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Semaine du film iranien Version imprimable Suggérer par mail
Semaine du film iranien Une méditation sur la vacuité de la vie

Malgré des moyens limités, le cinéma iranien a atteint la cime des honneurs Toute la poésie profonde et cachée, toute la sensibilité à fleur de peau de l’âme persane, conjuguées à cette veine (certains diront à la fibre sensitive qui distingue les cinéastes iraniens), ont largement dominé le magnifique So close… so far, le film de Reza Mir Karimi, programmé lundi dernier à la MC Ibn-Rachiq dans le cadre de la 6e édition de la semaine du film iranien.
So close… so far (si près… si loin) a remporté le Grand Prix du Festival international du film de Téhéran en 2004 en s’imposant par les qualités indéniables de la prise du son, de l’image et de l’interprétation. Le réalisateur, Reza Mir Karimi, est un homme en quête de vérité et, par conséquent, à la recherche de Dieu. A ses yeux, la réalité dépasse l’imagination. Cependant, le contenu de ses œuvres est illustré par la présence d’une vérité sublime et Mir Karimi révèle cette contemplation d’une manière réaliste. Cette vérité se manifeste dans divers aspects de la vie : dans la présence imposante d’un massif montagneux, dans les gouttes de pluie qui noient le pauvre amoureux transi après le départ de sa jolie bien-aimée ou dans le firmament constellé d’étoiles lumineusement belles.

A la recherche de la vérité
Reza Mir Karimi a voulu porter à l’écran la nature des rapports, le lien qui pourrait éventuellement exister entre le monde virtuel, celui de l’univers considéré dans son ensemble ou celui d’un espace intersidéral, et le monde réel, celui des pathologies liées au cerveau, siège des facultés mentales. En effet, le héros, neuro-psychiatre décide un jour d’aller à la rencontre de son fils, Saman, établi dans la zone désertique de Bam. Le jeune homme, un peu rêveur, ne semble s’intéresser qu’à l’observation du monde sidéral, la rotation de la Terre sur elle-même et l’influence des astres sur le destin ou le comportement des Hommes.
Visiblement, Saman donne l’impression d’avoir trouvé dans le système spatial la solution aux lacunes de sa formation et la réponse aux interrogations qui lui taraudent l’esprit. Aux planificateurs des structures de la science, il oppose des réponses solidement ancrées dans les potentialités cosmiques de l’espace. Pour parvenir et atteindre le stade de la vérité, le père de Saman a dû affronter une épouvantable tempête de sable où tous les éléments d’une nature déchaînée se sont habilement ligués pour juger du degré de sa détermination à aller vers la vérité.

Un film réellement saisissant qui nous recommande la méditation sur la vacuité du monde et qui laisse, sur nos cœurs, une empreinte délicate.

Adel LATRECH
 

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