six mois, un an maximum avant le début du festival. Cette année, par exemple, quand avons-nous appris le nom du directeur de la nouvelle session, à savoir la productrice Dorra Bouchoucha ? Guère plus tôt. Nous n'avons même pas besoin de nous demander si une telle période suffit pour mettre au point un festival tel que les JCC, ou un festival national de cinéma tout court, quand nous savons qu'un comité permanent devrait être élu pour assurer, à longueur d'année, les préparations de la session suivante.

Mais, soit : disons que le comité que l'on installe six mois avant le coup d'envoi du festival fait bien son travail, qu'il s'investit à fond dans la tâche qui lui a été allouée, sachant qu'il lui incombe non seulement de répondre aux attentes du public et de le satisfaire, mais aussi d'assurer la qualité du choix et de la présentation - dans la mesure où ce que désire le public ne garantit pas toujours la qualité. Disons que le comité investi de cette mission quasi-impossible (eu égard au temps-limite... ben ! oui, nous sommes tous des Supermans et des Wonderwomans) parvient à faire ce qu'il faut et à tout finaliser à temps... Seules les conditions du déroulement du festival, ainsi que les réactions du public mais aussi celle de la presse (quand elle n'a pas de comptes à régler, avec la direction de la salle Le Mondial, par exemple, qui respecte peu les «badgés», y compris les journalistes chargés de mission, afin de gagner plus de sous) peuvent répondre à la question très pertinente qui nous est posée.

Alors, cette 42e session des Journées cinématographiques de Carthage ?
À défaut d'avoir accès au bilan que le comité du festival a dû dresser, de par nos différents constats nous avons pu nous faire notre propre bilan. Cela n'a pas pris beaucoup de temps ; il fut prêt instantanément après la soirée de clôture. Ne voyant pas l'utilité de prendre tout le temps et l'espace de le révéler, nous pouvons directement en faire la conclusion...
À part le tapis rouge - l'était-il vraiment ? -, les fastes et le glamour copiés, décolorés et collés sur Cannes, il n'y a rien de mémorable - hormis peut-être le chaos dans lequel s'est déroulée la clôture : les JCC ne méritaient pas une telle cérémonie de remise de prix. Toutefois, «non mémorable» ne veut pas dire forcément «mauvais», et puis tout ce qui est bien ne rentre pas toujours dans les annales. Il y avait de belles propositions, des soirées assez intéressantes, mais cela s'arrête là. En témoigne le choix des films tunisiens sélectionnés en compétition officielle : «Khamsa» du franco-tunisien Karim Dridi, une production française ; «Un si beau voyage» de Khaled Ghorbal, production française également ; et «L'autre moitié du ciel» de Kalthoum Bornaz, un film sorti en salles avant les JCC. «Thalathoun» de Fadhel Jaziri aurait pu être prêt à temps et aurait eu toute légitimité pour concourir, ainsi que «Cinecitt*» de Brahim Letaïef, bientôt sur les écrans... On aurait quand même eu des films tunisiens à voir, sachant que la majorité de nos concitoyens visent essentiellement les productions locales pendant les JCC.

La renaissance, relative à la rigueur, ne fut certainement pas au rendez-vous cette année, et elle ne le sera probablement pas pour dans deux ans, mais la persévérance et le bon flair seront suffisants pour arriver finalement à redorer le blason des Journées Cinématographiques de Carthage comme il se doit. Un festival dont l'avenir et le bon déroulement dépendent entièrement de l'état du cinéma du Sud, ainsi que du cinéma tunisien essentiellement, à l'heure où les productions se font rares et où les salles de cinéma disparaissent les unes après les autres. Car, comment maintenir vivant un festival de cinéma - international - dans un pays où le cinéma chute inexorablement ? Là n'est pas la question, c'est vrai, mais toutes les questions se posent quand un festival de cinéma, et les JCC par excellence, accapare l'attention et occupe l'actualité du pays.

 

Source : Le temps           

 

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