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LES AMBITIONS DU NOUVEAU FESTIVAL DE CINEMA «MANARAT» Version imprimable Suggérer par mail

 2018-07-15 11:49:36


Par : Mouldi FEHRI pour cinematunisien.com

Ces dernières années, la tragédie des flux migratoires des laissés-pour-compte d’Afrique et du Moyen-Orient a malheureusement terni l’image de la Méditerranée, devenue malgré elle une sorte d’ogresse dévoreuse de ses propres enfants.

 

D’une mer chaude et paisible, elle s’est transformée en un immense cimetière pour des milliers d’hommes, femmes et enfants, poussés par la pauvreté, le désespoir et les guerres à fuir leurs pays.

 

 

C’est essentiellement pour rendre hommage à toutes ces victimes des «temps modernes» que dès sa première édition (du 10 au 15 juillet 2018 sur plusieurs plages de Tunisie), le nouveau «festival de cinéma MANARAT» s’est donné pour mission d’être à la fois un espace (sans frontières) de rencontres, d’échanges et de réflexion entre les cinéastes des deux rives et une occasion pour redonner à cette mer Méditerranée l’image (qu’elle a toujours eue) d’un bassin de paix, de vie et de créativité.

Directrice artistique de ce festival, Dorra Bouchoucha déclare à ce sujet : «Que vive le cinéma, qu’il éclaire les esprits pour éloigner l’obscurantisme et le terrorisme. Que la Tunisie soit toujours libre et debout. Cette semaine il n’y aura ni Nord, ni Sud, ni frontières. Nous ferons un long voyage sans visas et sans restrictions. Pendant une semaine, les deux rives se rejoindront. C’est un rendez-vous populaire où le  public tunisien est invité à des séances de cinéma gratuites sur les plages mais aussi un rendez-vous professionnel et institutionnel autour des échanges et coproductions ayant  la Méditerranée en partage. Depuis quelque temps, le rejet et la peur de l’autre règnent sur les esprits et nous avons l‘impérieux devoir de lutter contre ces préjugés. Ce festival nous en donne l’occasion».

De son côté, Chiraz Latiri, Directrice du CNCI de Tunisie (coorganisateur de ce festival), précise : «Nous avons voulu que le festival Manarat soit une plateforme pour développer le partenariat entre 15 institutions qui travaillent pour la promotion du cinéma méditerranéen. C’est l’objectif de ces rencontres professionnelles que nous avons organisées. Parmi les moments les plus importants, je citerai la signature d’un accord-cadre entre 7 pays arabes pour créer l’«Arab Film Institute Commission» qui réunira la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Jordanie, la Palestine et le Liban».

Enfin, cette nouvelle manifestation se distingue par une autre spécificité, puisque son jury se compose uniquement de comédiennes, à savoir : Sondos Belhassen (présidente Tunisie), Natasha Reinier (France-Belgique), Manel Atiba (Liban), Manel Aoued (Palestine), Bochra Rozla (Egypte).

 

 

Rôle du secteur privé dans le développement et la promotion du cinéma ?

Cette première édition a été aussi, pour les organisateurs, une occasion de mettre en évidence les difficultés du secteur et de lancer une réflexion sur les solutions possibles et envisageables pour y remédier. Des propositions intéressantes ont pu être faites. La plus importante, toutefois, vient du secteur privé et plus particulièrement de la BIAT «Banque Internationale Arabe de Tunisie».    

Pour affirmer son positionnement citoyen et sa responsabilité sociétale, cette banque multiplie ces dernières années les actions de soutien tendant à soigner son image sur le plan national et à mettre en évidence l’intérêt qu’elle porte à la culture et aux industries créatives.

 

Dora Bouchoucha et Férid Boughedir

 

 

L’étude qu’elle a récemment réalisée sur l’économie de la culture, l’a convaincue que :

- L’industrie du cinéma tunisien, qui bénéficie (selon plusieurs experts) du grand talent de ses principaux acteurs et d’une forte demande du public notamment pour les films tunisiens, présente un intérêt culturel et économique certain, à condition d’être correctement et suffisamment soutenue.

- Le rôle des acteurs privés dans le développement et la promotion de ce secteur revêt une grande importance.

Forte de cette conviction, la BIAT entend donc participer au développement du cinéma en Tunisie non seulement en tant que mécène, mais également en tant qu’investisseur privé.
Lors d’une conférence de Presse tenue le 3 juillet 2018, la Biat qui est aussi parrain de cette première édition du festival du cinéma méditerranéen Manarat, a en effet fait état d’une offre d’accompagnement et de financement dédiée au secteur du cinéma.

Cette offre a ensuite fait l’objet d’une présentation détaillée, suivie de discussions, lors de la rencontre professionnelle organisée par le festival, le 11 juillet 2018, autour des modalités de financement de ce secteur.

A noter toutefois que cette offre de la BIAT est destinée aux producteurs de cinéma et s’articule autour de trois propositions :

  • Un crédit d’accompagnement à la trésorerie à court terme.
  • Un crédit d’investissement à hauteur de 10% du budget global du film avec un plafond de 150 000 TND.
  • Une formule de prise de participation dans le film à hauteur de 10% du coût global plafonnée à 50 000 TND.


Cinematunisien.com suivra donc avec intérêt et sur le terrain les suites concrètes d’une telle proposition et les conditions effectives de sa mise en application.

D’un autre côté, il faut espérer que la programmation de ce nouveau festival ne rentre pas en contradiction avec celle des JCC. Ce qui serait bien évidemment (et si c’est le cas) tout-à-fait regrettable.

 

Lien pour avoir le communiqué de la BIAT ICI

 

M.F
Paris, le 14.07.2018

Crédit photo : ©Manarat.

 

 

 

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