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´Ein shamsª díIbrahim El Batout (Egypte): La descente aux enfersÖ Version imprimable Suggérer par mail
Dérangeant. «Ein shams», un excellent film égyptien qui coupe avec tous les poncifs véhiculés depuis des années par les cinéastes égyptiens et qui ont «submergé» le cinéma arabe.  Un grand film qui annonce le renouveau.

On a beaucoup parlé de ce film et de son réalisateur à l’occasion de sa projection dans divers festivals. Un film qui a créé une grande polémique lors de sa sortie en Egypte pour deux raisons majeures. Primo, le film a été refusé par le comité de la censure parce que le scénario n’a pas été validé officiellement par ce comité qui contrôle des productions artistiques.

 

Secundo, parce que le tournage s’est fait clandestinement sans l’autorisation des autorités. Et c’est un nouveau combat pour le réalisateur qui a choisi le cinéma indépendant - dans tous les sens et sur tous les plans. Un choix qui a heurté la scène artistique égyptienne enfermée depuis des décennies dans les mêmes moules. «Ein shams», un film qui a fait éclater tous les clichés thématiques et artistiques, insufflant une nouvelle âme grâce à des histoires très amères qui se croisent et s’entrelacent à «Ein shams», un quartier défavorisé et marginalisé.

 

Une galerie de portraits de ces gens qui combattent la pauvreté, la famine, les maladies, l’abandon… pour pouvoir vivre. En suivant ses protagonistes au quotidien et à travers la voix du narrateur, le réalisateur dénonce ces slogans vains et cette politique qui pèsent lourdement aujourd’hui sur le peuple. Ibrahim El Batout a laissé la parole à ses héros comme Shams, âgée d’à peine onze ans et qui souffre de leucémie, le père Ramadan, chauffeur, Myriam, un médecin qui a été en Irak et qui découvre après son retour que la situation en Egypte n’est pas meilleure… les mots mesurés, loin du bavardage et des slogans, ils ont tout dit sur cette Egypte en perte de vitesse. Ils ont parlé des eaux polluées qu’on continue à boire et qui sont à l’origine de plusieurs maladies comme le cancer, des quartiers démunis où l’eau et l’électricité sont presque toujours coupées, de cette jeunesse marginalisée et abandonnée. A bâtons rompus, loin des clichés habituels et des histoires consommées du cinéma égyptien, Ibrahim El Batout a tissé son œuvre sociale, dénonçant toutes les aberrations des autorités.

 

Avec peu de mots et beaucoup d’images très expressives, le réalisateur égyptien a créé son chef-d’œuvre. Un film audacieux et sincère qui reflète les souffrances d’une catégorie sociale oubliée. D’ailleurs, dans ce même ordre d’idées et afin de soulever le problème de la censure, le réalisateur a choisi de clore son film sur une scène très expressive où les policiers essayent de diriger la caméra du cinéaste.


Que dire encore ? Rien face à une telle situation !

 

Imen ABDERRAHMANI   


























 

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