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JALILA HAFSIA Version imprimable Suggérer par mail

 Hommage à Jalila Hafsia à la Bibliothèque nationale

La Presse | Publié le 29.03.2011

Parcours d’une femme libre

De nos jours, rares sont les femmes célèbres, qu’on reconnaît dans la rue et à qui on témoigne admiration et amour pour leur action culturelle, pour avoir été un soldat de l’ombre d’une lutte pour l’émancipation des femmes, pour avoir été le mentor de plus d’une plume féminine, pour être un exemple… un modèle. 


 

Jalila Hasfia, à qui on a rendu hommage vendredi après-midi, à la Bibliothèque nationale, fait partie, elle, de ces femmes qu’on ne risque pas d’oublier. Femme de culture dans plus d’un domaine, elle a consacré beaucoup de temps (ou peut-être le temps qu’il faut) pour créer une vie culturelle, là où elle fait escale.

 



Journaliste, écrivaine, animatrice culturelle et femme émancipée, Jalila Hafsia marque toutes et tous ceux qu’elle croise. En témoignent toutes les femmes présentes, lors de cette rencontre, conviviale certes, mais surtout sympathique. Autour de Jalila, il y a toujours de la bonne humeur et un peps qu’elle seule sait dégager avec sa manière d’aller vers les autres et de considérer tout le monde comme des amis. 
A son honneur, un film a été projeté pour retracer son parcours et l’écouter parler avec tant d’humour de sa vie. Entre autres évocations et anecdotes, fort belles qu’elle a racontées, on ne peut pas se priver d'en citer une. Mariée à 16 ans à un cousin, elle s'ennuyait, malgré son jeune âge et tout l’amour et le luxe que lui procurait son mari. «Et quand je m’ennuie, je m’en vais», dit-elle. C’est une attitude qui l’a accompagnée durant toute sa vie de femme avec deux autres mariages et autant de séparations.

Son admiration pour la philosophe française l’a poussée à écrire une lettre à Simone De Beauvoir. Mais chose à laquelle elle ne s’était point attendue, elle a reçu trois semaines plus tard, en retour, une lettre de la fameuse compagne de Jean Paul Sartre. Jalila Hafsia n’en revenait pas. Elle était tellement heureuse qu’elle s’était écriée face à ses invités, autour de la table à manger: «hé, vous vous rendez compte ? La grande Simone de Beauvoir m’a écrit ! Ecoutez donc, je ne suis pas n’importe qui. De Beauvoir m’a écrit à moi, à moi !... ». Le travail était pour elle la voie vers l’émancipation et de la liberté. «Pour conquérir sa liberté, il faut être autonome et indépendante», affirme-t-elle. Depuis, Jalila Hafsia est devenue la militante culturelle de terrain que nous connaissons. Journaliste à la Presse, dont les critiques littéraires percutantes ont contribué à faire aimer la lecture à plus d’une personne, comme en a témoigné une des présentes, fondatrice et directrice du club Tahar-Haddad, puis de l’espace Sophonisbe, et bien entendu, auteure, elle a signé trois ouvrages : Instants de vie, La plume en liberté et Rencontres et visages.

Jalila Hafsia a eu la chance de côtoyer de grands hommes de la culture, dont Chedly Klibi et bien d’autres encore. En presque 30 ans de métier de journaliste, elle a mis sa plume au service de la culture en général et de la femme en particulier. Le grand mérite qui lui est reconnu aujourd’hui, par de nombreuses dames devenues des poétesses ou des écrivaines, est de les avoir encadrées et soutenues au club Tahar-Haddad.

Asma DRISSI


Source : La Presse du 29 mars 2011.

 

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