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14e Festival national du film amateur 2008 Version imprimable Suggrer par mail
Les voies de l’avenir de la FTCA

C’est ce soir (samedi 9 août) que sera proclamé le palmarès du 14e Festival national du film amateur de Kélibia (du 3 au 9 août) lors de la cérémonie de clôture prévue à 22h00 au théâtre de plein air de la ville.
Les deux jurys de la compétition nationale et de la compétition films d’écoles ont visionné en tout 37 films entre documentaires et fictions dont 20 en section nationale et 17 en section écoles.
Au-delà de la qualité des films sur laquelle nous reviendrons ultérieurement, cette session s’est distinguée notamment par le débat autour d’une question importante et capitale quant à la place de la FTCA (Fédération tunisienne des cinéastes amateurs), dans le nouveau paysage audiovisuel et la nécessité de la (re)définition de l’identité de la fédération face aux changements que connaît le secteur. Mais quels sont d’abord ces changements ?

Tahar Chikhaoui, critique universitaire, a animé la table ronde et le débat. Dans sa communication, il a souligné que «si après l’Indépendance, la FTCA a été le vivier libre d’une génération de cinéastes, un espace de formation sans contrainte, un laboratoire d’expérimentation inégalée, depuis, l’euphorie est tombée, les institutions se sont libéralisées, l’outil a profondément changé et de nouveaux lieux d’apprentissage ont vu le jour… Mais les deux éléments qui sont venus plus récemment altérer profondément le contexte de la production cinématographique sont la transformation fondamentale de l’outil, devenu plus léger et de plus en plus numérique, d’une part, et, d’autre part, la naissance de plusieurs écoles de cinéma».
Autrement dit, outre le changement du contexte économique, ce sont l’évolution des technologies ainsi que la création des écoles de cinéma qui constituent essentiellement de nouvelles donnes dans le paysage audiovisuel local. D’où la nécessité pour la FTCA de redéfinir son identité et de se repositionner sur la scène cinématographique afin de résister aux changements de tous ordres et à l’évolution que connaît le contexte social, économique et culturel.

Au temps où les idéologies sont révolues et où seul compte le profit, le cinéma amateur dans son sens le plus noble a-t-il encore aujourd’hui un sens ? La FTCA pourra-t-elle continuer à fonctionner comme si rien n’avait changé, autrement dit dans le dilettantisme et sans souci de formation, d’encadrement, de discipline, de moyens, etc. ?

Ce sont là les questions qui ont été posées durant cette table ronde par plusieurs intervenants entre cinéastes amateurs et professionnels, acteurs, universitaires, critiques, spécialistes et autres jeunes adhérents des clubs de la FTCA.

Si d’aucuns ont reproché une certaine improvisation dans la définition et la présentation même de la table ronde, certaines idées clés se sont dégagées afin «de dessiner les voies de l’avenir de la FTCA».

Jilani Saâdi, cinéaste et ancien du club des cinéastes amateurs de Bizerte, n’est pas allé, lui, de main morte en suggérant «la création d’un festival du court métrage en tous genres, professionnel et amateur, chapeauté par la FTCA».

Suggestion rejetée par une bonne partie des intervenants qui estiment que pareille mutation ne saurait sauvegarder la spécificité de la FTCA, d’autant que l’idée a émergé il y a une dizaine d’années, mais sans susciter l’adhésion des membres de la fédération. Plus, plusieurs festivals de courts métrages existent déjà et sont nés à Nabeul, à Kairouan, etc.

Justement, comment faire pour que la FTCA résiste à tous ces mouvements cinématographiques dont également la création et l’organisation, au mois d’octobre 2008, du premier festival des films d’écoles ? 

Et l’alternative ? 

L’un des intervenants, Lotfi Dziri, homme de théâtre et comédien, président du jury de la compétition nationale de cette session, a notamment insisté dans son intervention sur la nécessité de la formation et de l’encadrement des jeunes cinéastes amateurs afin qu’ils puissent donner libre cours à leur talent et à leur imaginaire. Aussi s’est-il interrogé : «Pourquoi les professionnels du cinéma n’arrivent-ils pas à dépasser leur propre personne ? Tous ces jeunes à travers leurs interventions et leurs productions sont en train de nous dire que ce sont nous les aînés qui avons rompu la chaîne de l’imaginaire. Nous, nous vivons dans notre imaginaire fossilisé sans jamais vouloir rentrer ni nous intéresser à leur imaginaire. La FTCA est responsable de cela, la relation des aînés est très dure par rapport aux jeunes qui méconnaissent la mémoire et les références du cinéma et ont, de ce fait, du mal à s’exprimer.»

Il est clair que c’est la formation sous tous ses aspects entre fond et forme que vise l’intervenant.

Kamel Sta Ali, ancien cinéaste amateur, a, dans son intervention, évoqué des problèmes d’un autre ordre, tout en ne manquant pas de signaler qu’une meilleure préparation des tables rondes et des rencontres à travers la définition d’intitulés et d’axes clairs est plus que nécessaire afin d’éviter l’éparpillement et de garantir une certaine efficacité au débat.

Il a également appelé la FTCA à assumer ses responsabilités en débattant sérieusement des problèmes qui se posent aux jeunes cinéastes amateurs et à la fédération.

Khaled Barsaoui, cinéaste et ancien du club amateur de Tunis, a mis le doigt sur le problème épineux que connaît aujourd’hui la FTCA face à l’émergence et à la multiplication des écoles et instituts de cinéma : «Si la FTCA ne se repositionne pas sur la scène cinématographique, elle risque l’implosion. Car si auparavant la fédération était le seul cadre de formation et de production des cinéastes, depuis quelques années, à l’orée des années 2000, ce n’est plus le cas : sur 150 courts métrages produits par an, seulement une vingtaine sont produits par la FTCA. Sans compter que la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. Il est donc temps, afin d’éviter toute marginalisation, que la FTCA repense son identité et pense à l’alternative».

Mehrez Karoui, membre de l’ATPCC, a replacé, quant à lui, les questions et les problèmes que connaît la FTCA dans un contexte plus vaste, soit dans l’ensemble du paysage audiovisuel, y compris professionnel, en évoquant les problèmes de la production et du marché cinématographique qui souffre du rétrécissement du parc des salles et donc du manque de visibilité des films produits.

Ainsi, une réflexion en profondeur s’avère nécessaire afin de (re)définir l’identité et le rôle de la FTCA, en particulier, et de l’audiovisuel, en général, face aux changements que connaît tout le secteur. Le débat est ouvert.

Samira DAMI

 

La Presse (Tunisie) du Dimanche 10 août 2008

 

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