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LASSAAD BEN ABDALLAH Version imprimable Suggérer par mail
Lassaâd Ben Abdallah : Près de 50 spectacles ont été à l'affiche de la 44ème session du Festival international de Hammamet. Cette édition a été marquée par la présence d'artistes de renommée  mondiale et par des manifestations culturelles diverses. Le festival, fidèle à sa vocation,a répondu aux attentes de son public et à ses choix artistiques. Pour sa première année, Lassaâd Ben Abdallah, directeur du festival a su tirer son épingle du jeu et réussir son pari. Ce n'était pas facile étant donné  les contraintes liées à la  contenance du théâtre et du budget mis à sa disposition. Mais avec ses moyens humains et matériels, Ben Abdallah a atteint ses objectifs. Il nous promet cependant d'autres concepts et une nouvelle vision  l'année prochaine. Interview.

Vous avez voulu faire de ce festival de Hammamet, une manifestation de culture,de divertissement et de révélation de talents ?
Nous avons essayé de thématiser le festival en axant notre programme sur trois grands chapitres : théâtre, musique et cinéma. Nous avons voulu satisfaire  tous les goûts et répondre aux attentes du public le plus large. Côté théâtre, sans entrer dans des considérations artistiques, les représentations ont été réussies. Des spectacles inédits couvrant tous les genres, comédie et tragédie, théâtre classique et expérimental. Le théâtre algérien, syrien et français était au rendez-vous. Nous avons travaillé sur des premières tunisiennes notamment sur des créations nouvelles car Hammamet a toujours été un lieu de création théâtrale. Toutes les grandes créations sont passées par Hammamet. Le cycle théâtral est très réussi et nous donne des indications pour les saisons futures. Nous avons profité de ce cycle théâtral pour rendre un grand hommage à notre ami Samir Ayadi, un grand homme de théâtre. La musique était aussi au rendez-vous. Nous avons travaillé sur plusieurs genres musicaux et sur des découvertes durant le World Music avec 31 concerts et plus de 15 pays représentés. Ce fut un voyage musical et une aventure aux confins des univers musicaux. Nous avons assisté à des spectacles exceptionnels avec le Trio Jebrane de Palestine, les espagnoles Victoria Abril et Luz Casal, la voix d'or de la chanson francophone, Maurane. Des innovations avec le trio de jazz suisse Collin Vallon, Pink Martini, l'Italien Mauro Maur, le Syrien Hammam Khairi, l'Egypte et Bahrein avec leurs illustres troupes de musique. Des guest stars du gospel et du blues étaient présents notamment Lucky Peterson, Nicole Slack &The Soul Brothers. La Tunisie a été très largement représentée avec les grands de la chanson tunisienne notamment Sofia Sadok, Leïla Hjaiej, les frères Mraïhi, Neilo Feel Project et Ghalia Benali. Nous avons travaillé sur des créations comme Leïla Hjaiej et Samir Agrebi. La troupe de la radio nationale, une histoire, un mythe a répondu à l'appel du public. Nous sommes satisfaits ainsi que nos partenaires officiels et commerciaux. Le public était aussi satisfait. Leurs témoignages attestent bien qu'ils se sont  bien régalés cet été. Pour les amateurs du 7ème art, nous essayons aussi de ne pas être dans la logique  commerciale.  La semaine du cinéma méditerranéen vient de commencer. Cette troisième édition est dédiée à  feu  Bahaeddine Attia.  Nous avons fait des hommages aux grands regrettés du cinéma  Youssef Chahine et au  jeune réalisateur tunisien Lyès Zrelli. Nous avons tenu à lui rendre hommage en  présentant son film " Coming Soon " 

Vous ne pensez-vous pas que  programmer soixante spectacles, est trop pour un festival ?

Oui,  peut- être. Mais pour nous,  il y avait trois thèmes différents : le théâtre, la musique et le cinéma. Notre objectif est de présenter des spectacles tunisiens mais aussi internationaux, c'est la vocation du festival. Etre présent durant tout l'été est très important dans une ville touristique. Peut-être faut-il changer de fréquence et de concept ? Mais pour une première année, peut-être faudra t-il thématiser encore plus les rencontres et aller plus vers des week-ends spécialisés ? Un  week-end variété française, un week-end gospel et blues, un week-end théâtre, un week end tourath.... Notre objectif est de donner une image et une identité culturelle à notre festival tout en allant vers le spectateur. Il faudrait intéresser le spectateur à notre programmation. Le nombre de jours est important (40 jours de spectacle) et j'ai l'impression que les gens sont satisfaits et demandent d'autres spectacles. Mais là, il faut faire un bilan franc sans tomber dans la complaisance et l'autosatisfaction et essayer de se dire qu'est ce qui serait le plus judicieux pour les années à venir tout en mettant des paramètres, qui, il est vrai changent d'une saison à une autre ? Personnellement, j'ai passé énormément  du temps  au théâtre et à l'entrée du festival pour essayer de situer ce public de Hammamet. Je pense qu'il est assez divers et très jaloux de cette identité de Hammamet. Et là, c'est très important de sauvegarder cette notoriété du festival et de donner satisfaction à ce public connaisseur et fidèle.  

Ne pensez-vous pas que le  festival n'a pas attiré de grosses pointures ? Est-ce  un problème de moyens ou de disponibilité du théâtre ? 

Je crois que nous avons attiré de grosses pointures comme Pink Marini, Victoria Abril, Oscar D'Lion, Maurane, CheickSeck... Nous n'avons pas attiré des stars. C'est aussi une question de contenance et de sécurité. Nous n'avons pas un grand théâtre. Notre objectif est d'offrir de bonnes conditions au public c'est-à-dire être bien assis et  avoir une bonne visibilité. Nous tenons à cet aspect là mais aussi à la sécurité car nous  avons des consignes à ne pas dépasser. J'essaie toujours de programmer des spectacles  pour mille places. Sinon, ça sera la foire !  

Vous êtes un peu frustrés du fait de l'exiguïté du théâtre ?

Pas du tout  car je peux travailler sur un espace de 100 personnes. Au Kef, je travaillais dans une salle de 100 à 150 personnes. Nous avons vu de grosses pointures dans des salles de 500 à 700 places. Je travaille avec les paramètres que j'ai à ma disposition. Est-ce que je serai plus content si j'avais un théâtre de 10.000 spectateurs. Je serai peut être plus angoissé et stressé.

Côté financier, est-ce que vous êtes arrivés à tirer votre épingle du jeu ?

Un festival culturel n'engendre pas de grosses recettes. Mais ce qui est important cette année, c'est l'apport de notre ministère, du gouvernorat et de sociétés commerciales. Nous avançons sur le plan public et recette. Toujours est-il qu'il faut trouver un équilibre et une grande visibilité en fin de parcours. Nos prix n'ont pas été élevés. Ils  ont été accessibles. Un spectacle de 20 où à 25 dinars coûte réellement 100 dinars. Notre ministère subventionne à 70% le prix du spectateur car nous   travaillons  énormément sur ce côté culturel qui est une composante importante à Hammamet beaucoup plus que dans d'autres festivals.

Ramadan approche, qu'est ce que vous avez prévu pour vos soirées ?

Nous allons présenter un programme de qualité avec des soirées tunisiennes, syriennes et égyptiennes

 

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