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Festival d'été Version imprimable Suggérer par mail
L’été, les festivals se multiplient à un rythme accéléré, en raison inverse de celui du progrès qu’on est en droit d’en attendre. De plus en plus nombreux et, malheureusement, de plus en plus bâclés. Comme s’il suffisait d’organiser quelque chose, ou qu’il suffisait qu’on dise que quelque chose a lieu… La façon dont la presse (pas toujours vigilante, et souvent même complaisante) couvre l’événement et le suivi (souvent formel et bureaucratique) du ministère de tutelle y sont pour quelque chose.

Laissons de côté les thèmes (festival de ceci, festival de cela…), il y aurait trop de choses à dire et regardons du côté de l’organisation. De la technique, de la programmation, du respect de l’œuvre programmée, de l’égard pour les invités et de l’attention pour le public.

Prenons le cinéma, domaine, de nous plus connu. Juste pour l’exemple, les problèmes étant les mêmes, ou à peu près.

Le choix des films devrait en toute logique cadrer avec la thématique affichée. Pourtant, il arrive souvent qu’on se rabatte sur ce qui existe comme si la conformité avec la vocation du festival ou de la rencontre était secondaire. Cette désinvolture signifie que le choix de départ ne répond pas à une conviction réelle. Un pis-aller en somme.

Confusions fréquentes

Une fois le film trouvé, la nature du support importe peu. Inutile de préciser que le support argentique n’a rien à voir avec le support vidéographique et que le magnétique (dont on doit dire qu’il est peu utilisé dans ces circonstances) est différent du numérique. La différence n’est pourtant pas que technique. De plus, chaque support suppose un type de projection, et celle du numérique est loin d’être la plus simple même si (ou parce que) elle est plus légère.

Quant à la qualité de la copie, on ne s’en soucie que vaguement. Certaines copies de films sont simplement irregardables. On devrait s’interdire de les projeter et exiger, comme ce fut toujours le cas, que soit mentionné l’état de la pellicule sur la bobine (neuve, usagée, très usagée, rayure etc.). Quand il s’agit de numérique, on semble ne faire aucune différence entre une copie originale et une copie gravée, comme si la résolution était la même. Ensuite, la copie gravée tout comme l’originale peut être abîmée ; ce qui pose des problèmes plus graves que l’argentique. Le désagrément peut aller, au-delà des mosaïques, jusqu’à l’arrêt net de la projection. On peut imaginer la situation quand il n’y a pas eu de vérification préalable. Il y a ensuite le format, le DivX qui est de bien moindre qualité, la compression étant encore plus grande. Ou bien le VCD qui est la duplication numérisée d’une bande magnétique. Dans ce cas l’état correspond à la qualité de la copie source, à condition que le transfert ait été bien effectué. Ce qui n’est pas toujours le cas.

Ces confusions sont très fréquentes et entraînent d’énormes problèmes, pas seulement techniques, mais de perception et de lecture. Le medium n’est peut-être pas tout à fait le message, mais sa modification altère largement le sens.

En même temps que l’œuvre, les invités ne sont pas toujours respectés. Il faut veiller à bien accueillir les auteurs, les personnes liées à l’œuvre projetée et plus généralement au programme. Je pense aussi aux journalistes à qui on ne dit pas préalablement dans quelles conditions ils sont logés, restaurés. Il ne suffit pas que leurs noms figurent sur le programme. Certains poussent le cynisme jusqu’à annoncer la participation de personnes dont ils savent qu’elles ne viendraient pas.

L’approximation ne gêne plus

Autre question fondamentale : la ponctualité. Elle ne relève pas seulement de la rigueur, mais du respect. L’action culturelle n’ayant rien de scientifique, l’approximation ne gêne plus. C’est dire l’idée qui sous-tend la vision que l’on a de la culture. En somme l’enjeu est mineur ; le fait devient facultatif, son décalage indifférent.

Et le public ? Quel soin faut-il mettre dans l’accueil des spectateurs ? Veille-t-on assez à ce que, au cours de la projection, tout ne se passe pas comme dans un stade de foot ? Qui doit se plier à la logique de qui ? Ceux, très souvent minoritaires, qui viennent non pas suivre le spectacle mais le troubler ou ceux, bien plus nombreux, qui n’ont pas d’autre désir que d’écouter, que de regarder dans le respect des autres, d’eux-mêmes et par-dessus tout de l’œuvre ?

Les manifestations culturelles d’été donnent, naturellement, aux gens la possibilité de se divertir, de se délasser, de profiter du temps libre. Mais les gens vont à des mariages, organisent des fêtes, fréquentent des discothèques. Ces occupations sont organisées comme on sait. Les festivals d’été sont censés les divertir autrement, en leur apprenant autre chose, en affinant leurs sens, en développant leur esprit critique, pour les aider à découvrir d’autres univers.

Si les festivals se mettent à ressembler aux mariages, aux matchs de foot, aux ambiances de discothèques, à quoi pourront-ils servir ? Leur valeur ajoutée tient dans la qualité des programmes qu’ils proposent et surtout dans la qualité de l’organisation, l’offre d’un rituel social qui puisse constituer un repère pour aider à avoir un peu de recul et pourquoi pas améliorer tous les rituels sociaux anarchiquement organisés qui n’obéissent, en grande partie, qu’aux lois de l’argent, du bruit et du grégarisme.

 
Source : L'expression
 

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