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KHOUSSOUF, «ÉCLIPSES» DE FADHEL JAZIRI Version imprimable Suggérer par mail

 Fiction sur fond d’enquête policière

Meriem Amira — Le Temps du samedi 23 Avril 2016
 

Après un silence de 8 ans, un long répit pour Fadhel Jaziri et le revoilà de nouveau sur nos grands écrans avec son dernier film de fiction «Eclipses», sorti dans les salles de cinéma tunisiennes depuis le 06 avril 2016.

Un film dédié à la mémoire de Omar Jaziri, le fils du réalisateur décédé lors du tournage de ce film.

 


Présenté pour la première fois aux JCC 2015, le film, réunit un bon nombre d’icones de cinéma  à l’instar de, Raouf Ben Amor, Mohamed Kouka, Mohamed Driss, et de jeunes talents prometteurs comme Ali Jaziri, Yasmine Bouabid… « Eclipses » écrit par Nejma Zghidi et Fadhel Jaziri raconte l’histoire de, Hind, productrice et présentatrice vedette d’une émission populaire de télévision, s’éprend d’un Commissaire de police Lassâad, qui enquête sur le meurtre d’un entrepreneur dans le bâtiment. Ils découvrent ensemble un réseau de passeurs de jihadistes vers la Syrie et essayent, avec l’aide d’un juge d’instruction Iyadh, de le démanteler.


Ce film polar s’ouvre sur un générique de chant liturgique avec une succession d’images illustratrices de personnes s’adonnant au trafic juteux de l’immigration clandestine par la voie maritime. Plus le rythme de la musique monte, plus les séquences s’accélèrent menant déjà a comprendre que le film sera sombre et engagé socialement. Un brin de violence est discerné dès les premières minutes du film.


Au fur et à mesure, le film se focalise sur une Tunisie post- révolutionnaire traitant des sujets d’actualité. Notamment, la corruption, l’immigration clandestine, le terrorisme, le Jihad, la violence sous sa forme la plus brutale. Entament ainsi plusieurs histoires toutes convergeant vers  un seul point à la fin. Certes violent mais implicite et contrôlé.

Tout au long du film, la violence est là,  c’est même le noyau puisque le sujet de terrorisme est existant pourtant Jaziri a choisi d’autres aspects ; ni Châambi, ni  kalachnikovs,… il opte pour des mots violents, des actes violents, des sons violents par exemple lorsque le mentor retraité rencontre Lasâad dans le super marché «ils vont te manger cru… tu seras un appât». Le bombardement des images viendra accentuer cette violence qui choque encore plus.


C’est avec une esthétique bigarrée que le film «Eclipses» est fondé sur les détails. Tenant ainsi compte du pouvoir du sens de la remarque que le visionnaire développera et ce par exemple que le même sac de poubelles qui  couvert les cadavres en guise de linceul et de tribut pour ceux qui essayaient d’immigrer clandestinement et le même qui se trouvait sous le lit du beau père inceste. Des liens se forgent qui pousseront le spectateur à la quête de  la vérité au même temps que les personnages.

 

Le commissaire Lasâad, incarné par Ali Jaziri est un investigateur. Il cherche des preuves et des pistes pour le mener à la vérité  et aboutir à la justice, contrairement à la journaliste Hind, interprété par Yasmine Bouabid, qui elle porte un regard plus global plus analytique. Elle ne fait qu’observer et tirer des conclusions. Mais c’est le personnage du juge d’instruction Iyaadh, joué par Yahia Jaziri, qui est un des personnages clés du film. Ce dernier ponctue et dicte l’unanimité du projet. La question de la justice abordée montre qu’en fin du compte certains dossiers ne peuvent être menés à bout et qu’il est préférable de laisser tomber.


Le personnage qui capte l’attention est Hassin, le professeur de musique, l’assassin. Il n’est pas très présent dans le film, à lui 3 scènes ont suffi. Un personnage tout à fait opaque. Sa seule erreur fut qu’il est un professeur de musique mais ne donne pas de cours de musique. Un personnage clés incarné avec beaucoup de finesse et de dosage.
C’est l’histoire d’amour entre Hind et Lassâad qui adoucit le film. Ce commissaire qui à un caractère sévère partage un amour passionnel et doux  à la fois avec une journaliste engagée. Un trait qui sera néfaste pour lui en tant que faiblesse et lui coûtera les tribunaux.


La fin tellement attendu et prévisible, lorsqu’on sait que la mort arrive. On la voit venir. On la guette. Cette attente si probable prolonge le suspense.  Et quand elle survint, on s’y plie  c’est la fatalité.


La musique qui a accompagné le film est composée par Ali Jaziri. Elle comporte surtout de la Bass ce qui accentue la gravité et donne à la violence un état d’être dans les scènes.  

 

«Eclipse» se concentre sur une Tunisie qui baigne  dans la corruption et le terrorisme. Une réalité amère et violente dont nous faisons face depuis le printemps des jasmins. Ce film montre un contraste entre «une Tunisie Démocrate» et «l’injustice dont laquelle vie la Tunisie».

Meriem Amira


Source : http://www.letemps.com.tn

 

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