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«Amreeka» de Cherien Dabis au ciné-club de l’Association des Anciennes de la Rue du Pacha Version imprimable Suggérer par mail

 Par Ilhem Abdelkèfi
Responsable du ciné-club et critique cinématographique

Le ciné-club d’El Bachia, pour sa séance du mois d’avril 2013, projette le film palestino-américain Amreeka de Cherien Dabis.

 

Le vendredi 19 avril 2013 à 15h, à son local El Bachia, 29, rue El Koutbia (rue des Libraires, près de la Mosquée Ez-Zitouna) à la médina de Tunis.

 

Comme à l’accoutumée,  un débat suivra la projection.

Fiche technique du film

Réalisation : Cherien Dabis
Scénario : Cherien Dabis
Image : Tobias Datum
Musique : Kareem Roustom
Pays : Canada-USA
Date de sortie : Janvier 2009

Distribution

Nisreen Faour : Muna Farah
Melkar Muallem : Fadi
Hiam Abbass : Raghda Halaby
Yussef Abu Warda : Nabil
Alia Shawkat : Salma
Jenna Kawar : Rana
Selena Haddad : Lamis
Joseph Ziegler : Novatski

Critique du film

Amreeka, l’Eldorado : l’envers du décor.

Avec son premier long métrage, Amreeka, Cherien Dabis, jeune réalisatrice américano-palestinienne, diplômée en Masters of Fine Arts Film Program, nous gratifie d’un film sympathique, efficace, sincère et touchant pour parler de questions très galvaudées dans le cinéma, des sujets déjà-vu mais qu’elle réussit à nous faire accepter en passant de la comédie au  drame, du drame au mélo  avec beaucoup de dérision et de légèreté.

Un premier long métrage, qui sous des dehors politiques, mais sans dénonciation frontale, démonte les rouages de l’Amérique supposée être un paradis social. Un film effectivement politique car il développe des enjeux sciemment et consciemment. Ainsi à travers le portrait de Mouna, une sorte de mère courage, la réalisatrice tente de décrire et rendre palpable le sentiment des apatrides- qu’elle a elle-même vécu- n’être chez soi nulle part et  bien sur le lot de questionnement qui s’ensuit : la question de l’identité, de l’intégration, de l’exclusion, de l’exil, des préjugés, du racisme qu’il soit chez les adultes ou plus grave chez les jeunes.

Amreeka est l’histoire de Mouna et de son fils Fadi, arabes de la minorité chrétienne, qui vivaient en Palestine occupée, une vie éprouvante avec son lot de trajets interminables pour faire le tour du mur, de vexations et de risques aux check-points et leur  arrivée en Amérique, cet Eldorado tant convoité et qui s’avère pas si rose que cela !
Mouna rêve, le rêve de tout émigrant de lendemains meilleurs et qui chantent dans un pays censé offrir à chacun une opportunité de réussite et de mieux être. Elle est prête à tous les sacrifices mais elle va rencontrer des obstacles, le  racisme quotidien, les désillusions.  Elle va vivre un déclassement socio-professionnel, son fils va être aux prises avec la bêtise et le rejet de jeunes abrutis qui confondent arabes et terroristes et la famille de sa sœur, installée depuis des années, image d’une intégration parfaite va montrer qu’en réalité ce n’est que façade qui cache une réalité de soupçon et de défiance.

L’Amérique moyenne sert de décor à cette comédie dramatique où des Arabes tentent de s’intégrer mais rencontrent une société hostile où le préjugé est central, bien plus que les divergences culturelles. Mais il en faudrait plus pour stopper Mouna qui est déterminée à trouver sa place dans cette Amérique tant rêvée !

Amreeka est un film qui aborde des sujets graves avec un humour emprunt d’amertume. Ni sociologique, ni intellectuel, c’est une comédie pertinente qui aligne des situations édifiantes, complexes et humaines. Il s’appuie en cela sur d’abord une construction linéaire franche, simple et efficace, ensuite sur le jeu des acteurs. En effet, Nisreen Faour prend le film à bout de bras avec son naturel, son physique aux antipodes hollywoodiens et sa vigueur qui bouscule les conventions de jeu.

Certes, le film est un tantinet didactique, avec une tendance à caricaturer les bons comme les méchants sans beaucoup de nuance avec des situations déjà-vus mais les personnages dégagent une belle humanité, de la tendresse et de la chaleur. Il repose sur la puissance de ses situations.
En définitive, Amreeka est un petit film indépendant d’un abord documentaire qui avec raison a raflé la «palme du cœur».
 

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