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Histoire de la naissance du cinéma égyptien Version imprimable Suggérer par mail
Aziza Amir, la pionnière
Le 16 novembre 1927 a vu une naissance bénie, celle du cinéma égyptien.
Cette nuit-là, on a projeté un véritable long métrage alors que, jusque-là, la production cinématographique se résumait tout au plus à un ou deux actes d’un court métrage. L’évolution a été remarquable. Un véritable tournant dans l’histoire du 7e art arabe, après les courts documentaires, les fameuses actualités des principaux évènements politiques ou sociaux.

Leïla


Le premier long métrage, ou, disons, le premier essai, pour être plus précis, porte la signature d’une dame aventurière et folle amoureuse de cinéma. C’est Moufida Mohamed Ghanem alias Aziza Amir, comme elle aimait à être appelée.

Le film était intitulé Leïla et réalisé par Stéphan Rosti. Aziza Amir y joue le premier rôle à côté d’Ahmed Jalel (père du cinéaste Nader Jalel) et son frère Houcine Faouzi, Marie Mansour et la célèbre danseuse Bamba Kecher.

Aziza Amir avait en fait au départ confié le soin d’écrire le scénario du film et de le réaliser à l’artiste turc fort connu, Wided Orfi. Malheureusement, la partie filmée par ce dernier n’a guère plu à Aziza lors de son visionnage. Elle en fut même choquée tellement l’incohérence entre scènes régnait en maître.

Les scènes étaient indéchiffrables et cela ressemblait à tout, sauf à un long métrage de fiction. En tout cas, le constat d’échec était patent. Dépitée, Aziza Amir charge le comédien Stéphan Rosti cette fois de reprendre le film, tout en s’aidant des séquences tournées pour Widad Orfi.

Le 16 novembre 1927, Leïla était projeté pour la première fois au cinéma Métropole à l’intention d’un aréopage de grandes figures des arts et de la culture, ainsi que d’hommes politiques ayant à leur tête Talaât Harb Bacha. L’événement était historique, l’Egypte entrait dans l’ère cinématographique.

 

Mari et compagnon

 

Convaincue du rôle primordial du cinéma dans la promotion de la condition humaine et l’essor de la société, Aziza Amir a continué à produire des longs métrages, dont nous citerons Bayaâtou attoufah (La vendeuse de pommes) en 1937, où elle joue aux côtés de la nouvelle star Mahmoud Dhulfikar qu’elle épousera plus tard, dans une réalisation de Houssine Faouzi. Aziza joue une vendeuse de fruits qui exprimera ses talents auprès de Dhulfikar pour jouer devant la famille de celui-ci le rôle de l’épouse. Une famille aristocratique et qui s’obstine à marier Mahmoud à une parente. Mais le bonhomme n’éprouve qu’un vague sentiment d’amitié pour elle.

Pour les besoins de la supercherie, Mahmoud sera contraint de changer la physionomie de la vendeuse de fruits, tout en lui inculquant les bonnes manières, afin qu’elle puisse jouer le rôle de l’épouse.

Aziza Amir produira ensuite Masnaâ azzawjat (L’usine des épouses) en 1938. Elle a confié les premiers rôles à Mahmoud Dhulfikar et Kouka, et la réalisation à Niazi Mustapha.

Puis viendra un autre film du genre réaliste : Al Warcha (L’atelier) qui raconte le combat de la classe ouvrière et les efforts qu’elle consent au travail. Aziza Amir y incarne le rôle principal aux côtés de Mahmoud Dhulfikar et Anouar Wajdi, dans une réalisation de Stéphan Rosti.

En 1943, elle produit et joue dans le film historique Hababa lequel narre l’histoire de la célèbre dame de la cour omeyade. A ses côtés, on pouvait trouver Mahmoud Dhulfikar et son frère cadet Salah.

Puis vient Ibnati (ma fille), un mélodrame réalisé par Miazy Mustapha. Mahmoud Dhulikar et Zaki Touléïmat en sont les premières figures.

En 1945, elle produit, sans y jouer, un film de fiction Takiatou al Ikhfaa interprété par Bichara Wakim, Tahia Carioca, Mohamed Kahlaoui, Amina Chérif et un enfant juif, Ibrahim Youssef. Ce film rencontre un franc succès, générant de belles recettes, ce qui invite d’autres cinéastes à exploiter le film en produisant ce qui peut ressembler à une suite à ce film Awdatou takiet al ikhfa (le retour de takiet al ikhfa), Sirrou de takiet al ikhfa (le secret de takiet al ikhfa).

 

Pluie de films

 

D’autres films non moins importants dans l’histoire du cinéma arabe vont suivre‑: Hadya (le cadeau) en 1947, avec Aziza Amir, Najet  Essaghira et Mahmoud Choukoukou dans une réalisation de Mahmoud Dhulfikar,  Fatatoun men falestine (une fille de Palestine) avec Souad Mohamed et Mahmoud Dhulfikar en 1948, Qesma wa nassib (une destinée) avec Aziza Amir et Yahia Chahine, réalisé en 1949 par Mahmoud Dhulfikar, Aminti bellah (je crois en Dieu) avec Aziza Amir, Médiha Yosri, Mahmoud El Melligi et Nébil El Olfi réalisé par Mahmoud Dhulfikar en 1952, Aminti bellah a été le dernier long métrage joué par Aziza Amir. Le film ne sera projeté qu’après sa mort en 1952, alors qu’elle n’avait que quarante quatre ans.

La société de production portant son nom Amir film, qu’elle avait fondée en 1927, poursuivra tout de même son ouvrage après sa mort. Ainsi, Amir film produira par la suite Achak el qatel (le doute mortel) avec Meriem Fakhreddine, Mahmoud Dhulfiker et Mohsen Sarhane dans une réalisation de Ezzeddine Dhulfikar‑: Al ardh attaïba (la terre bénie), interprétée par Mériem Fakhreddine, Kamel Chenaoui et Houcine Ryadh, Al ghaïba (l’absente), le film est interprété par Meriem Fakhreddine, Kamel Chenaoui et Mahmoud El Melligi dans une réalisation de Ezzeddine Dhulfikar.

Le 7e art retiendra donc le nom de Aziza Amir comme étant celui de la pionnière et la doyenne. Celle qui montra la voie à des générations entières qui allaient s’engouffrer dans la brèche ouverte par la grande dame du cinéma arabe.

Tahar MELLIGI
 

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