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FESPACO 2017 : PLUS DE 950 FILMS ENREGISTRÉS Version imprimable Suggérer par mail

2016-12-29 18:26:12

 

Propos recueillis par Revelyn SOME — Burkina24 — 29 décembre 2016

 

La 25ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de l’audiovisuel de Ouagadougou (FESPACO) est prévue de se tenir du 25 février au 4 mars 2017 sur le thème «Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel».

 

Elle est marquée par l’absence de la subvention accordée par l’Union Européenne.
Mais le délégué général du FESPACO, Ardiouma Soma, rassure dans cette interview quant à l’existence d’autres sources de financements.

Burkina 24 (B24) : Les cinéastes ont-ils répondu à l’appel pour la sélection de films de la 25ème édition du FESPACO ?

Ardiouma Soma (A.S) : Nous avons arrêté depuis le 21 novembre 2016 les inscriptions et nous sommes à plus de 950 films enregistrés. En 2014, nous avions enregistré 650 films.
Le travail de sélection est en cours. Entre le 2 et le 3 janvier 2017, nous aurons la liste des films retenus pour la compétition officielle.
Mais nous allons travailler à mettre en lumière ce dynamisme du cinéma au Burkina et en Afrique. Nous ferons en sorte que la sélection de 2017 soit le reflet du regain de dynamisme.

B24 : Qu’en est–il des cinéastes burkinabès ?

A. S : Du côté du Burkina Faso, nous avons enregistré plus de 70 films, toutes catégories confondues : longs-métrages, documentaires, séries, courts-métrages et films d’école.
Nous avons plus de 20 longs-métrages inscrits. Cela dénote du dynamisme du cinéma au Burkina.

B24 : A deux mois du rendez-vous, où en êtes-vous avec les préparatifs ?

A. S : Nous avançons parce que l’organisation du FESPACO comporte plusieurs volets. Le point central concerne la sélection officielle et, au vu de l’engouement, nous pensons que les objectifs se présentent bien.
Pour ce volet, nous avons entamé la phase artistique et nous pensons la terminer à la fin de ce mois de décembre 2016. Nous travaillons aussi sur l’organisation des projections de films, car une fois la sélection effectuée, il faut arriver à collecter l’ensemble des copies de diffusion et organiser les projections.
Au niveau du volet économique, c’est-à-dire le côté marchand du festival, le Marché International du Cinéma Africain (MICA) va être délocalisé cette année. Il aura lieu au Centre International de Conférences de Ouaga 2000, afin d’organiser cet espace économique dans de meilleures conditions.
Nous voulons aussi donner une nouvelle dimension à ce marché : il va connaître une concentration de toutes les activités autour de la question du développement du cinéma et de l’audiovisuel. Il y aura des espaces d’exposition des entreprises de l’audiovisuel.
C’est aussi là que nous allons organiser toutes les rencontres professionnelles, les ateliers, les conférences, les tables rondes sur le financement du cinéma et les master-classes à l’intention des étudiants du continent, fortement présents.

B24 : Les partenaires répondent-ils ?

A.S : Le FESPACO représente un ensemble de projets. Nous avons un budget d’un milliard deux cent millions de F CFA. Pour la collecte de ce montant, nous faisons appel à plusieurs partenaires, le premier bailleur du FESPACO étant l’Etat Burkinabè. Ce dernier fait aussi appel à ses partenaires dans le cadre du partenariat bilatéral et multilatéral.
La délégation du FESACO a ses partenaires, les médias, les entreprises privées. Ce travail est aussi en cours et nous pensons boucler le budget d’ici fin janvier 2017, avec l’espoir d’atteindre le budget ou même de le dépasser.

B24 : L’Union Européenne, dit-on, ne mettra pas la main à la poche cette année ?

A.S : L’Union Européenne est un partenaire de longue date du FESPACO. Nous avons eu la chance d’avoir un appui conséquent de l’Union Européenne pour réaliser une étude diagnostique du FESPACO, aboutissant à l’élaboration d’un plan stratégique qui a été adopté.
L’Union Européenne a financé le début de ce plan stratégique de développement à travers deux programmes, dont le deuxième s’achèvera en avril 2017, pour nous aider à améliorer l’organisation du FESPACO.
Ce dont vous parlez est la subvention accordée à l’organisation proprement dite des éditions du FESPACO. Alors, cela n’est pas possible pour 2017 pour la simple raison que nous sommes au 11ème FED. Il n’y a pas de ligne budgétaire qui permet à l’Union Européenne d’avoir un mécanisme pour accorder une subvention au FESPACO.
Mais cela dit, l’Union Européenne sera bel et bien présente au FESPACO 2017 à travers les activités professionnelles. Nous sommes en discussion avec elle  et la Direction générale de la coopération pour voir quels sont les différents postes dans lesquels l’Union Européenne pourra trouver quelques subsides pour le FESPACO.

B24 : A combien était estimée la subvention de l’Union Européenne ?

A.S : Pour les éditions 2013 et 2015, la subvention de l’Union Européenne s’élevait à 400 000 euros, soit 260 millions de F CFA chacune.

B24 : N’est-ce pas un manque à gagner dans le budget de l’édition à venir ?

A.S : C’est un manque à gagner important. C’est pourquoi nous sommes en train de nous battre pour trouver de nouveaux partenaires pour combler le gap, y compris toujours avec l’UE avec laquelle nous négocions.

B24 : Le FESPACO ne gagnerait-il pas à avoir une source de financement autonome pour éviter des surprises d’un quelconque partenaire qui viendrait à se retirer à la dernière minute ?

A.S : Vous avez raison. Mais un festival de films comme le FESPACO  demande un accompagnement, des subventions parce qu’il n’est pas une activité marchande.
Il faut distinguer plusieurs espaces de promotion du cinéma. Il y a des espaces comme le FESPACO où le volet artistique occupe une place importante. La mise en œuvre de ces activités de promotion et de développement nécessite un accompagnement.
Vous avez aussi  d’autres manifestations de promotion du cinéma qui se concentrent uniquement sur le volet marchand, par exemple les fora, des activités  de production, des marchés de films où le cinéaste paie pour participer.
Ce sont donc des activités qui permettent à l’initiateur de monter son budget, un budget équilibré avec  des prévisions  pour faire des bénéfices. Il faut faire la différence entre ce type de manifestation et celle comme le FESPACO.

B24 : Comment  vous préparez-vous  à accueillir les films  quand on sait qu’il y a un sérieux problème de salles à Ouagadougou ?

A.S : La question des salles de cinéma est un problème connu, et le festival se tient dans cet environnement difficile. Il est de notre devoir d’initier, d’identifier un certain nombre de salles de cinéma.
Nous avons les salles de cinéma classiques, le ciné «Burkina» et le « Neerwaya », ainsi que les deux salles de l’Institut français. Nous ferons des améliorations techniques en apportant du matériel d’appoint.
Mais cela ne suffit pas. Nous allons aménager des espaces qui ne sont pas au départ destinés à recevoir des spectacles de cinéma, mais sur lesquels nous allons travailler afin de les réadapter au cinéma.
Nous avons le Centre National des Arts des Spectacles (CENASA) au ministère de la culture, le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) et  la Maison de la Culture Jean Pierre Guingané.

B24 : A quand l’ouverture de celle du FESPACO dont la construction a été entamée  depuis des années?

A.S : C’est une salle qui est toujours à la recherche de financements pour l’achèvement des travaux et pour l’équipement.

Propos recueillis par Revelyn SOME — Burkina24

Source : http://www.burkina24.com/

 

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