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Journée d’étude sur les JCC Version imprimable Suggérer par mail

 N.T. — La Presse du 19-04-2015.

De nouveaux enjeux, mais lesquels ?

De quelles JCC vont hériter les jeunes: une réflexion qui a du mal à trouver son chemin.
Depuis la fin de la 25e édition des Journées cinématographiques de Carthage (29 novembre-6 décembre 2014), rien de nouveau n’a été annoncé concernant cette manifestation.

 

Avant cette édition, on avait parlé de l’urgence de lui attribuer un bureau permanent et un statut juridique. De plus, la directrice de la dernière édition, Dorra Bouchoucha, avait annoncé un changement de taille pour le festival, qui se tiendra désormais tous les ans, au lieu d’une fois tous les deux ans, en alternance avec le festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Autour des JCC, il y a donc à débattre et à discuter. Une université privée a pris l’initiative d’inviter universitaires et gens du domaine à réfléchir sur les «nouveaux enjeux des JCC».

 La journée d’étude s’est tenue dans un hôtel de la place le 16 avril. Le département des lettres, des arts et des sciences de la communication et le département de droit et gestion de cette université comptent des étudiants dont l’avenir professionnel peut se faire au sein des JCC. Ils étaient présents dans la salle de conférences, où les intervenants ont pris la parole autour de trois grands volets : «Rôle du festival dans la promotion du cinéma arabe et africain», «Place des JCC dans l’économie du pays» et «Impact des médias et des TIC». Des thèmes qui ont attiré des cinéastes tunisiens présents dans le public, tels Nadia Fani, Mohamed Zran, Fadhel Jaziri, Fethi Doghri et Kahena Attia.



D’autres ont fait partie des intervenants. Après l’allocution du président de l’université privée, Salah Ben Turkia, et celle du directeur de l’Ecole supérieure de l’audiovisuel et du cinéma (Esac), Hammadi Bouabid, la première séance a été lancée par son coordinateur, le réalisateur Mohamed Damak. Annie Djamal (directrice des relations internationales des JCC) et Mounir Baaziz (réalisateur et fondateur de l’Association des cinéastes indépendants) ont évoqué l’historique du festival, fondé par Feu Tahar Cheriaa, son rôle pionnier et militant dans la mise en avant du cinéma africain et de la production Sud-Sud. Mounir Baaziz a également rappelé le rôle des associations de cinéma dans la naissance du premier festival de cinéma dans le monde arabe et en Afrique, en particulier la Fédération tunisienne des ciné-clubs et la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs.

Dans la deuxième séance, les intervenants ont enchaîné en approfondissant ce regard sur le passé du festival, ainsi que son avenir. L’enseignante universitaire Saïda Bourguiba a détaillé le contexte de la naissance des JCC tout en rappelant que cette manifestation ne peut dépasser ses difficultés sans se doter d’un statut juridique et d’un bureau permanent.



Des visions convergentes

Le déroulement de la journée d’étude a pris un autre tournant après l’intervention de l’enseignant universitaire Mohamed Gontara, autour de l’impact économique que peut générer une manifestation telle que les JCC. Il a pris en exemple le festival de Cannes qui rapporte gros grâce au tourisme. Pendant le débat, une enseignante à l’université privée a enchaîné en faisant la comparaison avec le Maroc, dont les festivals de prestige tels Marrakech et même des festivals de films d’école, où on met les moyens pour une bonne organisation sur tous les points. La journée d’étude a d’ailleurs connu l’intervention de Siham Elfaydi, chargée de communication au festival de Marrakech. 
Cette intervention a fait réagir les professionnels du cinéma qui étaient présents. Kahena Attia a en effet pris la parole pour dire qu’une telle comparaison n’a pas lieu d’être et que les festivals de Dubaï et de Marrakech sont sur une autre route, très différente de la vision et des objectifs des JCC, tracés par Tahar Cheriaa et ses compagnons. Kahena Attia s’est même interrogée sur la pertinence de l’intitulé de la journée d’étude. Ce à quoi Hichem Ben Ammar, par ailleurs intervenant à la deuxième séance, a concédé en insistant sur la spécificité des JCC dans la défense du cinéma africain, la découverte de talents et la collaboration Sud-Sud pour un cinéma affranchi des contraintes de financement venues de l’Occident.

Rappelons que ce volet a fait l’objet d’un débat houleux pendant et au lendemain des JCC. De nombreuses voix ont considéré que la manifestation a dévié de son chemin pendant la 25e édition, en penchant vers le bling-bling et en s’éloignant de son rôle de vitrine pour le cinéma local. Entre l’absence de cadre juridique, une vision qui s’effrite, les intérêts des uns et des autres conflits de générations, les JCC ne nous semblent pas encore sorties de l’auberge, surtout au bout de cette journée d’étude, pensée en décalage avec l’esprit premier du festival. Pendant le débat, la cinéaste et secrétaire générale du Syndicat des techniciens de l’audiovisuel, Inès Ben Othman, a condamné la mainmise du ministère de la Culture sur la manifestation, et la corruption qui l’entoure. Elle a également appelé à laisser la place aux jeunes et à trouver les moyens d’encourager à créer.

Les recommandations

La journée d’étude autour des nouveaux enjeux des JCC a débouché sur les recommandations suivantes :

• Création d’un bureau permanent pour les JCC qui aura la tâche d’assurer le suivi et l’organisation du festival.

• Avoir une traçabilité claire sur les rapports moraux et financiers et les archives des différentes sessions

• Mettre en exergue les valeurs des JCC et les opportunités qu’elles offrent par une campagne de médiatisation pendant une longue durée en s’articulant autour d’un plan média destiné autant à l’étranger qu’aux Tunisiens pour mieux attirer les partenaires, les films, les sponsors et les spectateurs.

• Impliquer d’autres ministères tels que les ministères du Tourisme et des Affaires étrangères et autres institutions nationales et privées, à l’instar des banques, opérateurs et divers sponsors. A titre d’exemple, le tourisme culturel développé entre les ministères de la Culture et du Tourisme est un atout qui s’ajoute aux JCC. Cette idée peut contribuer au financement des JCC et peut générer des retombées économiques intéressantes.


 

• Réinstallation du marché du film au sein des JCC.

• Mettre en place une stratégie culturelle réfléchie par les concernés pour définir et fixer tous les enjeux culturels et économiques

• Mettre en place un conseil supérieur de la culture pour injecter une nouvelle vision, une dynamique culturelle et économique en évitant bien sûr d’instrumentaliser la culture au profit d’exigences économiques

• Revoir à la hausse le budget octroyé au ministère de la Culture par l’Etat

• Changer nos modalités d’action et redevenir plus exigeants et revendicatifs

Auteur : N.T.

Ajouté le : 19-04-2015

Source : http://www.lapresse.tn/

 

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