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Zarsis, un documentaire de Mohamed Zran Ainsi va la vie Version imprimable Suggérer par mail

 

On a connu Mohamed Zran dans Essaida, puis dans Le prince, deux longs métrages de fiction qui traitent de personnages simples, messieurs tout-le-monde aussi désespérés qu’ils peuvent sembler optimistes, traînant leur mal-être au gré des faubourgs et sur la grande avenue…

Ce n’est donc pas étonnant que Zran fasse un troisième film de proximité, mais dans le genre documentaire, cette fois, qui confirme son penchant pour le réalisme. La première de Zarsis, vivre ici a eu lieu jeudi dernier, là-bas à Zarsis, la ville natale de l’auteur-réalisateur, dans la salle de conférences d’un hôtel récemment rénové, en présence des protagonistes, d’un bon nombre de journalistes, d’amis poètes et artistes, des acteurs culturels et des autorités et cadres de la région du sud. Que signifie «Zarsis, vivre ici»  ?

Dans la tête de Zran, si l’on a bien compris, il s’agit de raconter cette ville qu’il aime plus que jamais et ses personnages tout en contrastes…Mais cette galerie de portraits nous est livrée pêle-mêle. Les personnages, nombreux, n’ont pas tous «une crise» et ne répondent pas forcément à la question essentielle du film documentaire : «Que leur arrive-t-il ?». Il y a le peintre paumé et tourmenté, obsédé par le retour en France… le jeune Fakhri qui ne donnerait pas son cheval pour un royaume, mais qui donnerait bien son corps pour un visa… Kazimir, le vendeur de souvenirs qui traîne sur la plage en quête de touristes et de quelques euros… et il y a Fatma, la marieuse qui, d’après Zran, représente la mémoire… le chauffeur de taxi décapotable drôle et moqueur… l’instituteur progressiste qui suit de près la marche du monde, le couple mixte enfin qui savoure le silence…Ils fréquentent tous la boutique de Simon le droguiste, qui joue le rôle du médecin traditionnel. Simon soigne même les chèvres et aide les filles célibataires à trouver des maris…
Il n’y a aucun mal à faire un film-lien entre un individu et son groupe d’origine, mais ce très long métrage est surpeuplé et le propos se perd dans des monologues et des dialogues à n’en plus finir…On ne comprend plus s’il s’agit d’un film mémoire, comme dit Zran, ou s’il s’agit plutôt d’un cinéma du réel parlant au présent d’une ville qui s’endort à en oublier le temps et d’une population en mal de vivre et qui rêve de « brûler  »…

Il s’agit peut-être d’autre chose, puisqu’il y a d’autres personnages, secondaires apparemment, mais dont le rôle est de profiter de la beauté et de la douceur de Zarsis…Ces derniers sont : le Suisse marié à une Tunisienne qui choisit de finir le reste de sa vie dans le calme de la région…L’Allemand écolo résident qui se lève à l’aube pour nettoyer les plages et les protéger des bouteilles en plastique…l’instit’ dont le bonheur est de déguster un thé aux amandes en compagnie de sa femme sous l’ombre d’un olivier…et bien entendu Simon, encore lui, passionné par son travail autant que par Zarsis qu’il considère comme un paradis terrestre… «Il y a la mer, l’olivier, la viande et le poisson, que veut le peuple?», dit-il à une épouse s’ennuyant à mourir…Que veut dire l’auteur de ce documentaire à travers tous ces gens? Que tous ces jeunes qui se suicident à cause d’un rêve avorté (celui d’obtenir un visa) et tous ceux qui noient leur chagrin dans l’alcool ne connaissent pas leur bonheur? En tout cas, sans se la jouer  «impérieux», ce film gagnerait à être «remonté» pour que le point de vue s’éclaircisse…Car Zran, désarmant par sa spontanéité et son cœur comme ça, a comme laissé sa caméra tourner sans limites… attaché à ses personnages au point de s’y identifier, il avait du mal à manier la hache après le stylo et les rushs… Le film finit en nous brouillant encore la vue : Fakhri et l’Européenne qu’il tabasse et dont les intentions ne se rencontrent pas (il veut l’utiliser pour partir,elle veut rester à Zarsis profiter de l’amour et de l’eau de mer fraîche) font une arabesque sur la plage(?!)… Ceci dit, nous aussi, on s’attache à ces personnages, bon sang, on s’y attache, qu’ils restent ou qu’ils s’envolent!

Souad BEN SLIMENE

La presse

 

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