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SUISSE — FIFOG 2018 : TAHAR HOUCHI FAIT LE BILAN DU FESTIVAL DU FILM ORIENTAL FONDE IL Y A 13 ANS Version imprimable Suggérer par mail

 2018-05-10 10:40:06

 

Genève, 28 avril (par l'envoyée de TAP, Fatma Chroudi)  

Initialement journaliste, puis réalisateur mais aussi acteur, Tahar Houchi est le fondateur et directeur artistique du Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG), un jeune festival qui fête déjà ses 13 ans d'existence.



Dans une interview accordée à la TAP, à l'occasion de la tenue de la 13ème édition, du 21 au 29 avril 2018, ce Suisse-Algérien qui a quitté la Kabylie il y a 20 ans, a largement expliqué l'ascension du FIFOG au fil des ans.


• Pour un citoyen d'origine maghrébine et un festival à thématique, celui du Film Oriental, qui ne concerne pas systématiquement le cinéphile suisse, quelle serait la recette de réussite pour organiser un festival de films ?

- C'est simple, dans une société réglée à la montre, il faut d'abord intégrer ses règles et mode de pensée, inviter des professionnels qui répondent à ses attentes lors des débats, et surtout respecter les horaires de projection.

Cette rigueur me vient aussi de mon background algérien, de quelqu'un ayant grandi à la montagne où tout est à anticiper et à prévoir, en optant pour une rationalisation et une bonne gestion de la vie, ce qui a quelque part facilité mon adaptation en Suisse.

Côté dépenses, les détails sur le budget du FIFOG sont disponibles sur internet, car tout citoyen peut demander d'accéder à ce genre d'informations.

De quelques 80 spectateurs lors de la première édition, le FIFOG est passé à 10 000 lors de l'édition 2017. Cette année, l’on prévoit 12 000 spectateurs, avec des chiffres qui évoluent, car il y a eu des projections en plusieurs endroits et des programmes dans les écoles, ainsi que pour des détenus et des réfugiés.

Plus le Festival gagne en notoriété et en nombre de spectateurs, plus les dépenses et les moyens sont importants, ce qui pousse à trouver un équilibre permettant d'avancer doucement et patiemment.

Un constat concerne aussi la date de la tenue du Festival, qui a coïncidé avec le beau temps, ce qui encourage les gens à sortir beaucoup plus qu'à fréquenter les salles obscures.

Proportionnellement au nombre d'habitants estimé à 300 000 dans tout le Canton suisse, le nombre de spectateurs par film s'avère énorme par rapport à d'autres villes plus peuplées où se tiennent des festivals de cinéma. De là, la mesure du succès demeure relative.

• Côté programmation, comment se font les préparatifs du Festival ?

- Le choix des films est fait sur toute l'année, à travers une présence dans des festivals dans le monde entier ou des œuvres proposées par les professionnels eux-mêmes (producteurs, réalisateurs et  distributeurs) sur la plateforme Web du FIFOG, ou recommandés par un réseau d’intervenants dans le cinéma.

Aussitôt le Festival fini, l'équipe se met à travailler sur l'édition qui suivra, en traçant les grandes lignes et objectifs dont certains sont abandonnés, d'autres sont réalisés, suivant l'intérêt des collaborateurs que l'on sollicite.

Le FIFOG est attentif à ce qui se passe dans l'industrie du cinéma dans le monde, en tenant compte de toutes les nouveautés filmiques, sur la scène internationale et dans chaque pays, mais également les questions qui touchent les différentes sensibilités sociales et idéologiques, ce qui nous permet parfois d'anticiper sur certains faits d'actualité.

• Quelle est la principale caractéristique de cette édition du FIFOG ?

- Cette année, Le FIFOG met à l'honneur la femme et la jeunesse, une thématique qui va avec la sélection des films qui devaient être retenus.
Loin de surfer sur l'actualité dominante, en l'occurrence le buzz médiatique créé par les dénonciations à Hollywood, nous avons voulu mettre en valeur les films de femmes qui travaillent dans des conditions beaucoup plus complexes que les hommes. Sur les 8 compétitions du FIFOG, 6 films de femmes sur 7 sont en compétition officielle et 13 femmes sur 15 sont membres de jurys.

La jeunesse, c'est aussi une part de la société qui est exclue dans beaucoup de pays, notamment en Orient. A travers des courts-métrages coups de cœur, des créations sans compromis, les jeunes transmettent leurs émotions et leurs idées par des courts-métrages aussi authentiques que les longs-métrages.

Le focus sur l'Iran suit une tradition initiée dans les éditions précédentes, avec des focus sur des pays orientaux d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Le choix de mettre l'Iran à l'honneur découle du fait qu'il s'agit d'un pays prolifique en matière de films de grande qualité.

Le Festival cherchait à présenter des films de femmes ou des films d'hommes qui parlent de femmes, ce qui n'était pas aussi évident dans un monde où l'industrie du film est dominée par les hommes.

• Le cinéma tunisien est largement présent avec onze films, dont beaucoup en compétition officielle, est-ce un choix ?

- Ce n'est pas forcément un choix, mais plutôt le résultat d'une collaboration sérieuse de la part des réalisateurs, comédiens, producteurs, ainsi que celle de l’ambassade de Tunisie à Berne et de la Mission Permanente de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies et des Institutions spécialisées qui s'impliquent et manifestent un grand intérêt aux films et à la culture tunisienne.

• Treize ans après, quel bilan faites-vous de ce jeune Festival du Film Oriental de Genève ?

L'histoire nous enseigne que les idées qui finissent par s'imposer dans le monde sont lancées par des petits groupes.

Au début, les gens avaient un regard assez sceptique sur la création de ce Festival. Au début, nous proposions des courts-métrages sur 2 jours, dans un seul lieu, avec 2 invités ; aujourd'hui, nous arrivons à plus de 200 partenaires dans un festival qui offre 102 films tous genres confondus, et qui se déroule sur 25 lieux de projections, à Genève, et communes, avec 25 intervenants et 80 invités d’Orient et d'Occident. Un impressionnant écho est visible dans les médias suisses et autres, ce qui permet de mesurer l'intérêt suscité par le Festival et le degré de satisfaction.

Proposer des projections et compétitions dans des écoles signifie, surtout, que le pari est gagné en crédibilité et fidélisation, car il est difficile de pénétrer dans ces institutions, extrêmement sérieuses et sensibles à la fois. Notre présence pour la première fois dans des lieux comme la prison témoigne, aussi, du grand sérieux, de la reconnaissance et de la crédibilité à l'égard du comité d'organisation du festival.

 

 

 

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