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QUINZAINE DES REALISATEURS A CANNES – «WELDI» DE MOHAMED BEN ATTIA Version imprimable Suggérer par mail

 2018-06-10 15:39:30

Une histoire de renaissance

Par notre envoyée spéciale à Cannes

Samira DAMI
 - La Presse de Tunisie

Ajouté le : 15-05-2018

 

Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, «Weldi» ou «Mon cher enfant» de Mohamed Ben Attia a été projeté deux fois dans la salle consacrée à cette section parallèle du Festival de Cannes.

Après «Hedi», focalisé sur l’étouffement que subit la jeunesse, ce deuxième long-métrage revisite, quoiqu’en filigrane, ce thème à travers le vécu d’un couple très uni autour de leur fils unique. Le père Riadh (Mohamed Dhrif), cariste au port de Tunis, termine ses derniers jours au travail avant de prendre sa retraite, la mère Nazli (Mouna Mejri) et le fils, Sami (Zakaria Ben Ayed) qui s’apprête à passer son bac. 

 

 

La seule préoccupation de ses parents est de le voir réussir, suivre des études supérieures et entrer dans le moule stéréotypé qui lui balisera, à leurs yeux, le chemin du bonheur et de la réussite : trouver un bon emploi, se marier, avoir des enfants, et tutti quanti. On est donc en plein conformisme social.
Les parents de Sami sont semblables à la plupart des parents tunisiens qui veulent planifier l’avenir de leurs enfants, tout décider à leur place, sans se soucier de leurs aspirations et rêves personnels. Et si le premier opus du réalisateur se focalise sur une mère autoritaire et castratrice envers son fils dont elle désire tracer l’existence, le second est sous-tendu par la même interrogation : «Les parents cherchent-ils, vraiment, ce qu’ils appellent le bonheur de leurs enfants ou bien leur propre bonheur ?».



Or, justement, le film, qui évoque également le fléau du terrorisme, s’ouvre sur Sami en train de vomir dans la salle d’eau. Le réalisateur donne ainsi le ton, le fils refusera et rejettera ce destin tracé qu’il n’a pas choisi. Cet anti-héros souffre de migraines que les médecins expliquent par le stress et l’angoisse générés par le proche examen du bac. Riadh devient très attentionné pour son fils, s’occupe tout le temps de lui et lui passe tous ses caprices, tandis que la mère, travaillant dans une ville à l’intérieur du pays, gère plutôt la bourse familiale, car les temps sont si durs pour «les Borghèse piccoli, piccoli» (très petits bourgeois)… Mais le climax pointe et le drame se décline, car Sami va disparaître.

En partant à la recherche de son fils qui s’est radicalisé, le père ayant perdu ses repères va se révéler à lui-même et prendre conscience de son vécu tout tracé et si conformiste. Toutefois ce qui gêne, c’est que le réalisateur a déclaré, dans un entretien accordé à la revue cinématographique, «Le film français» qu’il ne sait pas pourquoi Sami est parti : «C’est comme ça et c’est tout ». Pour lui, les raisons qui ont conduit au départ de ce jeune, pourtant très entouré et protégé par le cocon familial, importent peu, mais on se demande, alors, pourquoi Mohamed Ben Attia s’est attardé et appesanti, dans une bonne partie du film, sur ce qui semble être l’une des raisons de sa disparition, à savoir, la pression imposée par les parents.

 

Filmage distancié



Il est vrai qu’on ne sait pas grand-chose sur le personnage du fils, qui demeure énigmatique, celui de la mère n’est pas plus révélé, tandis que, encore heureux, le personnage central du père est plus construit, on le voit à l’intérieur et à l’extérieur de la maison, dans son travail, et même manger avec ses collègues dont une femme, sorte de confidente, qui emploie une langue très verte (Imène Chérif).

Le personnage du père, après le drame qu’il a vécu, va se transformer et vivre une complète renaissance, car il aura compris, probablement, que le bonheur des enfants est dans la liberté, les parents doivent laisser leurs enfants libres de planifier et rêver, selon leur propre penchant et désir, leur avenir. Mais, ce qui gêne, encore, et vu le choix de Sami, fallait-il que le père renonce de tenter de le ramener à la maison en l’arrachant à ce nid de terroristes ?

Dans «Weldi», Mohamed Ben Attia ne s’embarrasse ni de manichéisme ni de jugements, il suggère par l’image et la forme, en multipliant, par exemple, les plans larges de bâtiments (immeubles) imposants, bouchant l’horizon et exprimant l’écrasement des personnages. L’étouffement que ressent Sami se dégage, également, des intérieurs étroits (appartements surtout). Le réalisateur filme en plans séquences, parfois découpés, mais avec beaucoup de distanciation, voire de froideur. Le jeu des acteurs est naturaliste, mais aussi, inégal, car l’interprétation des scènes dramatiques n’est pas toujours convaincante, d’autant que Mouna Mejri, la mère de l’acteur Majd Mastoura, est une néophyte. Zakaria Ben Ayed, lui, dans le rôle du fils, a assuré, pour un premier essai, idem globalement pour Imène Chérif. L’action du film se déroulant en partie en Turquie, les acteurs Taylan Mintas, Turc et Tarik Copty, palestinien, jouent avec justesse.

Produit par Nomadis-Images, les Films du fleuve et Tanit-films, «Weldi» sera découvert par le public, probablement, aux prochaines Journées Cinématographiques de Carthage.

Auteur : S.D.
Ajouté le : 15-05-2018

Source : http://www.lapresse.tn/component/culture/?task=article&id=148163

 

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