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HECHMI JOULAK Version imprimable Suggérer par mail

L’homme de la semaine à la M.C. Ibn Khaldoun était Hachemi Joulak qu’a invité l’ATPCC jeudi dernier à son siège pour nous parler de son expérience dans le cinéma. Et le Son de dépasser le cadre de la Lumière.


Quand on parle de cinéma, on pense souvent aux acteurs et aux réalisateurs. Peut être aussi aux producteurs quand ils sont célèbres. On pense rarement à ceux dont les noms remplissent l’interminable générique du début et de la fin : directeurs-photos, responsables des plateaux, régisseurs lumières-sons...

 

Pourtant ce sont eux qui portent le poids du film sur le dos. Durant le tournage, ce sont eux qui arrivent les premiers sur un plateau et ils sont aussi les derniers à le quitter.

 

 

Loin d’être des petites mains, comme on serait tenté de croire, ils sont souvent de vrais artistes dont l’apport à leur cinématographie est considérable. Aussi les bons directeurs photos et régisseurs lumières et sons sont-ils rares et par conséquent très recherchés par les réalisateurs. Et pour cause : le succès d’un film repose en grande partie sur leurs épaules. Parmi ces «généraux» de l’ombre (le mot soldat dans leur cas aurait été injuste et même insuffisant) et qui sont légion dans le cinéma tunisien, on citera Hachemi Joulak, ingénieur du son sur de nombreux films tunisiens et étrangers et qui est considéré à juste titre comme le «maâllem» (maître) dans ce domaine, qui a formé une génération d’orfèvres du son comme lui.

 

L’Association tunisienne de Promotion de la critique cinématographique (ATPCC) a eu l'heureuse initiative d’organiser une rencontre avec ce grand technicien doublé d’artiste de talent, jeudi dernier à la Maison de la Culture Ibn Khaldoun. Ce fut une bonne occasion pour lui de mieux vulgariser son métier et pour nous de mieux le connaître à travers son long parcours artistique. Mais pourquoi maintenant ? Déjà, il est de notre devoir de rendre hommage à ces géants du cinéma (il n’est jamais trop tard ou trop tôt), comme Youssef Ben Youssef, Ahmed Khchine ou Hachemi Joulak, présents dans l’univers filmique, depuis près d’une cinquantaine d’années. L’invité du jour, Hachemi Joulak est donc un «monument» vivant de notre mémoire cinématographique. Il est là.


Présent depuis «Tahta matar al kharif» jusqu’aux dernières créations : «Fleur d’oubli» de Salma Baccar, actuellement en salles et qui se défend au niveau du public et même considérablement. Et c’est tant mieux. Puis le film de Nouri Bouzid, «Kamikaze» qui sortira dans les prochains mois. «Cet ingénieur du son qui a fait ses premières armes à la SATPEC a dû interrompre ses études juste après son bac et entrer — un peu tôt, comme plusieurs de sa génération pour des raisons sociales —, dans le champ du travail. Mais qui a fait une brillante carrière dans le domaine du son et le mixage», a souligné Mahmoud Jemni dans sa présentation de Hachemi Joulak. Devant l’assistance, l’ingénieur du son a passé en revue les grands moments de sa vie professionnelle. Les bons, les mauvais, mais aussi toutes les frictions internes qui n’ont fait que consolider son parcours. «Tout au début, la technique était analogique. Mais dans son évolution, nous nous sommes adaptés au numérique et au modernisme. Dans ce domaine, j’ai beaucoup appris. Comme le travail en équipe.

 

On apprend aussi l’humilité ; même s’il y a quelques différends, ce n’est que passager. J’ai eu aussi la chance de croiser Antoine Bonfanti (car à l’époque il y avait à la SATPEC beaucoup de Français) qui m’a orienté», raconte Hachemi Joulak. Et quelques présents comme Nacer Sardi et autres Kamel Ben Ouanès de commenter et analyser la magie du son dans le film. Cette belle symphonie d’une musique berceuse ou saccadée, violente ou nerveuse comme ce grincement d’une porte qui s’ouvre, ces pas sur le gravier ou cet autre bruitage causé par une force naturelle ou exprimé par les êtres dans toute la beauté ou toute la laideur. Le son d’après le «maître» est donc une technique d’esthétique, une philosophie même dans le silence. Et ce n’est point étonnant de cet homme qui a vu le jour à Mahdia, dans une ville toute en harmonie. Sa position géographique, sa douceur climatique, ses us et couleurs, son air transparent, les murmures de ses vagues, le chant limpide de ses oiseaux et les rumeurs derrière ses murs.

 

«A partir même du son d’un «mehrès» (mortier) dans mon quartier d’enfance, je traduis le rythme et ça me revient même aujourd’hui. Un étranger ne pourra jamais le traduire à ma façon. Tout comme moi, il m’est parfois impossible d’intervenir dans quelques séquences qui m’échappent dans un film japonais ou français», ajoute Hachemi Joulak. Qui reste «avant tout l’enseignant et depuis 20 ans», d’après Kamel Ben Ouanès. «J’avais l’heureuse aubaine de l’avoir comme professeur», renchérit un de ses étudiants dans la salle.

 

Puis un autre de remercier ce monstre du «design» dans le son qui a formé des gens qu’on voit aujourd’hui dans nos films et cet homme à maintes reprises couronné dans les grands festivals comme celui de Ouagadougou ou de l’Afrique du Sud. «Travailler avec quelqu’un comme Abdellatif Ben Ammar — qui aime le son —, ou Mahmoud Ben Mahmoud est un réel plaisir», ajoute Hachemi Joulak qui souhaite voir chez nous des laboratoires (patience ça va venir !) pour finir nos films du début jusqu’à la fin. «C’est moins cher aujourd’hui le mixage au Maroc qu’en France, où auparavant, on se déplaçait et dans la difficulté», souligne l’homme du son (parent pauvre de lumière) et qui continue, comme un tendre père, à parrainer des centaines de nos futurs cinéastes.

Zohra ABID
Source: lequotidien-tn.com

 

Filmographie :

 

  • 1970 : Sous la pluie de l'Automne (Tahta matar al kharif), d’Ahmed Khechine.
  • 1971 : Et demain… (Wa Ghadan), de Brahim Babai.
  • 1972 : Au pays de Tararani (Fi bilad Tararani), de Hédi Ben Khalifa, Hamouda, Ben Halima et Férid Boughedir.
  • 1972 : Ommi Traki, d’Abderrazak Hammami.
  • 1974 : Sejnane, d’Abdellatif Ben Ammar.
  • 1975 : Les Ambassadeurs (Al Sufaraa), de Nacer Ktari.
  • 1977 : Tunisiennes (Bent Familia), de Nouri Bouzid.
  • 1978 : La Noce (Al-urs), du Nouveau Théâtre de Tunis.
  • 1982 : La Zitouna au cœur de Tunis, de H'mida Ben Amman
  • 1982 : Traversée (Ubur), de Mahmoud Ben Mahmoud.
  • 1990 : Halfaouine (Asfour Stah), de Férid Boughedir.
  • 1992 : Bezness, de Nouri Bouzid.
  • 1992 : Le Sultan de la Médina (Ya soltane al Madina), de Moncef Dhouib.
  • 1997 : Essaida, de Mohamed Zran.
  • 1998 : Ou noir ou blanc, de Anouar Ben Aissa.
  • 1998 : Noces de Lune, de Taieb Louhichi.
  • 1998 : Frantz Fanon : peau noire, masque blanc, d’Issac Julien.
  • 1998 : Vivre au paradis, de Bourlem Guerdjou.
  • 2001 : No Man's Love (Al la hob), de Nidhal Chatta
  • 2000 : Demain, je brule…, de Mohamed Ben Samil.
  • 2001 : Avec tout mon amour, de Amalia Escriva.
  • 2001 : Fatma, de Khaled Ghorbal.
  • 2002 : Fatma, l’algérienne de Dakar, de Med Hondo.
  • 2003 : La Villa, de Mohamed Damak.
  • 2003 : El Kotbia (La libraire), de Nawfel Saheb Ettaba.
  • 2004 : Elle et lui (Hya wa Houwa), de Elyès Baccar.
  • 2004 : Parole d’Homme de Moez Kamoun.
  • 2006 : Fleur d’oubli, de Selma Baccar.
  • 2006 : Making of, de Nouri Bouzid.
 

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