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Interview avec Dora Bouchoucha directrice des JCC 2008 Version imprimable Suggérer par mail

http://www.indiewire.com/ots/brownbouch.jpg«Nous voulons donner un nouveau souffle au plus ancien festival du continent»

 

La vingt-deuxième édition des Journées Cinématographiques de Carthage se déroulera du 25 octobre au 1er novembre. Les organisateurs prévoient une session digne du passé glorieux de la manifestation.

Ils misent sur le renforcement de sa vocation, à savoir la promotion des films arabes et africains et l’encouragement de nouveaux talents, tout en cherchant à lui donner un souffle nouveau.

 

Pour en savoir plus, nous avons rencontré la directrice des JCC, Mme Dora Bouchoucha qui a bien voulu nous entretenir sur les objectifs du festival, les nouveautés et la place qu’il occupe actuellement dans le paysage cinématographique national et régional.

D’abord, qui sont les membres du comité d’organisation?
Le comité est formé d’Annie Khadija Djamel, Lina Chaâbane, Hichem Ben Ammar qui s’occupe de la compétition officielle de la section vidéo, Ikbal Zalila (hommages et sections parallèles), Tarek Ben Chaâbane et Azza Châabouni qui s’occupent de l’atelier des projets et de la table ronde, Abderrahman Bennani qui représente la direction du cinéma au sein du ministère de la Culture, Mounira Mnif et Sihem Belkodja.
Tout se fait en accord avec le ministère de la Culture. Nous visionnons tous les films présentés et nous nous réunissons chaque semaine pour en discuter.

Quels types de films seront présents aux JCC ?
La compétition ne concerne que les films arabes et africains. La section internationale projetera une sélection de films récents et de qualité. Notre objectif est que le public tunisien puisse voir tout ce qu’il y a de meilleur dans le monde cinématographique actuellement. Nous espérons renforcer l’image des JCC qui arrivent à leur vingt-deuxième édition et qui sont, rappelons-le, le plus vieux festival de cinéma du continent. Les autres manifestations, venues après, comme le festival de Ouagadougou, celui du Caire ou de Marrakech ont certes eu de la notoriété et attiré le public mais nous restons tout de même les pionniers.

Justement, quelle place occupent les JCC face à cette panoplie de festivals qui ont vu le jour après ?
Même s’ils ont perdu de leur éclat, les JCC restent l’événement cinématographique le plus important du pays et de la région. Comme vous le savez, le militantisme n’est plus de mise aujourd’hui. Nous devons inventer autre chose pour donner un nouveau souffle. Je considère aussi qu’il y a un grand problème qu’il faudra résoudre, à savoir la constitution d’un bureau permanent pour les JCC. Il est dommage qu’après quarante-deux ans d’existence, il n’y ait pas de comité permanent pour assurer la continuité du festival.

Vous avez parlé tout à l’heure de la nécessité de donner un nouveau souffle au festival, comment le prévoyez vous?

Le temps qui nous a été imparti pour organiser cet événement de grande envergure est assez court. Heureusement, cette année nous avons pu avoir une longueur d’avance, car étant responsable de la sélection des films arabes et africains pour la Mostra de Venise, nous avons pu visionner ce qu’il y avait de plus récent dans le domaine. Par ailleurs, mes collègues du comité et moi même, suivons une grande partie des nouveaux projets de film de la région.
Nous voulons que les JCC soient une vitrine de qualité pour la production africaine et arabe récente.
Nous avons également prévu des rencontres entre professionnels. Nous prévoyons un entretien entre deux grands réalisateurs du Sud et du Nord où chacun exposera son regard sur la réalité qui l’entoure, qu’elle soit culturelle, sociale, politique ou économique.
L’atelier de projets demeure également un élément phare des JCC. Une dizaine de projets sont en lice pour cinq bourses de développement de 10.000 Euros chacune. Elles sont offertes par des organismes comme le CNC français (Centre National de la Cinématographie), l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), Tv5 /Arte, l’IFC et d’autres. Nous avons aussi l’intention d‘organiser un « producers’ network » c’est-à-dire de mettre en contact des porteurs de projets de scénario avec des producteurs européens susceptibles de les co-produire.

Il y a une nouvelle génération de cinéastes qui émerge, les JCC prévoient-elles de montrer leur travail ?
La vocation même du festival est d’encourager les jeunes talents arabes et africains. Comme à chaque édition, les jeunes cinéastes tunisiens auront l’occasion de projeter leurs films.

Pour les lieux ou se dérouleront les JCC, comment allez vous faire avec la diminution du nombre de salles ?
Grâce au soutien du Ministère de la Culture, nous sommes en cours de mise à niveau des salles de cinéma du centre ville où se déroulera le gros de la manifestation.

Les JCC pourraient-elles être une occasion pour attirer l’attention sur les problèmes dont souffre le secteur de cinéma en Tunisie ?
Nous connaissons les problèmes du secteur depuis longtemps. La situation des salles de cinéma, la nécessité de créer des multiplexes. Les difficultés de la distribution ne sont pas des questions qui peuvent être résolues par les JCC. L’Etat en est bien conscient mais ce n’est pas le rôle du festival de les aborder.
On a perdu des grandes figures du cinéma tunisien et arabe comme Chahine et Ahmed Baheddine Attia. Avez-vous prévu des hommages pour eux ?

Bien entendu, nous rendrons hommage à Youssef Chahine, Ahmed Attia et Sembene Ousmane ainsi qu’à notre cher Elyes Zrelli que nous venons de perdre.

En ce qui concerne le Marché International des Produits Audiovisuels, allez-vous l’organiser cette session, compte tenu que vous étiez vous-même la directrice de ce marché lors de sa création en 1992 ?

Il est vrai que j’ai dirigé le Marché du film en 1992 et 1994 mais vous n’êtes pas sans savoir qu’un marché doit s’organiser au moins un an à l’avance.

Vous êtes la première femme à diriger les JCC, avez-vous cherché à y mettre votre empreinte ?
J’espère bien. Par exemple, en ce qui concerne le choix des films, tout en essayant d’être la plus objective possible en jugeant la qualité du scénario et le thème choisi, cela n’empêche que parfois, j’ai un coup de cœur pour un film en particulier. Le public et les professionnels jugeront d’eux-même et j’espère que nous serons à la hauteur de leurs attentes.

Avez-vous privilégié les femmes réalisatrices ?

Non, je ne fais rien de particulier pour les femmes. A mon avis, il n’y a pas de différence entre les hommes et les femmes dans le cinéma. Ce qui compte pour moi c’est la qualité du film. Je considère que cette distinction est dépassée.


Les problématiques du cinéma du Sud seront-elles discutées durant les JCC ?

Ces problématiques seront bien évidemment évoquées dans le cadre de la table ronde. A mon avis, les deux grandes problématiques du cinéma du sud, auxquelles il est impératif de réfléchir sont : la qualité du scénario et la distribution.

A propos de distribution, pourquoi les films qui ont eu beaucoup de succès durant les JCC ne passent pas dans les salles de cinéma après ?

Il y a un phénomène incroyable pendant les JCC, le public tunisien se bouscule devant les salles tous genres confondus. Ce phénomène malheureusement n’existe que pendant l’évènement, probablement parce qu’il y a un grand choix de films sur une période courte et que cela crée un engouement général, une occasion pour des débats, des sorties en groupe et en famille. Durant le reste de l’année, le problème qui se pose comme je le répète depuis le début est celui de la distribution.

Y aura-t-il un prix public ?
Nous y pensons.

La participation tunisienne, sera-t-elle importante ?

Une commission indépendante se charge de la sélection des films tunisiens. Selon le règlement, seuls deux films par pays peuvent concourir en compétition. Comme on l’a évoqué précédemment, majorité des films tunisiens seront projetés pendant les JCC.


Propos recueillis par Hanène Zbiss

 

 

 

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