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Festival international du film documentaire de Marseille : Babylon rafle le grand prix Version imprimable Suggérer par mail

Meysem MARROUKI — 17-7-2012.

«Ce film est une leçon d’humilité, pas de fausse modestie (le film peut paraître prétentieux), une humilité qui découle d’une nécessité morale qu’impose la nature de ce regard : celui de se mettre au service des êtres, des choses, du temps, du lieu ; bref du monde, d’un monde d’autant plus digne d’humilité qu’il s’est fait et défait devant nos yeux, et qu’on n’a pas eu le temps, ou qu’on ne s’est pas donné le temps de voir.

Babylon nous aura aidés à le regarder», dit le critique Tahar Chikhaoui à propos de ce film.

 

 

Babylon ou le désir de faire

«Sur un territoire vierge en pleine nature, des populations de diverses nationalités arrivent. Rapidement, une ville se construit de nulle part. Ses habitants parlent des langues différentes. Cette nouvelle Babylone entourée d’arbres et d’animaux, prend rapidement la forme d’une cité à la fois ordinaire et singulière...», annonce le synopsis du film documentaire tunisien Babylon (119’), tourné au printemps 2011 à la frontière tuniso-libyenne. Premier long métrage de ses trois réalisateurs Ismaël, Youssef Chebbi et Alaeddine Slim (Exit Production), ce film est une exclusivité, à bien des égards. En effet et outre le fait qu’il soit le premier film de cinéma sur les camps de réfugiés de Choucha et Ras Jdir, c’est aussi le premier film que les auteurs ont choisi délibérément de ne pas sous-titrer.

 

Décrit par Tahar Chikhaoui comme une véritable leçon d’humilité dans le sens où, avec une appréhension autre de l’image et du récit cinématographique, ce film vient se mettre au service de l’autre en s’inscrivant dans ce qui relève du hors champs, du hors cadre d’une réalité sociale et esthétique. Des qualités qui ont été soulevées et applaudies par les membres du jury de la 23e édition du Festival international du documentaire de Marseille (sélection compétition officielle, dans la catégorie première œuvre) qui lui ont attribué le Grand prix international (distinction suprême du festival), lors de la cérémonie de clôture qui a eu lieu le lundi 9 juillet 2012 au Théâtre national de La Criée, sur le Vieux-Port de Marseille.
On lit même sur une note publiée par les protagonistes du film que «le président du jury, le Roumain Corneliu Porumboiu, figure du renouveau du cinéma de son pays, déjà récompensé deux fois à Cannes par une Caméra d’Or et un Prix du jury, a mis l’accent sur le point de vue cinématographique singulier de Babylon   sur les problématiques de son temps, avant de lui décerner le prix sous les ovations d’une salle archicomble». Une autre première pour le cinéma tunisien, car Babylon en est le premier film à se distinguer de ce prix qui vient couronner un an et demi de travail pour les trois réalisateurs et la société Exit Productions.
Et quand on sait que cette œuvre est totalement autofinancée et qu’à aucune étape de sa création, le film n’a reçu d’aide ou de participation financière de quelque partie que se soit, comme le soulignent ses réalisateurs, l’on ne peut qu’applaudir la détermination et les efforts d’Ismaël, de Youssef et d’Alaeddine.
Nous rappelons également que durant la nuit de la fuite de Ben Ali, les locaux d’Exit Productions ont été saccagés par des forces de l’ordre. Un fâcheux méfait signalé et condamné sur ces mêmes colonnes. Aussi, les trois jeunes hommes ont-ils été obligés d’emprunter un minimum de matériel (dont deux modestes caméras DV, au temps de la HD), pour pouvoir prendre la route vers le camp. Au total, 15 jours sur place pour collecter la matière de leur film avec comme toit et bureau leur seule voiture. Ils ont, bien entendu, connu des difficultés financières pendant la phase de la post-production, faute de ressources et à cause, entre autres, des refus essuyés relatifs à leurs demandes de subventions. Et ce n’est que grâce à la solidarité de quelques amis et techniciens et à l’amour que vouent les réalisateurs au cinéma que le film a pu être mené à bon port.
 Babylon, l’Espéranto par excellence, sera  le premier film tunisien à être décliné en exposition et en ciné-concert que l’on accueillera chez nous à la rentrée. Bravo et bonne continuation.

La Presse — Meysem MARROUKI — Ajouté le : 17-07-2012

Source : http://www.lapresse.tn/

 

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