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A PEINE J’OUVRE LES YEUX : PORTRAIT D’UNE JEUNESSE TALENTUEUSE, INSOUMISE Version imprimable Suggérer par mail

Zeïneb Boughzou pour cinematunisien.com

 Leyla Bouzid a décidé de situer son film, «À peine j’ouvre les yeux», avant la Révolution Tunisienne ; celle-ci a entrainé la réalisatrice sur un vaste terrain de liberté.

 

Liberté permettant de plonger le spectateur dans les méandres de la dictature : pour se souvenir.
Ce retour dans le passé, est effectué avec intelligence et finesse, autour de Farah, personnage principal.

 

 

Farah, fraichement bachelière, est passionnée de musique.  Elle et son groupe de rock, parviennent à bousculer les traditions, à brouiller les normes juridiques et sociales à l’aide de chant et de poésie. Tout cela avec passion, conviction et courage. Farah est pleine d’audace, elle ne se préoccupe, ni de ce que peuvent dire les voisins, ni du qu’en dira-t-on, et encore moins des représailles du régime.


Pourtant, Hayet sa mère, tente de la raisonner et de calmer ses ardeurs. Hayet indique à sa fille les risques qu’elle encourt si elle continue à critiquer et défier le pouvoir. Farah se pliera t-elle aux exigences du gouvernement ? Le spectateur est plongé, au sein de cette atmosphère propre au système dictatoriale, dans un climat de suspicion généralisée où règne torture, censure, peur, et injustice.


La réalisatrice esquisse le portrait d’une jeunesse talentueuse, pleine d’envie, insoumise et révolutionnaire. «À peine j’ouvre les yeux» n’est pas centré sur la jeunesse tunisoise. Le film, nous dévoile les visages tirés, fatigués et révoltés des ouvriers de Gafsa, ville de l’intérieur du pays. Ce détail, nous rappelle le lieu de naissance de la Révolution : Sidi Bouzid, ville non côtière de la Tunisie.


Cette rétrospective des années Ben Ali, rappelle les raisons pour lesquelles l’insurrection s’est enclenchée et permet également de dresser un bilan de ce printemps et de ses acquis. «A peine j’ouvre les yeux», fait taire ceux qui affirmeraient qu’au temps de Ben Ali c’était mieux.

 

Merci Leyla Bouzid pour ce film plein de beauté qui révèle la diversité, la créativité, et le talent des jeunes tunisiens.

Zeïneb Boughzou

 

Scène du film

 

L'équipe du film

 

Leyla Bouzid et Baya Medhaffer

 

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