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NOUVELLE GÉNÉRATION DE CINÉASTES : SOIRÉE DE COURTS-MÉTRAGES À PARIS Version imprimable Suggérer par mail

 2017-05-15 12:02:26

 

Par Marie de Peyster pour cinematunisien.com

 

C’est une soirée atypique que nous a proposé «Les Rendez-vous du Cinéma Tunisien à Paris», au cinéma «La Clef» le 11 avril dernier, en partenariat avec le Collectif 3C et dans le cadre du 3° Printemps Culturel Tunisien à Paris, avec la projection d’une série de 4 courts-métrages réalisés par de jeunes cinéastes.

 

 


Trois des réalisateurs ont été formés dans des écoles tunisiennes, dont l'ISAMM (Institut Supérieur des Arts et du Multimédia), alors que leur aîné, Mehdi Hmili, a été formé en réalisation cinématographique à l’Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques de Paris, et ce après un diplôme de cinéma à l'Université de Tunis.

Les quatre artistes appartiennent à la même génération. Les films projetés ont été produits entre 2012 et 2015. Hormis «Bobby» de Mehdi Barsaoui, les productions sont riches de signification. Elles contextualisent les différents récits filmiques, quel que soit le genre, et laissent deviner un fond de «printemps arabe».
La thématique est annoncée directement ou indirectement, avec des approches bien différentes, allant du direct («Condamné à l'espoir») jusqu’à la dérision («Ghasra»), en passant par l'insinuation («La Nuit de Badr»).
 
Quatre films courts, très différents les uns des autres, mettant en avant des sujets touchant la nouvelle génération, que ce soit la politique, le terrorisme, l’homosexualité, la liberté, ou l’amitié et les relations familiales avec «Bobby».

Animé par Nader Samir Ayache, cinéaste, et Paul Besson, l’un des deux protagonistes de «La nuit de Badr» qui nous a fait la bonne surprise de venir nous rejoindre, le débat qui a suivi la projection a été chaleureux et animé.

 La soirée a commencé avec «Ghasra», 25 mn, de Jamil Najjar, film coloré et rythmé, dont l’action se passe autour d’un seul arbre, lieu de toutes les rencontres, les plus inattendues, les plus comiques comme les plus graves. Il s’agit d’un défilé de prétendants politiques de bords idéologiques bien différents. Chaque cortège passe par l’arbre où s’est réfugié le chauffeur de taxi pour uriner loin des regards, en pleine campagne. On l’interpelle, on sollicite sa voix, on le menace… et on l’empêche de se soulager. Des situations rocambolesques, une satire politico-sociale relatant la situation transitoire d’un pays après la fuite de son ex-despote.  Le réalisateur nous embarque dans un délire de couleurs et de sons et dans des fous rires rafraichissants. Il nous rappelle un certain Buster Keaton.

 

 

 

 «Bobby», 18 mn, de Mehdi M. Barsaoui, film tendre et bienveillant, raconte une amitié intense entre un jeune écolier et un chien des rues en quête d’affection. Narré à la manière d'un conte de fée, «Bobby» analyse la psychologie d'un enfant. Ainsi, les relations entre l’enfant et le chien, parallèlement avec celles de l’enfant et sa famille, mettent l’accent avec une grande justesse sur la difficulté de communiquer. Le spectateur, sous le charme d'une écriture cinématographique à la fois simple et humainement profonde, ne fait que compatir. Mehdi Barsaoui a éveillé en nous de beaux souvenirs d'enfance. Qu'il en soit remercié.

 

 

 

 

 

 

 

 Avec «La nuit de Badr», 29 mn, Mehdi Hmili décortique la relation amoureuse entre deux hommes, entre deux générations. L'un, vieux poète et homme de lettres, manque de courage pour déclarer son homosexualité. Il désire rentrer au pays et mettre fin à son exil. L'autre est jeune et débordant de vie. Le réalisateur aborde un tabou, très fort encore en Tunisie.
Le film est traité en noir et blanc, donnant une grande intensité à l’image, avec des dialogues minimalistes et un jeu impressionnant du suggéré, du regard, par lesquels tout est dit.

 

«La nuit de Badr» est un film sur la liberté et non sur l'homosexualité, une pratique tolérée par la Constitution post 2011, qui stipule la liberté de conscience. Cependant, l'écart est énorme entre la liberté de disposer de son corps, et les postures sociales rétrogrades et séculaires. L’homme âgé oppose sa sagesse et son acceptation d’une certaine fatalité à la fougue et la naïveté du jeune homme.
Le réalisateur, de par son écriture et son choix esthétique (noir & blanc), nous met face à des contradictions fort significatives : Badr s'approche de la mort tandis que Philippe, beau et jeune, déborde de vie et d'énergie. Badr lègue à ce dernier tout ce qu'il a réalisé. C'est un film sur l'héritage et la transmission du «Beau», une œuvre sur la mélancolie et la tendresse, rehaussé par une musique qui sert parfaitement le point de vue du réalisateur.


 Enfin «Condamné à l’espoir», 26 mn, documentaire de Youssef Ben Ammar, aborde le sujet brûlant du terrorisme : les parents de Seddik, 16 ans, parti faire le jihad en Syrie, filmés dans leur quotidien, vivent en sursis entre le petit commerce du père et la maison familiale, s’interrogent, attendent un appel qui ne vient pas, sombrent doucement dans le désespoir, attendent et attendent encore, espèrent… Le temps s’égrène au rythme de l’attente, monotone, sans fin, sans horizon, mais il y a malgré tout, même si il est très ténu, l’espoir. Plusieurs milliers de familles tunisiennes vivent ce même cauchemar.

Ce quatuor de jeunes réalisateurs tunisiens nous a fait vivre d'agréables moments de cinéma et partager des points de vue et des moments de vie riches et intéressants. Cette soirée de projection a permis aux spectateurs parisiens de découvrir une nouvelle génération prometteuse.

Marie de Peyster

 

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