Advertisement

Recherche

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

NOS PARTENAIRES

 
 
 

 

 

 

 


 


 

 

 
 
 
 

Films Tunisiens

Court métrage
Long métrage

Stats

Films: 524
Critiques: 2
Bandes annonce:
Commentaires: 344
Jaquettes: 0
Brahim Ltaief : "La Tunisie sera bien présente chez elle aux JCC 2015" Version imprimable Suggérer par mail

 Salem TRABELSI — 22-06-2015.
 

Membre de l’équipe des JCC pendant plusieurs  années et à des intervalles différents, le producteur et réalisateur Brahim Ltaïef est nommé à la tête des Journées cinématographiques de Carthage.

 

Il nous a accordé son premier entretien où il annonce déjà les couleurs des JCC 2015.

Vous faites l’actualité aujourd’hui avec votre  nomination à la tête des JCC...


Effectivement  et j’ai déjà commencé à élaborer et à concevoir le programme de cette 26e session. Une session charnière, à mon sens, puisqu’elle va jeter les bases d’une annualité du festival. Cela dit, je me trouve confronté à un problème que rencontrent tous les directeurs des JCC, d’ailleurs, qui est celui de la continuité des JCC. En effet, sur certains dossiers, on est obligé à chaque fois de repartir à zéro, ce qui nous ramène à une question importante qui est l’installation d’un bureau permanent des JCC... Du reste, pour moi, c’est une fierté que d’assumer cette responsabilité. Pour le cinéaste et réalisateur que je suis, diriger un jour le plus grand festival arabe et africain est une grande responsabilité mais c’est aussi une récompense.

Oui, mais certains attendent beaucoup de vous sans oublier que c’est un festival qui crée à chaque fois la polémique...

La polémique ce n’est pas nouveau. Soyons réalistes! Il y a toujours une polémique que je qualifierai de sympathique... Mais ce qui est important dans un festival c’est le contenu,  c’est la fête aussi, et la rencontre entre cette famille de cinéastes qui n’ont que les JCC pour occasion de se réunir. La polémique ne me dérange pas, elle me pousse plutôt à mieux concevoir et à mieux construire cette édition en travaillant dans la concertation. J’avoue que  je ne pourrais pas faire ce festival tout seul. Ce n’est pas l’œuvre de l’équipe d’organisation seulement, mais aussi celle des cinéastes, des techniciens, des auteurs... qui sont partie prenante, peut-être pas directement dans l’organisation du festival, mais par leurs œuvres et leurs réflexions.

L’année dernière, le syndicat des producteurs de longs métrages a créé un mini festival dans le festival parce que, selon eux, le film tunisien n’a pas eu la visibilité qu’il fallait.

Là, c’est une polémique qui a duré et qui n’a pas démarré au début du festival mais juste après la publication de la liste des films sélectionnés. C‘est une polémique assez justifiée car les JCC sont la seule fenêtre où  les films tunisiens peuvent être exposés et avoir de la visibilité aussi bien pour le public tunisien qu’étranger. Cette polémique sur la visibilité des films tunisiens n’aura pas lieu cette année, je l’espère. J’ai la chance de diriger une session où la production tunisienne est assez importante et le choix sera très difficile. Il y a au moins une dizaine de longs métrages de fiction  qui vont déposer leur candidature pour la sélection officielle, à part les courts métrages et les documentaires. La visibilité du cinéma tunisien sera assurée dans les différentes sections traditionnelles du festival auxquelles viendront s’ajouter deux nouvelles sections : «la section Tahar Cheriaa pour la première œuvre arabe et africaine» et «La section Carthage ciné-fondation». La première est une section compétitive avec un Tanit d’or et un prix en numéraires. C’est à l’image de la camera d’or du festival de Cannes. C'est une section qui va donner encore de la visibilité pour le cinéma arabe et africain mais aussi tunisien, comme elle va révéler les nouveaux talents qui sont en train d’émerger; cette section est d’autant plus importante qu’elle  rend hommage au fondateur des JCC et un des plus grands promoteurs du cinéma arabe et africain.

Quant à la section «Carthage cinéfondation», elle est destinée aux films de fin d’étude aussi bien tunisiens qu’étrangers.

Certains avancent l’idée de créer une compétition pour les films tunisiens uniquement.
Je ne suis pas pour cette idée qui va mettre le cinéma tunisien dans un ghetto. Le cinéma tunisien doit concourir avec d’autres films arabes et africains dans des sections différentes.  
Ce que je peux promettre c’est qu’il y aura une grande visibilité pour notre cinéma dans cette session, y compris dans la section panorama qui  n’est pas compétitive.

Qui va choisir les films tunisiens en compétition... ?

Comme le stipule le règlement, il y aura une commission  indépendante et consultative, elle sera représentative puisqu’elle sera élargie aux différents intervenants dans le cinéma tunisien (associations, syndicats…) avec un membre du comité directeur des JCC puisque nous sommes les garants et responsables et du consensus et de la qualité technique et artistique des œuvres présentées. Là je compte sur la compréhension des collègues, réalisateurs et producteurs, pour que le choix de cette commission, que nous en tant que comité directeur respecterons, ne prête pas à polémique.


 

Le règlement vous permet d’inscrire deux ou trois films tunisiens dans la compétition officielle. Vous irez jusqu’au bout ?

En effet, le pays organisateur a le privilège de présenter trois films en compétition officielle. Si la qualité artistique et technique requise est respectée, je ne vois aucun inconvénient à ce que trois films tunisiens soient présents dans chaque section compétitive lors de la prochaine session, ainsi la Tunisie sera bien présentée chez elle.

Quelle  sera la participation des associations de cinéma, et des différents syndicats  cette année?

La porte est toujours ouverte aux associations et à leurs contributions. Il y aura le comité directeur mais en parallèle, il y aura le comité consultatif qui va m’accompagner pour l’organisation du festival et je compte beaucoup sur son soutien. Toutes ces parties qui œuvrent dans le secteur du cinéma seront appelées à jouer un rôle constructif.

Est-ce qu’il y aura un marché du film cette année tel qu’on en voit dans les grands festivals ?

Un festival qui n’a pas de marché est un festival qui n’a pas d’avenir. Notre festival devient annuel et nous nous devons de travailler avec les professionnels pour la mise en place d’un marché permanent. Ça ne se fera peut-être pas cette année, car la mise en place d’un marché de films est exigeante et nécessite du temps et des moyens. Par contre, cette année, nous remettons en place «le producer’s network» une plateforme de rencontres entre les producteurs du sud et du nord ainsi que la section Takmil pour les aides à la finition. Nous allons aussi consacrer un espace important pour que les programmateurs, acheteurs et professionnels étrangers puissent visionner toute la production tunisienne et  nouer ainsi des contacts avec leurs collègues tunisiens. Encore un espace de visibilité pour nos films.

La part de la jeunesse dans cette session ?

Promouvoir les expériences jeunes et innovantes dans le cadre de la mise en valeur d’un cinéma culturel fait partie des objectifs de cette session. A part la nouvelle section compétitive «Section Tahar Cheriaa du cinéma arabe et africain» ouverte  aux premières œuvres de fiction, de documentaire et de longs et courts métrages,  cette session offrira aux jeunes et nouveaux cinéastes de nouvelles perspectives en multipliant les programmes comme l’ouverture sur les films internationaux d’écoles  de cinéma, etc.

Vous disiez que c’est une année charnière. Quelles sont les bases que vous comptez jeter pour cette première «annualité» ?

La 26e session des Journées cinématographiques de Carthage revêt une importance particulière puisqu’elle concrétisera le passage de cette manifestation à l’annualité.
Ce changement de statut nous dicte une nouvelle vision dont nous nous proposons de définir les perspectives à partir de cette session. Il nous semble nécessaire par exemple  de renforcer les acquis et l’identité des Journées, tout en anticipant sur les exigences que l’organisation, dorénavant régulière du festival, va nécessairement poser.
C’est aussi la concurrence de plus en plus sévère des festivals naissants qui nous appelle à œuvrer sur deux niveaux qui sont l’amorce de l’instauration d’une structure permanente et l’ancrage du festival dans sa dimension culturelle qui n’exclut pas l’ouverture sur le cinéma populaire qui se trouve souvent être l’expression authentique de l’âme d’une nation ainsi que de son présent. Cette  session, nous l’imaginons aussi comme celle qui va poser les grandes lignes futures de cette manifestation en redonnant sa place au cinéma et aux cinéastes tunisiens. Je rappelle que ces derniers ont été  derrière la fondation de cette manifestation qui ne peut que se faire l’écho de la vitalité de la production tunisienne de ces dernières années.


Il s’agit aussi de renforcer l’identité arabo-africaine de cette manifestation. Une identité qui fait la  particularité des JCC dans le concert des festivals internationaux.

Auteur : Entretien conduit par Salem TRABELSI
Ajouté le : 22-06-2015

Source : http://www.lapresse.tn/

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

< Précédent   Suivant >


ECOUTEZ FRANCE MAGHREB 2

Powered by  MyPagerank.Net