Recherche

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

NOS PARTENAIRES

 
 
 

 

 

 

 


 


 

 

 
 
 
 

Films Tunisiens

Court métrage
Long métrage

Stats

Films: 502
Critiques: 2
Bandes annonce:
Commentaires: 383
Jaquettes: 0
A PEINE J'OUVRE LES YEUX : LA TUNISIE AVANT LA RÉVOLUTION Version imprimable Suggérer par mail

 H. H. Publié le mercredi 27 avril 2016

Leyla Bouzid filme la difficile émancipation de la jeunesse tunisienne juste avant la chute de Ben Ali.


«A peine j’ouvre les yeux, je vois des gens s’exiler. A peine j’ouvre les yeux, je vois des gens éteints. Sur leur dos, on construit des châteaux». Sur scène avec son groupe, Farah chante le malaise de la jeunesse tunisienne. Elle chante l’ennui, les portes fermées, l’absence d’espoir dans un pays corrompu, où «les chiens ont des dents en or, les pauvres que des gencives». En cet été 2010, la jeune fille de 18 ans vient de passer son bac avec mention, elle est amoureuse et a toute la vie devant elle…

 

Elle est bien décidée à ne pas suivre la voie toute tracée que lui réserve la société tunisienne… Mais si un vent de liberté commence à se lever sur le pays, il ne fait pas encore bon afficher ainsi son opposition au régime.
Quelque chose a changé dans le cinéma tunisien depuis le Printemps arabe de 2011 et la chute de Ben Ali. De jeunes réalisateurs ont désormais la liberté d’aborder frontalement les difficultés politiques et sociales de la jeunesse. En février, on a ainsi découvert en Compétition à Berlin «Hedi», très beau premier film de Mohamed Ben Attia produit par les frères Dardenne. Quelques mois plus tôt, la jeune Leyla Bouzid décrochait le prix du public à Venise ainsi que le Bayard d’or du meilleur premier film à Namur avec une autre coproduction belge : «A peine j’ouvre les yeux».
La jeune cinéaste choisit elle aussi d’incarner le besoin de liberté de son peuple dans un personnage fort, dont les engagements politiques sont indissociables d’un désir brûlant d’émancipation vis-à-vis d’une société traditionnelle tunisienne rétrograde. C’est en effet un même mouvement, politique et social, qui porte ce premier film au souffle puissant.


Le regard au féminin adopté par Leyla Bouzid est d’autant plus intéressant que ce sont évidemment les femmes qui sont le plus victimes de cette société hypocrite. A ce titre, le personnage de la mère (la Bruxelloise Ghalia Benali) est tout aussi intéressant que celui de Farah. Elle aussi, dans sa jeunesse, était rebelle, prête à se battre pour la liberté avant d’être rattrapée par la vie. Aujourd’hui, elle tente d’imposer à sa fille ce qu’elle combattait autrefois, la forçant à suivre des études de médecine plutôt que de musicologie. «On ne renonce pas. On s’habitue», finit-elle par confier à sa fille, résignée.


Jamais Leyla Bouzid ne résume son film à un coup de gueule politique ou à un tract. «A peine j’ouvre les yeux» est d’abord un superbe portrait d’une jeune fille pleine de rêves dans un pays en pleine ébullition, campée par la magnifique Baya Medhaffar. Un portrait très féminin, très sensuel, porté par une mise en scène sensible et une bande-originale énergique, composée notamment des chansons de révolte de Farah. Qui annoncent la révolution à venir.


Cinq ans plus tard, si le cinéma tunisien se porte à merveille, le pays, lui, est toujours à la croisée des chemins, partagé entre l’espoir et la crainte…

Réalisation : Leyla Bouzid.

Scénario : Leyla Bouzid & Marie-Sophie Chambon.

Photographie : Sébastien Goepfert.

Musique : Khyam Allami.

Montage : Lilian Corbeille.

Avec Baya Medhaffar, Ghalia Benali, Montassar Ayari…



Source : http://www.lalibre.be/

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

< Précédent   Suivant >


CINE CLAP

Tournage Chronique d’une agonie, un nouveau film de Ayda Ben Aleya

Mahrez KAROUI - (La Presse).
 Rêves et désenchantement

On n’a pas encore eu…     Lire la suite...

ECOUTEZ FRANCE MAGHREB 2

Powered by  MyPagerank.Net