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L’usage grandissant du support numérique : Micheal Mann, le précurseur Version imprimable Suggérer par mail
L’usage grandissant du support numérique : Micheal Mann, le  précurseur
De nos jours, la plupart des cinéastes ont délaissé l’analogique au profit du numérique. L’un des précurseurs en la matière est Micheal Mann.

Ne pas utiliser la caméra DV de nos jours dans le monde du 7e art équivaut à passer pour une montre à remontoir à l’ère du tout numérique. Micheal Mann a été l’un des premiers à s’en rendre compte. De ce fait, sa filmographie se compose de deux parties. La première,  principalement tournée en analogique, comporte des œuvres comme le «Sixième sens» (la première aventure d’Hannibal Lecter), «Le solitaire», «Le dernier des mohicans» avec Daniel Day Lewis et surtout les six années de la série «Deux flics à Miami» dont il fut le producteur exécutif. La deuxième partie est nettement plus excitante car elle comporte bon nombre d’œuvres abouties. Des œuvres subsidiairement tournées en numérique.

Des œuvres qui sont autant de mastodontes. Des oeuvres comme «Heat», «Révélations», «Ali» «Collatéral», «Miami vice» et surtout «Public enemies» son «masterpiece» (chef-d’œuvre).
Au même titre que Tony Scott («Ennemi d’Etat») et Adrian Lyne («9 semaines et demi»), Micheal Mann est un styliste de l’image. Un cinéaste qui éprouve un certain penchant pour le modernisme, tant au niveau de la trame narrative que des décors. Il est l’un des rares à évoquer de façon obsessionnelle l’aliénation sociale de l’individu. «Heat» est considéré, à juste titre comme étant l’un des meilleurs polars du cinéma. «Ali» avec Will Smith lui permet de brosser le tableau d’un homme radical en des temps radicaux. «Révélations» dénonce le cynisme de l’industrie du tabac qui fait tout pour accentuer la dépendance des consommateurs. «Collatéral» donne à Tom Cruise son premier rôle de méchant. «Miami vice» est un polar dense et tendu et «Public enemies» revient sur la vie du braqueur de banque de la période de la prohibition John Dillinger, par ailleurs superbement et sobrement interprété par Johnny Depp. Micheal Mann est aussi producteur à ses heures perdues («Aviator», «Hancock» et «Le royaume») et tourne actuellement la biopic du cinéaste de guerre Franck Capra.
Que l’on ne se méprenne pas, ce n’est pas l’esthétique léchée de ses films qui fait de Micheal Mann un cinéaste «cool». Simplement, chacun de ses plans regorge d’idées et est construit tel un tableau. Il est si exigeant au niveau de la mise en scène que les œuvres vues nous hantent des jours et des jours. Fan d’Eisenstein, le montage de ses films est si réussi qu’il en devient réellement un langage. Abbas Kiarostami expérimente le numérique, Micheal Mann en fait un véritable outil de travail.

WALEY EDDINE
 

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