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“Le Fil” au cinéma: allez-y pour Salim Kechiouche Version imprimable Suggérer par mail

 

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Le Fil, premier film signé Mehdi Ben Attia, sort ce mercredi sur les écrans. L’action se déroule en Tunisie. Après la mort de son père, Malik (Antonin Stahly), jeune architecte, retourne au pays chez sa mère, Sara (Claudia Cardinale), qui fait partie de la bourgeoisie francophone. Il voudrait lui dire la vérité – il aime les garçons – mais il n’y arrive pas. Son histoire d’amour avec Bilal (Salim Kechiouche), qui est un peu l’homme à tout faire de la maison familiale, va l’aider à franchir le pas…


“MA TUNISIE”
Quand on sort du Fil, on se dit une fois de plus: ce ne sont pas les bonnes intentions qui font forcément les bons films. Cette première réalisation, le co-scénariste de Loin, d’André Téchiné, semble la porter haut dans son cœur. “J’ai ce film en tête depuis que je veux faire du cinéma (…). Il est donc assez proche de moi, même s’il n’est pas autobiographique car ma vie n’est pas celle de mes personnages. Mais il se situe dans un milieu qui m’est familier. C’est mon territoire, ce sont mes problématiques et ma Tunisie, assez différente de celle qu’on voit habituellement au cinéma”, explique le réalisateur. Mais du coup, à vouloir aborder trop de sujets et de registres à la fois, on perd le fil… du Fil.

Tout ce qui tourne autour du coming-out et ses ressorts dramatiques ne sont pas d’une folle originalité et on se croirait parfois dans un fiction télé sans envergure. En revanche, le rapport de classes entre le jeune architecte bourgeois et son amant sans le sou n’est qu’effleuré, alors qu’il aurait pu donner une complexité plus intéressante au film. Idem en ce qui concerne le poids des traditions et la pression des islamistes: ils sont souvent évoqués dans de longues tirades didactiques. Dommage.

 

ICÔNE GAY
Côté comédiens, on a plaisir à revoir Claudia Cardinale au cinéma. Mais il n’y a malheureusement personne pour la diriger. Alors elle se perd dans un surjeu caricatural (la mère de pédé qui fait les gros yeux). On préférera passer sous silence la prestation d’Antonin Stahly – à côté de la plaque – pour davantage faire une hola d’honneur à Salim Kechiouche. “Il a un côté icône gay dont je me méfiais et dont il se méfie d’ailleurs aussi, explique Mehdi Ben Attia. J’ai donc imaginé son personnage avec cet aspect-là en tête, comme une contrainte, sans faire comme si elle n’existait pas”. Tant mieux, c’est réussi.

 

Non seulement Salim Kechiouche est d’une beauté à couper le souffle (certaines scènes vont provoquer des évanouissements dans les salles et devenir cultes – on vous aura prévenus), mais de plus il est le seul à donner vie à son personnage dans toutes ses nuances. Il passe du sourire le plus éclatant à un visage plus tourmenté et c’est bouleversant. Dans la lumière sublime de l’été tunisien, il irradie. Ça s’appelle crever l’écran. Littéralement. On aimerait en savoir plus sur son personnage, son histoire, ses zones d’ombre, sa soif de liberté, bref, que le personnage principal, ce soit lui. Quand un acteur kidnappe un film…

Pourquoi Salim Kechiouche n’a-t-il pas encore le grand rôle qu’il mérite? Que font les réalisateurs français? Un scandale, vraiment.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Le Fil – extrait 1.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Le Fil – extrait 2.

 

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