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18 octobre 2017

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Contribution à une mise à niveau du cinéma Version imprimable Suggérer par mail

Nouveau livre dans le paysage cinématographique tunisien..


Ce livre d’Abderrazek Ben Jemâa, intitulé «Contribution à une mise à niveau du cinéma». Nous présentons un aperçu en espérant que ce livre soit vraiment une contribution aux débats sur l’Etat de notre cinéma.

 

Dans ce livre, Abderrazek Ben Jemaâ démontre (à travers une étude du marché mondial du cinéma et à travers les interviews des seize grands producteurs tunisiens) que le cinéma pour la Tunisie peut constituer une véritable opportunité économique autant sur le marché local qu’à l’export. Évidemment, je présente aussi dans ce livre les actions concrètes à entreprendre pour réaliser cette mise à niveau.

 

Vous pouvez télécharger librement ce livre sur la première plateforme d’édition libre et gratuite que j’ai créée à cette occasion, à savoir tunisiancreativity.com et qui ambitionne de donner la parole à tous les créateurs en mal d’édition.

I. Introduction
En Iran, le cinéma figure depuis plusieurs années sur la liste des produits stratégiques d’exportation.
Au Maroc, en plus des retombées positives sur l’emploi, le tournage des films étrangers a rapporté en 2007 plus d’un milliard de dollars, à peu près la moitié de ce qu’a rapporté toute l’industrie du tourisme tunisien au cours de la même année.
Au Japon, les performances du cinéma d’animation sont encore plus éloquents : 1.7 milliards de dollars de vente en 2004, réalisés principalement grâce au savoir-faire principalement.
Aux Etats-Unis, l’industrie cinématographique est la première industrie exportatrice et elle a créé plus d’emplois que dans les secteurs hôteliers, automobile et pharmaceutique réunis.
Certes la Tunisie, avec ses 10.2 millions d’habitants n’est pas le Maroc (33 millions d’habitants), ni la France (64 millions d’habitants), ni l‚Iran (66.5 millions d’habitants), mais il ne faut pas non plus exagérer l’importance du facteur démographique au détriment de la variable stratégique. À titre d’exemple, la Belgique, avec une population de 10.5 millions d’habitants (à peu près la même population que la Tunisie), ne dispose pas moins de 507 écrans en 2006 pour 18 écrans en Tunisie.
Tous les chiffres confirment qu’au niveau mondial, le cinéma est un secteur très prometteur sur le plan économique avec un grand potentiel d’employabilité. Aucun pays, qu’il soit du Nord ou du Sud, ne peut se permettre de négliger ce marché, devenu en l’espace de quelques années, l’objet de tant de convoitise.
Pourtant, lorsqu’on s’intéresse au cinéma tunisien, dont les racines pourtant remontent loin dans le temps (le Festival de Carthage ayant vu le jour bien avant les Festivals du Film de Tokyo, de Moscou ou d’Iran), et malgré son succès culturel et artistique dans plusieurs festivals internationaux, on remarque d’une manière générale que le succès commercial n’est pas au rendez-vous, et cela autant sur le marché local que sur les marchés extérieurs.
Cet essai cherche justement à analyser les causes de cet état de fait et à faire des propositions permettant de rectifier le tir.
Nous supposerons dans cette recherche que la crise du cinéma tunisien est due principalement à des contraintes d’environnement et à des problèmes de positionnement stratégique.
Notre analyse commencera par une présentation de l’environnement technologique du cinéma, ce qui nous permettra de connaître les enjeux présents et futurs de cette industrie.
Nous présenterons ensuite le marché cinématographique mondial, autant dans les pays du Nord que du Sud, afin de prendre connaissance de l‚importance économique du secteur.  
Nous pouvons alors présenter le cinéma tunisien en commençant par dresser un diagnostic général de ce cinéma pour nous intéresser ensuite aux acteurs économiques directs du marché, à savoir seize producteurs privés, que nous interviewons longuement.
Tout cela nous conduira naturellement à la présentation d’une stratégie de mise à niveau du cinéma tunisien.
Finalement et pour le plaisir, nous proposons dans la postface le scénario d’un court-métrage sur le thème traité, à savoir le cinéma. Nous espérons que cela constituera un dénouement créatif et récréatif qu’apprécieront nos patients lecteurs.

II. Conclusion
Le cinéma tunisien ressemble à un puzzle dont aucune pièce ne manque mais qui gagerait à être mieux agencé. Pourtant, la volonté politique est là, l’engagement des cinéastes n’est plus à démontrer, le public tunisien est féru de films tunisiens, le FOPRODI attend depuis des années d’être utilisé pour financer des multiplexes culturels et le marché international connaît une évolution jamais égalée. Mais les résultats ne sont malheureusement pas à la hauteur de ce potentiel.
Plus que jamais, nous avons besoin de mettre en place une stratégie appropriée de mise à niveau du cinéma afin d’en faire une véritable opportunité sociale, économique et culturelle.
Car aucune industrie n’a un potentiel aussi grand que le cinéma, laissant loin derrière l’industrie du bâtiment, sensée pourtant avoir une grande capacité d’entraînement sur l’économie. Dans le sillage des tournages des films étrangers et tunisiens, on peut promouvoir l’écriture de scénarios, la musique de films, les effets spéciaux, l’art de l’animation, le dessin et bien d’autres art encore. L’épanouissement  de l’industrie du cinéma peut faire fleurir tous les types d’artisanat allant de la conception des décors à la menuiserie en passant par la construction. Grâce aux tournages étrangers, on peut développer davantage les services, qu’il s’agisse de transport terrestre du personnel ou de transport aérien, de services bancaires, d‚assurances liées au cinéma, de restauration, de gardiennage ou d’entretien. Sur le plan touristique, est-il nécessaire de rappeler que 30 à 40% des recettes touristiques au Maroc sont engrangées par les tournages de films étrangers ?
Sur un plan exportateur, la mise en place d‚une stratégie de cinéma d’animation (très économe en investissements matériels mais très gourmande en moyens intellectuels) pourrait générer des ressources d‚une  ampleur inégalée. De plus, les tournages étrangers figurent désormais parmi les postes les plus importants d‚exportation dans les pays du Nord mais aussi du Sud.
Sur un plan strictement social, l’encouragement des tournages étrangers au Sud de la Tunisie pourrait constituer un débouché pour beaucoup de jeunes issus de cette région et qui sont à la recherche d‚un emploi. Comment ne pas s’étonner que l‚on ne dispose même pas d‚un studio de tournage au Sud de la Tunisie, pourtant objectivement très attractif ?
En ce sens, le cinéma constitue une des clés de la solution budgétaire, non un problème budgétaire de plus. D’ailleurs, malgré un contexte de marasme international, les films du Nord mais aussi du Sud continuent de faire des recettes à l’export, qui se chiffrent par centaines de millions de dollars et parfois même par milliards de dollars.  
La Tunisie peut et doit accompagner cet essor.
 

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