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Entretien avec Lotfi Layouni, producteur Version imprimable Suggérer par mail

 Entretien conduit par Salem TRABELSI — La Presse du 05-01-2015

 

Lotfi Layouni, producteur : Sensibiliser les chaînes de télé aux productions tunisiennes

Lotfi Layouni est producteur de cinéma mais aussi l’un des membres de la chambre syndicale des producteurs de films longs métrages.

 

Il a été à l’origine de la manifestation «hors champs» organisée parallèlement aux JCC. Entretien

Quels sont les projets de la Chambre syndicale des producteurs de longs métrages ?

Après les JCC, la Chambre a fait un bilan de la situation et on a invité les personnes et les organismes concernés  par cette manifestation pour s’exprimer. On a donc mis en place un comité de réflexion qui va tracer les nouveaux choix à faire dont une vraie définition de la ligne éditoriale des JCC. C’est un comité qui va mettre les pendules à l’heure. On va également organiser le marché du film tel qu’il est stipulé dans le règlement et on va essayer de cibler les acheteurs potentiels du cinéma tunisien.
Mais on reproche  à la Chambre syndicale de n’avoir travaillé que sur la manifestation «Hors champ» alors qu’il reste d’autres problèmes à résoudre comme celui des télévisions qui refusent d’aider  le cinéma...

 

Vos manifestations sont rares…

Justement, à propos de la diffusion et de l’implication des télévisions, nous allons bientôt organiser avec le Cnci et l’Association des réalisateurs pendant leur quatrième rencontre une table ronde sur le cinéma maghrébin vu à travers sa diffusion par les chaînes de télévision entre autres. On va aussi parler de la coproduction maghrébine. A cette occasion, nous allons sensibiliser davantage les chaînes de télévision autant nationales que maghrébines pour créer une sorte de dynamique de diffusion de films maghrébins.

Oui, mais pendant ce temps les chaînes tunisiennes boudent toujours le cinéma...

 

 Pourquoi ce déni selon vous ?



Il faut dire que depuis l’année 2011 il n’y a pas de stabilité au niveau des institutions nationales en général. La télévision nationale, qui est la première concernée par la diffusion de nos films, a changé quatre fois de président-directeur général. Avec cette instabilité, nous ne pouvons pas avoir un vis-à-vis qui puisse prendre de réelles décisions. Ce qui fait que pendant le règne de la Troïka, on n’a  rien pu faire et c’était prévisible car la culture et l’audiovisuel ne figuraient pas parmi leurs préoccupations. J’espère que ce problème sera résolu avec le nouveau gouvernement et là nous allons tout de suite attaquer les dossiers de l’audiovisuel. En parlant de télévision je dirai que la vie des chaînes n’est pas organisée... prenons  un exemple : on a édifié la Haica, mais cette instance ne s’occupe, jusque-là, que de l’information, et de sa diffusion à travers les chaînes de télé. Elle ne s’occupe pratiquement que de cela mais ce n’est qu’un volet de son  travail. La Haica est, en fait, appelée à contrôler la diffusion des films Tunisiens et la production tunsienne  sur les chaînes et selon un quota précis s’il le faut. Cela entre dans ses prérogatives. C’est comme le CSA  en France par exemple, et tous les organismes semblables dans le monde. Il y a aussi l’incitation à la production de films tunisiens.

Parallèlement au JCC, vous avez lancé la manifestation «Hors champ» comme acte de protestation…

Au vu de ce qui s’est passé aux JCC et particulièrement en ce qui concerne la sélection des films tunisiens dans la compétition officielle (cela se résumait en fait à un seul film, alors qu’on a le droit à deux, voire trois films tunisiens par session selon la pratique courante des JCC qui est devenue une tradition), nous avons senti le besoin de promouvoir le reste des films tunisiens, ceux qui n’ont pas eu la chance d’être sélectionnés. Au niveau de notre Chambre syndicale de producteurs, nous avons choisi de lancer cette manifestation  pour leur donner de la visibilité. Notons qu’il y a eu ces dernières années plus de quinze longs métrages de fiction qui ont été tournés et qui étaient prêts  pour la compétition, sans parler des documentaires longs. Car les JCC sont  avant tout une vitrine du cinéma tunisien et arabo-africain.

Quel avenir vous prévoyez pour «Hors champ» ?

C’est une manifestation qui sera maintenue et organisée  à chaque fois que les JCC auront lieu. On projettera toujours les films non sélectionnés. L’idée c’est de dire, nous avons un cinéma, nous avons eu une production intéressante au niveau du nombre et les JCC  sont la seule manifestation internationale pour nous qui nous permet de les mette en valeur.

Mais il fallait se prendre à l’avance…  Il semble qu’il y ait eu un problème de salle pour les projections…

C’est vrai qu’on a décidé cela au dernier moment, vu les circonstances, mais prochainement nous allons mieux organiser cette manifestation.

On croit savoir que vous êtes l’un des mécontents des JCC…


Mais moi je suis mécontent des JCC depuis 2008 au moins… Parce que depuis cette date, les JCC ont pris une nouvelle tournure qui ne correspond plus à la ligne éditoriale telle que tracée par son fondateur Tahar Cheriaa. C’est le festival du cinéma arabo-africain et ce sont ces cinéastes qui doivent être présents en masse durant cette manifestation. Leur cinéma doit être vu et promu. Mais on constate que depuis 2008 le festival à viré plus vers le côté événementiel et spectaculaire que vers le contenu. On fait plus dans la parade que dans le contenu à mon sens. Quand on voit que pendant les JCC 2014 il n’y a que quatre films africains en compétition, on se demande où est passé le concept original des JCC. On est essentiellement inondé par des films occidentaux ! Il est donc indispensable de revenir à la ligne éditoriale du début.
J’illustre mes propos par un exemple: quand on fait des hommages pour des cinéastes, il faut le faire pour des cinéastes arabo-africains et pas de cinéastes français et autres. Cela dénote l’hégémonie du cinéma occidental sur le cinéma arabo-africain. Or, les JCC ont été créées  pour contrer l’impérialisme cinématographique dominant les pays du Sud.

Actuellement, vous travaillez sur le film de Sonia  Chemkhi Aziz Rouhou…

C’est un film qui était un peu dur à tourner au départ, parce que c’est un scénario qui demande beaucoup de décors et d’acteurs et qui n’a malheureusement pas bénéficié d’assez d’argent pour ce  faire. On a donc pu tourner selon une formule de production bien précise qui nous a permis d’arriver jusqu’au montage. C’est un film qui promet ... Et c’est tout ce que je peux dire.

Auteur : Entretien conduit par Salem TRABELSI

Ajouté le : 05-01-2015

Source : http://www.lapresse.tn/

 

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