Advertisement

Rejoignez-nous !

Propulsé par HelloAsso

Recherche

Sample Image

Dans les salles

le 5 décembre

 

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

NOS PARTENAIRES

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

ALGÉRIE - ANNABA : LE CINÉMA, MESSAGER DE LA PAIX EN MÉDITERRANÉE Version imprimable Suggérer par mail

2018-03-17 13:34:51

 

www.elwatan.com — Le 16.03.18

 

Le 3ème Festival International du Film Méditerranéen de Annaba se déroulera du 21 au 27 mars 2018. Quinze films en compétition (sur une soixantaine programmés) seront projetés dans trois salles. La Belgique sera l’invitée d’honneur. «La paix en Méditerranée» est le slogan de l’édition de cette année.


Le coup d’envoi du 3ème Festival International du Film Méditerranéen de Annaba sera donné mercredi 21 mars au soir, au théâtre régional Azzeddine Medjoubi. Le film belge «Insyriated, (Une famille syrienne)», de Philippe Van Leeuw, sera projeté en ouverture. Ce film, révélé par le Festival de Berlin et primé au Festival du Caire, raconte le drame d’une famille «piégée» dans son appartement en raison des bombardements aériens intensifs sur une ville syrienne.

Que faire face au danger ? Fuir ? Attendre la mort ? Sortir dans la rue ? La Palestinienne Hyam Abbas, qui interprète le rôle de la mère, est époustouflante dans ce drame tourné entièrement en arabe. Grâce à ce long-métrage, Philippe Van Leeuw a réussi à porter sur les plus grands écrans du monde tous les malheurs des civils syriens pris dans l’engrenage des violences. 


«Une famille syrienne» est le deuxième long-métrage de Philippe Van Leeuw, après «Le jour où Dieu est parti en voyage», sorti en 2009. Après le Chili et l’Iran pour les deux précédentes éditions, la Belgique sera l’invitée d’honneur cette année. Dans l’univers cinématographique européen, le 7ème art belge se détache par sa singularité et son courage dans le traitement des sujets, tous les sujets, et également par son style frais et contemporain.


Saïd Ould Khelifa, commissaire du Festival de Annaba, qui connaît parfaitement ce cinéma, a sélectionné des films qu’il faut absolument voir, comme «Le chant des hommes» de Bénédicte Liénard et Mary Jimenez. Ce drame social raconte l’histoire de plusieurs sans-papiers, venus du Niger, de Syrie, d’Iran et d’ailleurs, qui décident d’occuper une église. Un sujet d’une brûlante actualité.


Quatorze pays sont en compétition

Le public d'Annaba pourra, durant une semaine, découvrir une soixantaine de films, entre longs, courts-métrages, fiction et documentaires (sélectionnés sur 427 films visionnés).
Quinze films seront en compétition et représenteront quatorze pays. L’Algérie sera en compétition avec «En attendant les hirondelles» de Karim Moussaoui et «Jusqu’à la fin des temps» de Yasmine Chouikh, film qui a été projeté en avant-première mondiale au dernier Festival de Dubaï en décembre 2017.  Une séance spéciale sera consacrée au dernier-né d’Ahmed Rachedi, «Les sept remparts de la citadelle» (après sa projection en avant-première à Alger, mardi 20 mars, à l’Opéra Boualem Bessaieh). Le jury sera présidé par le scénariste français Jacques Fieschi.

Ce natif d’Oran a notamment écrit le scénario de «Yves Saint-Laurent» de Jalil Lespert et «Un beau dimanche» de Nicole Garcia. Il sera secondé, entre autres, par la Tunisienne Sonia Chamkhi, réalisatrice et enseignante à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis. En 2015, elle a réalisé son premier long-métrage, «Narcisse».

 

Hommage à Zemmouri, Louhichi et Bouchouchi

Un hommage sera rendu à Mahmoud Zemmouri, Youcef Bouchouchi et Taeïb Louhichi (réalisateur tunisien des célèbres films «Layla, ma raison» et «L’ombre de la terre»), disparus ces derniers mois. Les comédiens Nadia Talbi et Hassan Benzerari seront honorés durant le Festival. Il en sera de même pour le réalisateur tunisien Ridha Behi et le comédien français (né à Souk Ahras) Guy Bedos, qui s’apprête à tourner son prochain film en Algérie. Plusieurs films de Ridha Behi seront projetés lors du Festival, comme «Le soleil des hyènes», qui a marqué l’histoire du cinéma tunisien.


Sorti en 1977, le film dénonçait (avec courage à l’époque) l’ouverture sauvage sur l’investissement étranger voulue par la politique de Bourguiba, sans prendre en compte l’avis de la population. Ridha Behi a choisi, pour son film, un village situé en bord de mer, où viennent s’installer des Allemands pour y construire un hôtel.

 

Les femmes de la rivière qui pleure

«La Méditerranée regarde le monde» est une nouvelle section créée au Festival de Annaba dans laquelle sera projeté, entre autres, «Les femmes de la rivière qui pleure», un drame du Philippin Sheron Dayoc. Deux clans, séparés par une rivière, se détestent. Les femmes (comme dans l’excellent Hala lawine de la Libanaise Nadine Labaki) tentent de maintenir les relations familiales malgré la rancœur et la haine.


Depuis la nuit des temps, les guerres ont toujours été menées par les hommes, n’est-ce pas ? Formé en Corée du Sud, dont le cinéma fait école en Asie, le jeune Sheron Dayoc, également artiste visuel, s’est fait connaître par le court-métrage «Dreams» et le long-métrage «Ways of the sea (Les routes de la mer)», plusieurs fois primés.


Dans la section «Annaba cinéma», six courts-métrages seront projetés. Ils sont réalisés par des jeunes de la région d'Annaba, formés en 2017 grâce au soutien du Festival de Kélibia (Tunisie) qui est spécialisé dans le cinéma amateur. Cette année, un DOP et un réalisateur belges assureront des cours pour les cinéastes et pour les chefs opérateurs. Durant le Festival, le Centre national du Cinéma et de l’Audiovisuel (CNCA) sillonnera les communes de la wilaya avec ses ciné-bus pour projeter des films.

Fayçal Métaoui

http://elwatan.com/

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

< Précédent   Suivant >


 

Powered by  MyPagerank.Net