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ABDELAZIZ BEN MELOUKA, PRODUCTEUR TUNISIEN, À L’EXPRESSION Version imprimable Suggérer par mail

 «La Tunisie doit soutenir le cinéma algérien»


 

12 Juillet 2010

Nous l’avons rencontré au siège de sa société de production (Dumar Films-CTV Services), lors d’une rencontre conviviale avec toute l’équipe du film tuniso-algérien «Les Palmiers blessés» de Abdellatif Ben Ammar.



L’Expression : Expliquez-nous comment vous est venue l’idée de vous associer à l’Algérie ?

A. Ben Melouka : De toute façon, on est obligé maintenant. La situation du cinéma tunisien ou magrébin fait que nous sommes obligés de travailler ensemble et de coproduire ensemble. Le cinéma tunisien n’est plus à la mode. C’est terminé. Les caisses de l’Europe ne sont plus accessibles.

 

C’est fermé. Maintenant, les films coûtent très cher. A part ce qu’on peut avoir du ministère de la Culture et les producteurs tunisiens, il faut absolument que les pays du Maghreb travaillent ensemble et qu’on fasse des coproductions, que ce soit de la part de la Tunisie envers l’Algérie, le Maroc et vice versa. Il n’y a pas d’autre solution. Il faut réfléchir de cette manière sinon on ne ferait rien.

 

Un fonds panafricain a été lancé récemment et annoncé lors de la dernière édition du Festival de Cannes.



Il est en cours de développement. Il n’est pas l’apanage de la francophonie. C’est une initiative personnelle de Mme Souad Hussein qui a bien réfléchi et a lancé l’idée de ce projet. La francophonie ce n’est plus la même chose. Elle ne donne que des miettes. Et là nous avons réfléchi à l’idée de création de ce fonds panafricain et cela peut être une solution parmi tant d’autres.



Concrètement, comment s’est passé le dispatching des rôles entre les deux parties productrices du film d’autant que son sujet est très délicat.

Le sujet n’est pas délicat. Nous avons presque le même historique. Ça a très bien marché vu que nous avons fonctionné en professionnels. C’est-à-dire que Nadia Chérabi a amené de son côté ce qu’il fallait, autrement dit, les comédiens, etc, et chacun a pris ses responsabilités et cela a très bien fonctionné. A part les premières réunions et les fonds qui ont été attribués, on a partagé les tâches. Moi, je me suis occupé de toute la partie tournage en Tunisie.
Naturellement, on a coproduit avec la société du réalisateur qui s’est occupé de la mise en scène et Nadia s’est chargé de son côté, de nous ramener le musicien et les comédiens. Sincèrement, avec mon expérience, je dirais que cela a très bien marché.



 

Avez-vous eu un quelconque refus ou difficulté pour monter le projet ?

Comme je vous l’ai dit, cela devient de plus en plus difficile d’obtenir des financements européens, parce que, de toute façon, il y a la crise mondiale qu’il ne faut pas occulter en plus, le cinéma du Maghreb n’est plus à la mode. A un moment donné, le cinéma tunisien avait la cote, puis le cinéma algérien, et on est passé au cinéma marocain.
De toute façon, sur tous les films sur lesquels j’ai travaillé, j’ai toujours eu des difficultés à obtenir des financements européens. Avec des coproducteurs français c’est la galère. Avec un pareil sujet de film, nous étions sûrs que nous allions aboutir à des problèmes et que cela allait bloquer quelque part. L’intelligence de Abdelatif Ben Ammar a porté ses fruits. Comme il a eu une bonne expérience avec l’Algérie sur le film Aziza, les portes lui ont été ouvertes et ça a marché. Nous avons pu boucler notre financement. Vous avez vu le film. C’est de bonne facture. C’est neuf semaines de tournage avec une bonne quantité de pellicules. Le réalisateur n’a jamais été empêché de faire quoi que se soit. Il a fait son film dans les temps et dans le calme. On lui a fourni tout ce qu’il voulait.



Pourriez-vous nous parler de votre société de production ?

J’ai commencé le cinéma dans les années 1970. J’ai été à la Société nationale du cinéma qui était presque la seule société de cinéma en Afrique. Cette société avait presque le monopole. Elle possédait un labo, des salles de cinéma, elle produisait et faisait de l’actualité. J’ai quitté cette société dans les années 1990. J’ai monté la Ctvp (cinéma, télévision, vidéo et production). J’ai commencé par la pub, les courts métrages et les prestations de service, j’en ai fait beaucoup.
J’ai travaillé sur les deux Guerres des étoiles et La vérité si je mens II. C’est-à-dire quand une société américaine vient en Tunisie, tu lui fournis les décors et tu deviens le producteur exécutif du film. J’ai aussi travaillé sur le film de Cédric Clapich Peut être avec Jean-Paul Belmondo, Vivre au Paradis de Bouelam Gerdjou, etc. Ceci pour les productions étrangères. S’agissant des longs métrages tunisiens, j’en suis à mon neuvième.

Des projets ?

J’ai un film qui est en montage qui s’appelle Dernier virage d’un jeune réalisateur tunisien qui s’appelle Nidal Chata, qui sortira peut-être aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC). A l’affiche de son film, Jean-Marc Barre et Elisato Vati. C’est la comédienne qui joue dans La Vérité si je mens, elle interprète le rôle de la fille d’Enrico Mathias. J’ai aussi sur le feu plusieurs autres longs métrages, notamment de Nouri Bouzid, de Moufida Tlatli, de Mohamed Damak, pour l’année prochaine.



A quand une nouvelle coproduction avec l’Algérie ?

Hier, j’ai eu une très grande discussion avec Nadia (Nadia Chérabi, de la boîte de production algérienne Procom International, Ndlr) et les autorités tunisiennes, je suis convaincu que nous n’y allons pas échapper. Il faut absolument que la Tunisie aide les films algériens et vice versa. Que l’on distribue nos films, qu’on nous ouvre les portes. On a déjà distribué des films algériens en Tunisie, j’en ai vu beaucoup. Il n’y a pas vraiment de blocage, mais il faut maintenant une décision politique de la part des autorités d’ici et de là-bas. Il ne faut pas faire de calcul. Il faut se dire: «Nous, on est là pour aider et la Tunisie est prête à nous aider».
Quel que soit le prix, c’est d’abord la volonté qui compte en premier. Après, on pourra trouver les moyens. Les films doivent être, par la suite, diffusés, et dans les salles de cinéma et sur les chaînes de télé, sinon on va vers la décadence et le pire.

De notre envoyée spéciale à Carthage O.HIND

Source : http://www.lexpressiondz.com

 

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