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Films Tunisiens

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Long métrage
Maghreb entre hommes, à Grenoble Version imprimable Suggérer par mail

http://gay.grenoble.free.fr/blog/public/2010/Actualites/.vuesenface2010_m.jpg

 

 

Scénariste pour André Téchiné, Mehdi Ben Attia signe un premier film, Le Fil, présenté mardi en ouverture du festival Vues d’en face à Grenoble. Un long métrage solaire qui déjoue subtilement et le repli identitaire et les tabous. Pour traiter de l’homosexualité en Tunisie, Mehdi Ben Attia a choisi la pente douce. Plutôt que de plonger dans la fange de la clandestinité (qu’il montre comme un constat en deux scènes au début du film), il a préféré une tendre subversion : installer au cœur même d’une famille arabo-musulmane repliée sur son confort bourgeois une histoire d’amour entre deux hommes, et voir comment peu à peu de nouveaux rapports familiaux se créent...

« Je ne voulais surtout pas faire un film sur l’homosexualité en général dans la Tunisie en général », explique le jeune réalisateur. « Je voulais écrire une histoire d’amour dans un milieu que je connais bien et que j’ai pu observer, mais qui a été rarement montré au cinéma : la bourgeoisie tunisienne. » C’est d’ailleurs ce qui a failli coûter le tournage de ce film monté pour 700 000 euros, soit à peu près le budget cigare d’un Luc Besson. Le ministère tunisien n’aurait en effet vu aucun inconvénient à accueillir le tournage d’une énième complainte sur la rude condition des homosexuels, mais ne tolérait pas de voir associé l’amour homosexuel au foyer familial traditionnel. « Le happy-end est plus subversif que la dénonciation, argumente le scénariste. Je voulais que le film aille vers la lumière. Dénoncer les interdits, c’est finalement les entériner en donnant voix au chapitre de l’homophobie. » L’arrivée de la belle Claudia Cardinale au casting en mère envahissante ouvrira les portes du ministère. Pas question pour le pouvoir tunisien de ne pas accueillir « la plus belle italienne de Tunis »

 

 

Sous le soleil

S’ouvrir aux autres, construire du neuf plutôt que de donner raison aux tabous en restant dans le malheur solitaire, ce n’est pas la moindre qualité du Fil. Après avoir installé les rapports familiaux traditionnels autour de la mort du père, le scénario les pervertit peu à peu, le cousin devenant l’amant, et le fils homosexuel de bonne famille le papa rêvé d’un couple de lesbiennes aristocrates. Avec l’arrivée du beau jardinier dans le champ du désir (Malik Kéchiouche, habitué des films de Gaël Morel, toujours crédible quand il s’agit de faire monter la température), chacun va devoir repositionner ses convenances sociales et familiales. Glissant peu à peu vers la comédie de mœurs, le film observe tout le petit monde facile d’une bourgeoisie en mutation avec une tendre ironie. S’il n’évite pas toujours les facilités et laisse parfois ses acteurs à leur manque de professionalisme, Le Fil aura au moins eu le mérite de faire naître une petite utopie de famille recomposée sous le soleil de Tunis. En se payant même le luxe de filmer un mariage homoparental musulman (civil), auquel le réalisateur jure avoir assisté dans la vie. En Tunisie où le film ne sortira probablement pas de sitôt, Le Fil fait déjà l’objet des pires injures, sans même avoir été vu. Comme disait l’autre, le bonheur n’est pas gai, mai

Maghreb entre hommes, à Grenoble

s il fait plaisir à voir.

 

Luc HERNANDEZ

 

Le Fil de Mehdi Ben Attia mardi 20 avril à 19h30 en ouverture de « Vues d’en face », festival international du film gay et lesbien de Grenoble. D’autres films sont projetés jusqu’au 27 avril. www.vuesdenface.com

 

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