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ENTRETIEN AVEC MOHAMED TLILI KHIRI, FONDATEUR DU SITE CINEMATUNISIEN.COM Version imprimable Suggrer par mail

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Propos recueillis par Neila GHARBI, la Presse de Tunisie du 13-02-2019

 

Une plateforme essentielle pour la cinématographie tunisienne

Résidant en France depuis 42 ans, fondateur et administrateur du site «Cinematunisien.com», ancien membre actif de la Fédération tunisienne du cinéma amateur, critique de cinéma et fondateur à Paris de la revue «Adhoua», producteur de plusieurs courts métrages, Mohamed Tlili Khiri a plusieurs cordes à son arc qu’il utilise pour la promotion du cinéma tunisien à Paris. Outre le site, le seul spécialisé dans le cinéma tunisien, il organise des séances-projections mensuelles de films tunisiens en particulier. Nous l’avons rencontré à Paris.


Comment vous est venue l’idée de créer un site spécialisé dans le cinéma tunisien ?

Un jour, mon domicile à Paris a été touché par des inondations. Plusieurs documents de cinéma ont été atteints par ces inondations et sont devenus inexploitables. A cette époque, j’étais critique de cinéma et je cherchais des informations sur le cinéaste Taieb Louhichi pour les besoins d’un article, mais je n’ai rien trouvé. J’ai alors décidé de sauver les documents dont je disposais en ayant recours à  internet. C’est ainsi qu’est né en 2006 le site cinematunisien.com dont l’objectif consiste à centraliser des informations sur le cinéma tunisien et de les mettre à la disposition du public.

Pourquoi un site et non pas une revue ?

A l’époque où j’ai créé le site, la tendance était les journaux électroniques. En même temps que le site, j’avais une société de création graphique pour laquelle je m’exerçais à réaliser des travaux sur internet, chose qui m’a servi comme exercice pour mettre en place le site «cinématunisien.com». Outre le cinéma, j’ai également créé un site sur Hammam-Lif, mon fief natal, «hammam-lif.com».

Quels genres d’informations mettez-vous à la disposition du public et comment  vous vous les procurez ?

Je vous rappelle que «cinematunisien.com» est le seul site qui répertorie tous les renseignements sur les films, les cinéastes, les acteurs, les producteurs, les techniciens, les écoles de cinéma en Tunisie et les festivals. Un autre volet du site concerne le suivi de l’actualité cinématographique relative aussi bien à la Tunisie qu’à d’autres pays du monde arabe et d’Afrique sub-saharienne. Nous proposons également à certains festivals une liste de films tunisiens récents pouvant servir à une éventuelle sélection. Les informations me parviennent soit à travers des communiqués soit à travers  des contacts directs avec les intéressés.

Quel est le nombre de visiteurs du site «cinematunisien.com» ?

Les visites par jour se situent entre 300 et 600 personnes, ce qui est un chiffre respectable pour un site spécialisé.

Est-ce que vous avez bénéficié d’une subvention lors de la création du site ?

Malheureusement non. Les seules contributions ont été celles de jeunes informaticiens tunisiens qui m’ont aidé dans la conception et la réalisation du site.

Depuis sa création, le site a gardé la même configuration. Comptez-vous le faire évoluer dans les prochaines années ?

J’ai des projets de renouvellement et de renfort du site. J’ai confié le travail de relooking à une équipe d’étudiants français en informatique. J’ai un autre projet avec une fondation tunisienne qui nous a promis un financement pour la création d’une version arabe.

 


Rencontrez-vous des difficultés pour alimenter le site en informations sur le cinéma tunisien ?

Du fait que je réside en France, il est difficile de recueillir des informations de la source, autrement dit auprès des concernés. Je compte surtout sur des amis et des militants culturels, notamment des anciens de la Ftca pour m’informer et me mettre à jour. Les institutions officielles négligent le rôle de ce site et font la sourde oreille.

Parallèlement au site, vous menez une autre activité : les rendez-vous du cinéma tunisien à Paris

Effectivement. C’est grâce au site que ces rendez-vous ont été créés. Les visiteurs me proposaient de visionner les films évoqués dans le site. J’ai constaté qu’il y a une grande demande,  d’où ce rendez-vous mensuel qui existe depuis 4 ans. Auparavant, les séances se déroulaient au cinéma la Clef, mais depuis qu’il a fermé les projections ont lieu à la salle les 7 Parnassiens. C’est une première, car depuis l’indépendance, le cinéma tunisien n’a pas eu de place régulière en France. Grâce à ce rendez-vous, la présence du cinéma tunisien est assurée parfois en présence du réalisateur ou des acteurs du film programmé.

Est-ce que vous disposez d’une aide financière pour l’organisation de ces rendez-vous ?

Pas du tout. Je compte encore une fois sur les amis. J’ai créé une association et sollicité des subventions de la Mairie de Paris et d’autres instances françaises et tunisiennes, mais cela est resté lettre morte.

Comment parvenez-vous à obtenir les films ?

Toujours à travers le réseau des amis. Certains producteurs nous demandent de l’argent, ce qui est tout à fait légitime, mais nos moyens étant limités nous ne pouvons pas payer ; le Cnci, qui dispose des films, ne nous aide pas pour la promotion du cinéma tunisien. Par ailleurs, le personnel de l’ambassade de Tunisie en France ainsi que celui du consulat n’assistent pas aux projections, pourtant je les invite personnellement. A la sortie du film «Weldi», il n’y a avait aucun représentant consulaire ou de l’ambassade, ce qui a étonné l’exploitante de la salle qui m’en a fait la remarque.



Quel est le genre de public qui assiste à ces séances de projection ?

Un public varié. Il y a les Tunisiens et les Français amis de la Tunisie intéressés par la culture tunisienne et qui veulent découvrir le cinéma tunisien post-révolution, il y a aussi les juifs tunisiens qui, par nostalgie, aiment regarder des images de la Tunisie. Les films ayant eu de succès sont entre autres : «Tunis by night» d’Elyes Baccar, «Le Professeur» de Mahmoud Ben Mahmoud, des documentaires comme «Mélodie de l’exil» de Moustapha Hasnaoui et Mahmoud Ben Mahmoud, film qui traite des artistes maghrébins ayant séjourné en France, à l’instar de Jamoussi etc., des films à thème ou ceux évoquant l’émigration dans le domaine culturel et social.



Vous prônez également l’ouverture sur d’autres cinématographies

Il s’agit d’une nouvelle approche que j’essaie de développer en opérant une ouverture sur les pays du Maghreb. L’an dernier, à l’occasion des JCC, on a projeté «La noire de…» du cinéaste sénégalais Sembene Ousmane. La séance du mois de janvier 2019 a été consacrée au film marocain «Les hommes d’argile» de Mourad Boucif qui a assisté à la projection en présence aussi du comédien du film Miloud Nasiri.

Propos recueillis par
Auteur : Neila GHARBI
Ajouté le : 13-02-2019

 

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