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«Simshar» de Rebecca Cremona : Un conte de la mer cruelle Version imprimable Suggérer par mail
 LE TEMPS — Hatem BOURIAL — Jeudi 29 Octobre 2015

Présenté en avant-première dimanche dernier, le film maltais «Simshar» vient de faire sa sortie dans le circuit commercial le 28 octobre. Cette œuvre de Rebecca Cremona interprétée par le comédien tunisien Lotfi Abdelli sera projetée dans trois salles du grand Tunis, à savoir le ciné Madart, l'ABC et le ciné Amilcar. Par ailleurs, ce film sera sur l'écran du Majestic de Bizerte à partir de la semaine prochaine.

Notons également que les recettes de la séance du mercredi au ciné Madart seront reversées à l'association "Machreq Echams" qui soutient des écoles primaires dans le gouvernorat de Kasserine.

Une histoire poignante


«Simshar», titre du film de Rebeccca Cremona est la contraction des deux noms Simon et Sharon dont les premières lettres accolées donnent le très poétique «Simshar». Ce film inspiré de faits réels revient sur un drame de la mer, mêle des histoires poignantes sur fond de mer cruelle.
Très puissante, profondément humaine, cette œuvre de Rebecca Cremona a convaincu les publics de plusieurs continents par son éloquence et la vérité toute nue qui émane d'elle. Au Canada, en Allemagne, en Grèce, le film a été primé par de nombreux festivals parmi lesquels celui, très rigoureux, de Mannheim.
Bien entendu, le public tunisien sera particulièrement attentif à la prestation de Lotfi Abdelli qui interprète le rôle principal dans ce film. Repéré par Rebecca Cremona alors qu'il était sur un tournage à Malte, Abdelli convainc par son jeu et parvient à endosser le destin de Simon avec beaucoup de brio. Abdelli s'exprime en maltais dans ce film (les sous-titres sont en français) et nous fait découvrir les subtilités de cette langue qui résonne comme une cousine du dialecte tunisien.
Avec beaucoup de précision dans les gestes et les paroles, Lotfi Abdelli alterne les émotions et les états d'âme et rend une copie fort honorable. De fait, la direction d'acteurs est particulièrement soignée dans cette œuvre qui est la première parmi les rares films maltais à s'imposer à l'échelle internationale.

Personnages au cœur de la tourmente

La puissance de «Simshar» réside dans ses images et dans la manière dont la réalisatrice donne son rythme au film. A ce titre, le montage est véritablement ce qui donne toute sa fluidité à la narration alors que l'image proprement dite parvient à nous faire saisir les arcanes du drame humain qui se déroule sous nos yeux.
Délaissant la platitude d'une approche mélodramatique, Cremona tente de saisir les personnages au cœur  de la tourmente. Elle plonge son regard dans les visages, les expressions qui alternent désespoir et instinct de survie. Avec une palette impressionniste, elle joue sur les émotions des personnages et aussi la cruauté du destin qui les accable. Tout dans ce film semble vouloir traquer la dimension humaine de cette histoire de naufrage.

 

 Chaque élément concourt à restituer un puzzle de peur et de courage, une trame vivante qui dit l'absurdité tout en faisant l'éloge du courage.
«Simshar» est de ces films qui se coulent en vous, qui vous préoccupent également en interpellant votre conscience devant la détresse d'autrui. Alors que se nouent quotidiennement, au cœur de la Méditerranée, des drames humains, des naufrages, des migrations, ce film vient à point pour nous dire l'actualité de ces questions. Car «Simshar» met des voix et des visages à ces naufrages du désespoir dont nous entendons parler non pas dans leur texture humaine mais à travers la brutalité des statistiques.
Ce film maltais que nous voyons en prélude aux Journées cinématographiques de Carthage est un message d'espoir, une bouteille à la mer destinée à celles et ceux dont les capacités d'indignation sont encore vives, un plaidoyer qui dit le courage des hommes face au danger.


Au delà, «Simshar» est aussi un regard sur la jeune cinématographie maltaise qui révèle, avec Rebecca Cremona, un talent indéniable, un regard aigu et une voix sincèrement militante.

Hatem BOURIAL

Source : http://www.letemps.com.tn

 

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