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FESTIVAL DE GABES, 3° EDITION : OBJECTIFS ATTEINTS Version imprimable Suggérer par mail

 2018-05-23 12:11:47

 

Interview de Mahmoud Jemni, Président du Gabes Film Festival

par Marie de Peyster pour Cinematunisien

 

Deux éditions du FIFAG en septembre 2015 et 2016, la troisième édition en avril 2018, et entre les deux un Colloque, pourquoi ces changements de date ?

 

- La date du Festival a été décalée suite au Colloque «Engineering des Festivals» qui s’est tenu à Matmata en septembre 2017 ; l’analyse ou la lecture de la carte des Festivals, tant au niveau du monde arabe que de la Tunisie, nous a donné la possibilité de choisir le mois d’avril 2018 pour les raisons suivantes :

 

- Nous précédions les grands festivals du monde arabe tels que les JCC, Le Caire, Dubai, Marrakech etc, et donc, peut-être à juste titre - je ne suis pas là pour juger – les réalisateurs ou les producteurs ne voulaient pas inscrire leurs films chez nous ; nous avons en quelque sorte été occultés par ces grands Festivals.

 

Au niveau de la Tunisie même, nous avons étudié la carte des festivals en Tunisie, et noté qu’avril est une période calme, chose qui nous permet d’avoir un créneau à nous ; au niveau de la logistique fournie par le Ministère, on profite, comme c’est la basse saison cinématographique, d’éléments très favorables, d’autant plus que nous optons pour des projections en dehors des salles – faute de salles.

 

Avril est une saison idéale et d’ailleurs, à l’origine du Festival, nous avions déjà pensé à l’organiser à cette période.

 

Pourquoi le FIFAG est-il devenu le GFF ?

 

- Le changement de l’intitulé est dû à plusieurs facteurs :

Dès la 1° édition, nous avons voulu établir des ouvertures sur d’autres cinémas, en l’occurrence le cinéma du nord.

Lors de la 2° édition, nous avions proposé une section intitulée «Regards extérieurs» qui présentait des films sur le monde arabe tournés par des non-arabes : l’idée d’ouverture était donc déjà là, elle est incontestable, parce que le cinéma – ou l’art – ne doit pas être hermétique, ne doit pas se fermer sur lui-même ; l’idée c’est d’aller vers l’autre, de comprendre l’autre.

 

La Méditerranée partage géographiquement 2 blocs : la rive sud, la rive du monde arabe et la rive nord, celle de l’Europe. Cette Méditerranée - ou cette mer - a été, durant son histoire, un trait d’union mais aussi source de heurs et de malheurs. Nous avons colonisé une partie de l’Europe, à laquelle nous avons transmis du savoir, de la civilisation, de la technique, surtout à la belle époque de l’Andalousie, et l’inverse est vrai aussi : l’Europe actuellement nous fournit de la technologie, du savoir et de l’art.

 

Cette mer, cette Méditerranée, il faut qu’elle soit désormais une passerelle vers l’autre, dans la mesure où l’art doit nous aider à nous connaitre mutuellement ; la connaissance mutuelle nous conduit impérativement vers la compréhension et la tolérance, choses dont nous avons grandement besoin en ce moment ; au lieu de faire la guerre il faut s’écouter et se connaitre, au lieu d’avoir des préjugés et de fausses représentations, il faut savoir aller vers l’Autre et partager avec lui, décider de faire des choses positives et constructives … et ceci est une des raisons du changement de l’intitulé.

 

On n’utilise plus le mot international parce que ce n’est pas le qualificatif qui fait l’importance du Festival. Ce qui fait son importance, ce sont ses sections, ses contenus, ses différentes activités et son public.

 

 Pourquoi l’anglicisation du nom du Festival ?

 

- Il y a 3 appellations concernant le Festival :

«Le Festival du cinéma de Gabès», en arabe «مهرجان قابس للسينما», car quand on passe d’une langue à une autre il y a de petites nuances pour la traduction.

«Le Festival du Film de Gabès» en français,

et enfin «Gabes Film Festival» en anglais,

Le fait de miser sur l’anglais découle du fait que l’anglais est devenu une langue incontournable, mais, une fois encore, ce ne sont pas les qualificatifs mais toujours les sections et le public qui déterminent l’importance du Festival.

 

Quel bilan peut-on faire de cette 3° édition du Festival ?

 

- On fait un Festival pour avoir une lisibilité. La lisibilité, elle est là, elle est très grande, elle est étendue, et là je me flatte d’avoir avec nous comme partenaires médiatiques, à travers non pas uniquement leur site web, mais surtout leur publicité directe : FMM, c’est-à-dire Monte Carlo, RFI, France 24 et TV5 Monde.

 

Il en découle une très grande lisibilité, tant au niveau du nord que du monde arabe, et je m’en réjouis personnellement parce que c’est mon apport personnel à travers des gens que je connais et qui m’ont fait confiance. Ils étaient déjà nos partenaires l’année dernière mais nous avons renforcé notre partenariat.

 

Nous avons aussi travaillé avec Nile Cinema (Egypte) ainsi qu’avec la télévision nationale et la plus grande radio en Tunisie qu’est Mosaique FM.

Je peux donc conclure sur ce point en disant que sur le plan médiatisation et sur le plan information, la lisibilité du Festival a fait un bond extraordinaire cette année.

Au niveau du public, c’est vrai que les séances du début d’après-midi ne remplissaient pas totalement les salles, mais celles de 15h et 18h30 étaient toujours complètes, en partie grâce au pass que nous avons donné aux étudiants.

 

 Un des objectifs majeurs du Festival est de créer une cinéphilie et de miser sur la jeunesse : l’Atelier de la Résidence d’écriture a rassemblé une dizaine de participants, de l’Arabie Saoudite au Maroc, en passant par le Liban, l’Egypte et la Tunisie ; le prix «Caméra jeune», offert par TV5 Monde, va interpeller les prochains étudiants et participants, nous souhaitons que ce Festival soit une plate-forme, un point de départ pour les futurs réalisateurs et les futurs créateurs arabes, la Résidence de Scénario devenant définitivement une enseigne pour notre Festival.

 

En gros, le bilan de cette édition est très positif mais cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de lacunes, particulièrement au niveau de la logistique. Nous avons reçu plus de 165 invités venant de nombreux pays du nord comme du sud, et de l’est comme de l’ouest du monde arabe ; malheureusement, l’infrastructure hôtelière ne suit pas - c’est le problème majeur de la région en général et du Festival en particulier.

 

Il reste une évaluation à faire à froid, celle-ci devant être faite par les différents intervenants, et ensuite nous pourrons faire un bilan.

Mais dans l’ensemble, il faut reconnaitre que cette 3° édition a été plutôt réussie, dans la mesure où nous avons atteint 70 à 80% de nos objectifs.

 

Marie de Peyster

 

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