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«Images saccadées» de Habib Mestiri Version imprimable Suggérer par mail

 Le Temps | Publié le 07.05.2011

Pour ne pas oublier le cinéma amateur 
Le documentaire «Images saccadées» de Habib Mestiri, actuellement à l’affiche du cinéma 7ème Art, a été projeté aux journalistes lors d’une séance spéciale dans la salle en question. Produit par Multimédia 2000, le film a nécessité plus de trois ans de tournage. Il s’agit plutôt d’un document d’archives retraçant l’histoire de la Fédération Tunisienne des Cinéastes Amateurs FTCA) et de son festival international du film amateur de Kélibia (FIFAK) créé il y a 47 ans.
«Images saccadées» sont les images balbutiantes des jeunes en herbe qui s’initient au cinéma grâce à des caméras 16mm, puis Super 8 et la caméra numérique. Le film retrace les trois périodes phares de la FTCA et du FIFAK en donnant la parole à des témoins privilégiés dont certains ont disparu depuis. Cinéastes et cinéphiles apportent leur voix et leur vision d’un cinéma sans ressources aux antipodes du cinéma professionnel.

La première période des années 60, celle des aînés et de la création de la Fédération, a permis à des jeunes en herbe de s’exercer sur le 16mm, ce qui est relativement coûteux. Les Ahmed Harzallah, Abdelawaheb Bouden, Selma Baccar, Férid Boughedir, Ridha Béhi et d’autres Hassen Bouzriba, président de la toute fraîche association des jeunes cinéastes tunisiens, se souviennent de leurs premiers émois avec la caméra. Leurs images qu’ils séchaient avec «une éponge» comme le témoigne un des techniciens étaient projetés au FIFAK, festival organisé avec «une aide du ministère de la culture ne dépassant pas cent dinars», selon Bouzriba. Les extraits proposés dans «Images saccadées» montrent la richesse et surtout la fraîcheur de ce cinéma un tantinet prétentieux.

La seconde période allant de 1970 à 1980 est marquée par un relatif ralentissement de la production dû à l’effritement du comité directeur partagé entre technophiles et cinéphiles. On renonce au 16mm et on se lance dans le Super 8, plus léger et plus souple à manier. Les clubs sont équipés avec ce support. Une nouvelle génération est aux commandes de la Fédération. La production reprend de plus belle. Ridha Ben Halima, Mohamed Abdessalem, Tarak Chortani, Habib Mestiri, Khaled Barsaoui etc… proposent une approche plus réaliste moins romancée, proche des préoccupations de la jeunesse de l’époque.

Après une période de crise qui a connu le déclin des clubs et la léthargie de la production en raison de l’éclipse du Super 8 et l’apparition de la vidéo numérique, format méprisé par les puristes, la production connaît à nouveau un regain de vitalité. Les amateurs ne pouvaient que se soumettre à l’évidence et admettre que la vidéo numérique à des qualités certaines pouvant faciliter aux jeunes l’accès à l’image qui était réservée à certains privilégiés. Même si le documentaire ne met en relief de manière éloquente cette époque, le support numérique a démocratisé le droit à la réalisation de films. De niveau inégal, les films révèlent les inquiétudes et les angoisses d’une jeunesse en difficulté.
Alternant des extraits de films en noir et blanc et des témoignages, le réalisateur réussit à faire un travail d’archivage et de mémoire intéressant qui permettra aux générations à venir, de découvrir un pan de l’histoire du cinéma tunisien qui commence à se construire sciemment. Animée de raison et de passion, l’équipe du film s’est laissée emporter par le flot d’images jusqu’à s’y perdre. Il faut parfois savoir sacrifier des plans pour un meilleur rendement.



Inès Ben Youssef

Source : http://www.letemps.tn

 

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