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OMAR JAZIRI Version imprimable Suggérer par mail

Omar Jaziri

La mort d’Omar Jaziri, heurté par un train, suscite émoi, rage aussi...

Il avait l’art dans les gènes, comme son père Fadhel…

Ahmed NEMLAGHI — Le temps — Vendredi 14 Novembre 2014

 Le mercredi, en fin d’après midi, la nouvelle de la mort de Omar Jaziri, fils de l’artiste bien connu Fadhel Jaziri, tomba comme un couperet : Une mort aussi bête qu’atroce,  car il a été heurté par un train au niveau du pont reliant Radés à la Goulette (près de la station  du bac).
Quoi de plus affligeant pour un père que la perte de son fils ? Une perte d’autant plus cruelle, qu’il assista  impuissant à cet accident tragique qui emporta ce jeune cinéaste en un laps de temps ; que dis-je, en un clin d’œil, puisqu’il était en train de téléphoner, sans même voir le train qui l’a surpris par derrière. Ce fut la consternation, et surtout l’accablement  du père pris de court, sans pouvoir réagir.


C’est dans ces moments tragiques qu’on évoque Camus qui parla de l’absurde, aussi dans la vie que dans la mort. La mort de ce philosophe a été aussi absurde car il s’apprêtait à prendre le train et un ami lui proposa de le prendre dans sa voiture  et ce fut ainsi qu’il périt dans un accident en cours de route.
Ces moments nous donnent à réfléchir sur la destinée que nous, croyants, appelons la Providence ou le Mektoub.


Je suis convaincu que Fadhel Jaziri, qui appartient à une famille pieuse, depuis ses ancêtres faisant  partie des corps des chaouachis (fabriquants de chéchia, couvre –chef d’Uzbekistan) depuis Hammouda Pacha au 17ème siècle, croit parfaitement à la destinée, et c’est sa seule  consolation.
Cet artiste sensible et talentueux, s’était dépensé dans la musique soufie, et a su avec talent adapter la Soulamya, tunisienne, constituée par un ensemble de chants liturgiques, en introduisant des instruments occidentaux comme le saxophone, et put émerveiller le public par deux représentations qui constituent la crème de ses travaux artistiques, à savoir «El Hadhra et Ennouba». Sans parler de ses réalisations, notamment  dans le domaine théâtral avec la pièce «Arab», qui fut un succès et a été tournée ultérieurement au cinéma.


Le jeune Omar  avait l’art dans le sang puisqu’il avait toujours accompagné son père dans les répétitions théâtrales, et profitait de sa longue expérience artistiques.
Sa silhouette effilée et ses cheveux à l’air, rappelaient Fadhel depuis qu’il était à la troupe théâtrale de la jeunesse scolaire au collège Sadiki.
C’est dans cette troupe que se sont formés les grands artistes tels que Mohamed Driss, Taoufik Jebali, Feu Samir Ayadi et tant d’autres.
Encouragé par son père, le jeune Omar, qui a poursuivi des études de droit à la Sorbonne Paris I,  s’est engagé dans le théâtre et le cinéma pour devenir acteur metteur en scène, réalisateur en plus de ses dons de musicien. Il était bouillonnant de projets, malgré son apparence calme et tranquille.

 

Hélas le destin en a voulu  autrement. Il a été ravi par la mort  à la fleur de l’âge.
Son père qui se déplaça avec lui, il ya de cela quelque jours seulement, au cimetière du Jellaz  à l’enterrement de son ami d’enfance Abdelwahab Meddeb,  ignorait ce jour là  que la mort rôdait autour de son fils.
Les mots nous manquent pour exprimer  la douleur ressentie par tous ceux qui ont appris cette nouvelle accablante, de la  perte  du fils  d’un ami  d’enfance, et d’un artiste de  renom, affable courtois,  qui aime la vie.

 

 La mort n’est-elle pas une autre forme de vie ? En tous les cas pour Fadhel Jaziri, Omar n’est pas mort, il est juste parti dans un monde meilleur et il restera, ainsi que les siens et tous ses amis, en contact avec lui  par ses souvenirs  et les réalisations  qu’il entama dans le domaine artistique et théâtral  qui seront à jamais gravés dans leurs esprits.
On peut lui dédier ces vers de Victor Hugo à la suite de la mort de sa fille Adèle


«Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur».

Paix à son âme
 
Ahmed NEMLAGHI

Source : http://www.letemps.com.tn/

Source photo : Facebook

 

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