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Les indignés de la Culture Version imprimable Suggérer par mail

Nous avons reçu ce texte lancé par le réalisateur Lassaas Dkhili, que nous mettons en ligne. C’est une pétition à signer si vous partager cet avis.

Il suffit de renvoyer par mail à l’adresse Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir la phrase suivante si vous êtes d'accord. «J'adhère et je signe» et vous rajouter votre nom et prénom et fonction.

Je suis indépendant, je suis libre, je vis de la création artistique. Je ne sais pas faire autre chose. Et puis pourquoi faire autre chose alors que je fais un travail d’utilité publique ?

 

 

Comme tout boulot d’utilité publique il doit être protégé. Cette protection ne peut se réaliser que par la création d’un statut qu’on appellera «le statut de l’artiste». Un statut qui va permettre à tout artiste de vivre d’une manière digne, c'est-à-dire ne pas se trouver, quand il ne travaille pas, réduit à la mendicité amicale ou aux gestes de charité médiatisés mais sans lendemain.

 

«Un statut de l’artiste» qui sécurise les artistes en fin de carrière et leur permet de ne pas vivre dans la précarité.

C’est pour ces raisons que je suis indigné.

Je suis indigné de voir de bons comédiens toucher une retraite minable de 180 dinars.
Je suis indigné de voir des amis artistes ne pas avoir les moyens de se payer un médecin, ou le comble pour eux, ne pas avoir les moyens de voir des spectacles ou des concerts.
Je suis indigné de voir autour de moi des familles se disloquer parce que ce métier ne peut pas assurer leur quotidien.
Je suis indigné de voir que pendant cette période postrévolutionnaire, les gouvernements se sont succédés avec leurs différentes couleurs  troïka et technocrates, sans pour autant travailler sérieusement sur ce dossier qui est une priorité pour un pays qui veut s’ouvrir sur une modernité.


Les artistes sont les piliers de la modernité, mais des artistes malheureux et vivant dans la misère sont le miroir d’un échec.


Que serait un pays sans théâtre ? Que serait un pays sans cinéma ? Que serait un pays qui ne nourrit pas ses artistes ? Des artistes pauvres, c’est une culture pauvre. Un peuple avec une culture pauvre est sujet à être envahi par l’obscurantisme (Il suffit de voir le nombre de jeunes tunisiens embrigadés pour tuer en Syrie).


Je suis indigné de voir des ministres qui ne se soucient pas de changer les lois caduques.
Je suis indigné de voir des amis artistes qui ne peuvent pas payer des cotisations sociales recevoir des huissiers de justice chez eux pour leur réclamer des pénalités de retard.
Comment un artiste qui ne travaille pas peut-il payer une cotisation qui est une aberration d’un système qui est aussi caduc. Car fruit du non respect de la loi par les employeurs, tant privés qu’étatiques ?


Je suis indigné de voir que la culture continue à être marginalisée alors qu’elle est le socle de la civilisation ?


Je suis indigné de voir que des énergies créatrices sont gaspillées. Je suis indigné de voir mon pays  cesser d’être un pays où l’artiste a sa place.

SIGNATURE DES INDIGNES

  • Lassaad DKHILI, Réalisateur
  • Mounir BAAZIZ, Réalisateur

 

 

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