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SUISSE — TAHAR HOUCHI, DIRECTEUR ARTISTIQUE DU FIFOG — ENTRETIEN Version imprimable Suggérer par mail

 Tahar Houchi, directeur artistique du FIFOG : «Le festival affiche le 7ème Art comme un moyen de résistance à la violence»

Propos recueillis par Abdelhafid AZOUZ — 8 mars 2016

Parlez-nous, d’abord, des spécificités de cette 11ème édition du FIFOG (notamment les productions algériennes)…

Le Festival International du Film Oriental de Genève (FIFOG) a lieu du 11 au 17 avril 2016, dans quelque 20 lieux du bassin lémanique. Fort du soutien d’une centaine de partenaires, il présente une centaine de films célébrant la Liberté.

 

 

La liberté en Orient, notamment dans les pays du Levant violentés et ensanglantés, revêt un sens particulier. Est-il absurde de revendiquer la désinvolture quand des vies sont quotidiennement fauchées massivement ? Les réalisateurs présentant leurs films à la 11ème édition du FIFOG, trouvent légitime cette revendication. Nous pensons avec eux que devant le chaos, l’absence de sens et la mort, l’art reste la voix du salut. Avec eux et Victor Hugo, nous hurlons : «Sauvons la liberté ! La liberté sauve le reste». Aux projections s’ajoutent des débats, des colloques, une exposition artistique, des programmes scolaires et des ateliers de formation audiovisuels. Plusieurs prix, dont des FIFOGs d’or et d’argent, seront décernés.

 Qu’est-ce qui va changer par rapport aux éditions précédentes ?

Le programme est diversifiée et contient un focus sur les cinémas des pays du Cham (Levant) : Syrie, le Liban, Palestine et Irak. A travers ce panorama, c’est la résistance, la défense de la liberté et la célébration de l’art, face aux cris triomphalistes et éphémères de la sauvagerie, qui sont mis en lumière. Une note de finesse dans un monde de barbares. Chaque année, le FIFOG met à l’honneur le cinéma d’une région ou d’un pays. Après les pays du Golfe, d’Afrique du Nord et la Syrie, le festival jette son dévolu sur la prolixe production cinématographique des pays du Levant, appelé aussi en arabe le Cham, rendus très visibles par la triste actualité. En donnant la visibilité à la Syrie, au Liban, à la Palestine et à l’Irak, le FIFOG veut clairement contrebalancer dans l’esprit des festivaliers l’horrible image qu’imposent les barbares par des regards artistique prônés passionnément par des semeurs d’espoir.

 

Ainsi, il affiche le 7ème Art comme un moyen de résistance à la violence. Cette volonté acharnée de recherche de la liberté sonne comme une note de finesse dans un monde où les sauvages dictent leur loi. Aussi, ce programme de films, tous genres confondus, vient rappeler, si besoin, est la dynamique cinématographique et créative qui caractérise ces pays, malgré les fortes turbulences qui les secouent. Enfin, la diversité thématique et formelle des cinémas de ces pays par rapport au reste de l’Orient, suscite curiosité et invite à l’exploration. A travers ce collier de films, reflet de souffrances et de joies, de colères et de paix, des tendances liberticides et de soif irrépressible de la liberté, malgré la menace de la violence aveugle, c’est le Levant dans tous ses états que le FIFOG veut partager avec son cher et fidèle public. Enfin, un vibrant hommage est rendu à Omar Sharif, acteur de légende qui s’est imposé sur les écrans d’Orient et Occident, à travers une série de ses films classiques. Aussi, l’Algérie participe avec plusieurs films dont des films amazighs que le festival aligne depuis plusieurs années.

Un mot sur le choix de la présidente, Ahlem Mosteghanemi et de la thématique de cette édition…

Après la regrettée Edmonde Charles-Roux, ex-présidente de l’Académie Goncourt (2013), Tahar Ben Jelloun (2014) et Adonis (2015), le FIFOG est heureux de confier la présidence d’honneur du 11ème FIFOG à la célèbre romancière algérienne Ahlam Mosteghanemi. Pour rappel, elle a été l’une des 10 femmes les plus influentes du monde arabe en 2006, selon le magazine Forbes, qui a écrit : «les créateurs arabes migrent en nuée à la recherche d’une terre de liberté car cette dernière est la sœur de la création. C’est le ciel sans qui le créateur ne peut voler». Dans ce sens, elle est heureuse de contribuer à rendre ce ciel plus clément en participant au prochain FIFOG. La cuvée 2016 du FIFOG célèbrera, ainsi, la liberté sous toutes ses formes. Et choisir cette femme de lettres s’inscrit dans l’ordre naturel des choses puisque sa plume est l’une des plus libres du monde musulman. Aussi, sa créativité et sa liberté épousent l’esprit du FIFOG qui veut montrer un Orient riche et diversifié, promouvoir le dialogue culturel et rapprocher l’Orient de l’Occident en repoussant les frontières de l’ignorance. Avec ce choix, il s’agit aussi de mettre en valeur l’apport inestimable de la femme dans les sociétés des pays d’Orient. Enfin, l’univers du cinéma n’est pas étranger à cette écrivaine qui a côtoyé de grands cinéastes dont Youssef Chahine, qui a acheté, juste avant sa mort, les droits de son roman Mémoire de la chair qui donna le vertige à l’illustre poète Nizar Kabbani.

Peut-on affirmer, après dix ans d’existence, que le FIFOG a atteint «sa vitesse de croisière» ?

Nous ne cherchons pas à atteindre une vitesse. Nous répondons aux besoins des artistes et des festivaliers. Le FIFOG a fait du chemin. Il a évolué doucement, mais sûrement. Le projet est atypique et évolue en marge des embrigadements. C’est, à la fois, sa faiblesse (puisque les soutiens sont faibles) et en même temps, sa force. Un espace libre et de croisement de cultures et d’idées. Un lieu d’exposition d’un cinéma de qualité. On s’est affiché avec le temps comme un festival sérieux, rigoureux et exigeant. Ce qui nous a crée des inimitiés de la part de personnes qui prennent les festivals pour des agences touristiques. Aujourd’hui, plus que jamais, le festival continue à répondre aux questions d’actualité et à jouer un rôle aussi bien de promotion des cinémas d’Orient qu’à favoriser le Vivre ensemble et l’intégration.

Propos recueillis par Abdelhafid AZOUZ

Source : http://www.livenewsalgerie.com/

 

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