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HOMMAGE À SI BÉCHIR BEN SLAMA Version imprimable Suggérer par mail

2017-08-12 15:44:05

 

Par Radhi Trimech

 

À la veille de la 32ème session du Festival International de Kélibia (F.I.F.A.K), je voudrai réitérer mon hommage à Si Béchir Ben Slama.

Nommé Ministre de la Culture dans le gouvernement de feu Mohamed Mzali en 1980, ce brillant homme de lettres et de culture eut à coeur d'entreprendre les grandes réformes du secteur cinématographique.

Certes, les associations, et particulièrement les associations cinématographiques, pesaient dans le paysage de l'époque afin d'obtenir des aides significatives ; la personnalité avait l'envergure et le courage d'entreprendre.

 

Enfant de Ksour Essef, à proximité de la belle Salakta, Si Béchir fut sensible à la nécessité de trouver les financements adéquats pour sortir la Culture de son ghetto et de sa misère.

L'homme ne manqua pas d'imagination pour faire approuver une taxe infime sur les alcools, afin de financer la culture et instituer des fonds d'aide à la production et au développement culturel, notamment cinématographique.

Ecrivain et peu porté sur le cinéma, il m'avait confié, lors de notre premier entretien en 1981, alors que j'étais cadre de la S.A.T.P.E.C et président de la F.T.C.A, qu'il était agréablement surpris par le courage et la verve des cinéastes amateurs.

Depuis, il ne ménagea aucun effort pour que le département nous épaule.

Certes, les fonctionnaires de l'époque ne voyaient pas la F.T.C.A d'un bon œil, car ils la considéraient comme «révolutionnaire», mais l'homme a tenu à ce que la direction du F.I.F.A.K soit confiée à la F.T.C.A, et non plus à un fonctionnaire du Ministère.

 

Devenu directeur des sessions de 1983 et 1985, j'ai averti Si Béchir sur les risques de censure, il me rassura en me rappelant le cas du film «20 Mars» de Mohamed Mallekh qui avait suscité la réticence du directeur du cinéma et des autorités de l'époque; le jour de la projection, il me donna à nouveau sa caution et son assurance.

Fort d'une confiance mutuelle, je lui proposai la création d'un Festival National du Cinéma Amateur en 1982, il ne manqua pas à l'appel et me suggéra de l'organiser à Ksour Essef, sa ville natale; j'ai accepté, sans consulter le bureau fédéral, que j'ai su convaincre par la suite.

 

Le drame de Sabra et Chétila intervint durant cet été et Bourguiba annula tous les festivals, sauf le nôtre, car Si Béchir m'avait soufflé l'idée de changer son affiche pour le transformer en stage national !

Plus tard, cette manifestation, à laquelle il allouait le même budget qu'à Kélibia, a pu devenir annuelle. Durant toute cette période, il ne ménagea aucun effort pour aider la F.T.C.A : augmentation du budget, acquisition fictive de films ... 

 

Ce soir, en évoquant le personnage à travers quelques souvenirs, je voudrai rappeler que jamais la Tunisie n'a connu un Ministre de la Culture d'une telle envergure, d'un tel patriotisme, d'une imagination aussi florissante et d'une tolérance exceptionnelle. A Si Béchir, mon grand coup de cœur de ce soir, à la veille du F.I.F.A.K !

Radhi Trimech


Source image wikipedia.org

 

 

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