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Cycle de cinéma italien contemporain (du 9 au 14 mars 2010) Version imprimable Suggérer par mail
Cycle de cinéma italien contemporain (du 9 au 14 mars 2010) Le cinéma italien n’est jamais mort !

L’institut italien de culture organise depuis le 9 et jusqu’au 14 de ce mois, au CinémAfricArt, un cycle de films contemporains. Au programme, 6 longs métrages signés par quelques noms du renouveau du cinéma italien : Diverso da Chi ? de Umberto Carteni, Good morning aman de Claudio Noce, Cosmonauta de Susanna Nicchiarelli, Lospazio Bianco de Francesca Comencini, Tris de donne E abiti Nuziali de Vincenzo Terracciano, et Generazione 1000 euro de Massimo Venier.

C’est pour dire que le cinéma italien n’a jamais été mort. Tous ces films, tous ces noms de réalisateurs et quelques autres qui valent bien des commentaires le prouvent. Qui ne connaît pas Roberto Benigni, acteur metteur en scène ancré dans la plus pure tradition du saltimbanque génial et qui a su démontrer que malgré tout «la vie est belle?» Nani Morreti ne cesse de nous livrer une analyse incisive et courageuse de la profonde crise que traverse notre monde. Et que dire de Guiseppe Tornatore et de son «Cinéma Paradiso» qui marque, tout à la fois, la fin d’un certain cinéma et l’impérieuse nécessité d’une renaissance ? Que s’est-il passé alors‑? Pourquoi parle-t-on souvent de mort du cinéma italien ? Gennaro Nunziante, scénariste, explique que ce dont souffre le cinéma italien c’est de son passé. Né entre 1903 et 1908, c’est un cinéma qui a fini par dominer le monde, surtout au milieu des années 60. Il était immense à tous les points de vue : réalisateurs, techniciens, producteurs et bien entendu comédiens. Mais au début des années 70, le monde du 7e art à été contraint à faire une série de deuils : en 1974 meurt Vittorio De Sica, en 1975 c’était au tour de Pier Paolo Pasolini, suivi par Visconti en 1976 et par Rossellini en 1977. «Quelle cinématographie se remettrait de ce genre d’hémorragie ?» dit Jean Claude Mirabella, auteur du livre Le cinéma italien d’aujourd’hui (1976-2001) de la crise au renouveau. Selon les spécialistes du 7e art, ce cinéma a rencontré de grandes difficultés après ses maîtres, mais également parce que la télévision privée a prospéré sans foi ni loi, puis qu’en Italie, il n’y a pas eu de cahier des charges comme en France qui régirait le secteur audiovisuel d’une manière équitable et «écologique». C’est un cinéma qui a aussi des difficultés à exporter et qui peine aussi à être distribué dans son propre pays. Tant qu’un cinéma n’aura pas trouvé de part de marché intéressante dans son propre pays, il sera difficile de l’exporter. Et puis il y a eu l’émergence d’un nouveau cinéma d’Afrique et d’Asie qui a fait concurrence (au niveau de la distribution) au cinéma italien. Contrairement aux sixties, aujourd’hui on produit partout et chacun veut être distribué, donc effectivement, dit Mirabella, c’est une véritable lutte.

La comédie à l’italienne
La fin des années 70, avec la crise du cinéma, met un terme au courant dominant de la comédie italienne. Ginger et Fred (1985) de Fellini et I love you (1986) de Marco Ferreri sont sans doute, d’après les experts, les dernières grandes comédies italiennes capables de délivrer un message social et politique à travers l’humour et d’analyser la situation quotidienne de l’Italie pour mieux la caricaturer. Les films qui ont le plus marché ces dernières années ne sont pas forcément des comédies. Mais ce genre, qu’on a tant aimé, continue quand même à avoir du succès. Nature italienne oblige. Mon meilleur ennemi de Carlo Verdone a fait un tabac dans l’une des éditions du festival international de comédie de l’Alpe, et l’on parle avec beaucoup d’éloges de Giovanni Veronesi, l’héritier de la grande comédie à l’italienne, sans oublier Benigni, bien entendu.

Le renouveau
Le renouveau du cinéma italien est porté par Nanni Moretti, qui entretient avec la comédie un rapport différent. La représentation exacerbée de problèmes personnels y prend une place fondatrice qui est ensuite confrontée aux problèmes sociaux, aux dérapages de la collectivité. Moretti a résisté à la grave crise qu’a traversée le cinéma italien des années 80, liée avant tout, selon certains points de vue, à la diffusion de la télévision dans les foyers italiens. De Je suis un antarctique  (1976) et Ecce bombo (1978) au Caïman (2006), en passant par Bianca (1984), La messe est finie  (1985), L’insurpassable Palombella rossa (1989), Caro diario (1994) et Aprile (1989), Moretti dresse un inventaire de son angoisse existentielle, face à la profonde crise morale qui secoue l’Italie contemporaine. Le cycle organisé par l’Institut italien de culture offre d’ailleurs plusieurs visions d’un cinéma contemporain digne héritier du néoréalisme, très attentif à la vie quotidienne… Le cinéma italien n’est donc jamais mort et ne mourra pas, tant qu’il y aura des hommes…

Synthèse de Souad BEN SLIMANE
 

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