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SOIREE CONTRE L'OUBLI Version imprimable Suggérer par mail

 Par Marie de Peyster pour cinematunisien.com

 

Le portail du cinéma tunisien, dirigé par Mohamed Khiri et son équipe, a inauguré un cycle de cinéma tunisien en offrant au public parisien deux films réalisés respectivement par Arbia et Marwen Trabelsi et Mahmoud Jemni.

Circonstances obligent, le thème de la soirée est la commémoration de la Révolution de Jasmin. Cette projection du 14 janvier est placée sous le signe du souvenir.


En commun :

«Les Apatrides», court-métrage de Arbia et Marwen Trabelsi et «Coloquinte», long-métrage de Mahmoud Jemni, parlent tous les deux des sévices endurés par des citoyens tunisiens qui ont cherché à s'exprimer librement, dénonçant le régime en place.


Placés devant la caméra, les ex-victimes, tour à tour émues, pudiques, bouleversées, se livrent à visage découvert pour raconter avec amertume leur terrible vécu dans les geôles de Bourguiba et de Ben Ali.

 

Ces témoignages émanant de femmes et d'hommes de tous âges, milieux sociaux et obédiences idéologiques différents décrivent les souffrances vécues et qui ne sont ni oubliées, ni cicatrisées, mais seulement un peu libérées par la parole.

Les approches :

Bien que les deux films abordent le même sujet qu'est la torture en Tunisie, leur approche est sensiblement différente.


Le film de Arbia et Marwen Trabelsi, «Les Apatrides» est très aéré, comprenant beaucoup de plans d'extérieur, il est présenté sous forme de tableaux avec le passage récurrent d'une petite fille qui ponctue le rythme du film et arrive comme une virgule entre deux séquences.

 Quant à «Coloquinte», il se présente comme un huis-clos, beaucoup  moins aéré, choix délibéré afin de renforcer l'idée de l'enfermement vécu. Le spectateur, face aux 14 personnages de Coloquinte, reste  hypnotisé devant l'endurance des victimes, grâce à un montage en spirale qui l'embarque avec eux.


Toutefois, ce film donne une note d'espoir et d'espérance à travers un plan extérieur large, où l'on voit une jeune femme se promenant entre  les piliers d'un pont présentant des images peintes de la Révolution, séquence où le visuel l'emporte sur la parole. Le film se termine sur la phrase d'un ancien détenu : «nous sommes un peuple magnifique».

 Le débat, empreint de gravité et d'émotion, entre Zeineb Cherni, l'un des personnages de «Coloquinte» et Mahmoud Jemni, nourri de questions par un public enthousiaste et nombreux, est de bon augure pour la réussite du projet du Portail du Cinéma Tunisien...

Marie de Peyster ©cinematunisien.com

 

 

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