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FRANCE — LES SAISONS DU CINEMA ARABE : DU 29 JUIN AU 2 JUILLET Version imprimable Suggérer par mail

 2017-06-28 11:47:16

 

Au cinéma La Clef à Paris et à la mémoire de Mohamad Khan, «Mawassem, (Les saisons du cinéma arabe) reviennent dans une troisième édition qui défend toujours le cinéma dans ses expressions les plus fortes, les plus jeunes et les plus marquantes, du 29 juin au 2 juillet 2017.

Ce cinéma en souffrance, tout comme les pays dont il est issu, ne cesse de montrer ce mal-être qui ronge le monde arabe. Mais c’est aussi un cinéma qui raconte autant les rêves que les espoirs. Plus les réalités sont dures, plus les aspirations paraissent grandes. Le nouveau cinéma arabe, meurtri, nourri de ces réalités, exprime surtout une immense espérance.


Les films sont choisis pour rencontrer le public parisien, pour raconter des histoires imprégnées de réalisme et d’absurde. Il y a là également beaucoup d’attente. Une attente qui ressemble plus à cet «entre deux morts», tel que le décrit un court-métrage qui ouvrira la sélection, et qui vient du Golan sous occupation depuis cinquante ans.
Le court-métrage a toujours une place privilégiée dans la sélection. Les auteurs de ces films courts sont les talents de demain et il y aura des expressions à découvrir en provenance de Syrie, de Palestine, du Maroc, du Liban, d'Algérie et du Soudan. C’est dire à quel point ces films expriment les lieux, la vie et l’appartenance… Des expressions nouvelles et une façon très indépendante, et donc très libre de faire du cinéma.
Quant aux longs-métrages, la sélection en propose onze, dont deux documentaires, en provenance de six pays. Quatre de ces films sont une première œuvre du réalisateur.


Tous fixent par leur regard pénétrant, pertinent et franc, une société en constante transformation. Tel un stéthoscope, leurs objectifs auscultent la vie avant de l’exprimer à nouveau dans des œuvres variées et sensibles.
Mais à côté de ces «opéra prima» présentés par Mawassem figurent des noms déjà confirmés du septième art, appartenant à ce cinéma novateur, tels ceux des deux réalisateurs égyptiens Magdi Ahmad Ali et Mohammad Diab et des deux réalisateurs marocains, Hakim Belabbas et Hicham Lasry.


 Ce sont des œuvres qui décortiquent la société au point de déranger les autorités. En effet, les trois nouveaux films égyptiens de notre sélection ont été censurés au Caire.
Dans ces conditions, le cinéma ne cesse de témoigner. Voir des films n’est plus un loisir mais une nécessité.

Un acte de résistance.

Le cinéma à corps ouvert.

Les deux films documentaires de notre manifestation venant d’Algérie et d’Egypte parlent de la danse, hier et aujourd’hui. Autant dire que c’est là aussi une forme de résistance, un acte d’existence contre l’interdit et la terreur.


Alors que Hicham Abdelkhalek nous fait plonger dans le passé et le présent de l’Ecole du Ballet en Egypte, Hamid Benamra, lui, nous montre des parisiennes qui parviennent par la danse à une nouvelle identité, à une appartenance.


En revoyant les films de cette sélection, je me suis aperçue à quel point ce cinéma-là est fait avec le corps. Le corps qui lutte, qui résiste pour continuer à vivre.
Le corps que l’on mutile, que l’on emprisonne ou que l’on violente…
Dans les deux films marocains, on trouve le corps face à l’absurdité de l’attente, face au vide, à l’abandon, à l’injustice.
Autant dire que c’est un cinéma fait avec le coeur, et à corps ouvert.

 

Houda Ibrahim

 

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