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Regard rétrospectif sur l’année culturelle 2009 Version imprimable Suggérer par mail
Hommages et commémorations, ou la mémoire célébrée
Pour la Tunisie, dire que l’année 2009 fut une année de la culture par excellence n’est pas chose exagérée. Un constat :
la promotion des secteurs spécialisés, le développement de nombre d’initiatives de créateurs, et la reconnaissance exprimée à des figures qui ont marqué les annales de l’histoire ont permis au substrat civilisationnel et artistique du pays de faire un «boum».


Nous ne nous étalerons pas sur les spectacles, les festivals, et les activités occasionnelles, saisonnières ou constantes. Nous nous contenterons ici des seuls grands faits marquants.

L’année 2009 est donc l’année des manifestations et des célébrations. A l’intérieur et à l’extérieur de la Tunisie, artistes et hommes de culture se sont associés pour mettre en relief l’apport de plusieurs hommes illustres et personnages essentiels du milieu. Leur objectif n’étant pas le simple besoin de récit, mais bien au contraire un devoir de mémoire, qui permettra aux générations d’aujourd’hui, et celles de demain, de s’enraciner dans leurs valeurs identitaires. Une telle prise de conscience sert l’épanouissement des arts, et la variation qualitative quant à l’innovation culturelle.

En parlant de célébrations, la Tunisie a commémoré en 2009, les centenaires des poètes et écrivains Ali Douagi et Aboul Kacem Chebbi, auquel un hommage a été rendu à Tozeur en présence d’un grand nombre d’invités arabes, réunis pour rendre un hommage émouvant au poète disparu. Toutes les régions du pays se sont associées à ces glorifications, à travers une programmation variée. Si Chebbi était un poète romantique et rêveur, Douagi était, quant à lui, un chantre réaliste et urbain, dont l’esthétique était avant tout celle de l’identité populaire. Cette différence a justement permis la diversité des propositions. Autre personnage important pour l’année passée, Cheikh Fadhel Ben Achour, pour qui l’on a organisé un colloque sur les questions du renouveau de la pensée religieuse et de la modernisation des sociétés islamiques. Universitaires, chercheurs tunisiens et arabes ont été conviés pour débattre de cette problématique propre au XXIe siècle. D’autre part, les Tunisiens vivant à l’étranger ont pu dans leur pays de résidence partager eux aussi cette année des centenaires, comme par exemple l’hommage rendu à Hédi Jouini à l’Institut du Monde arabe, en plus des manifestations à Tunis. Sur les pas de ses origines, le théâtre tunisien a lui aussi fêté ses cent ans. Tapis rouge pour le 4e art, maintes et maintes fois déployé, et pas seulement lors des Journées théâtrales de Carthage.

En parallèle aux hommages et centenaires, le pays a connu, pour l’année qui vient de s’écouler, une dynamique culturelle assez intense dans toutes les régions, surtout à Kairouan, proclamée capitale de la culture islamique 2009. A travers une vaste programmation, tels colloques, spectacles, promenades intellectuelles dans la ville, visites de musées, relecture de l’histoire avec une admiration intacte pour ses figures de proue, l’ensemble des activités artistiques du pays sont devenues incontournables aussi bien pour les Tunisiens que pour les touristes étrangers.
N’oublions pas que la Tunisie a organisé, par ailleurs, deux expositions internationales temporaires de grande ampleur, directement liées à son patrimoine, «Les Héritiers de l’empire romain, royaume vandale» dans la ville allemande de Karlsruhr, et «The Legacy of Carthage», en tournée dans 10 pays du Soleil Levant. Les perceptions communes l’ont visiblement remarqué, la Tunisie cherche plus que jamais à valoriser, et faire valoir son histoire ainsi que son patrimoine, pour donner, à partir des richesses «anciennes», un nouveau souffle à la création. D’abord en matière de production, ensuite de diffusion. Pour faire de la Tunisie un pôle d’action, d’attraction et d’influence culturelle continue, nous espérons prochainement voir en place (et opérationnelle) «La Cité de la Culture», dont la fin de chantier est prévue pour 2010. Cette mégapole sera certainement le point d’ancrage de nos créations locales et mondiales, et future gardienne de nos œuvres spirituelles, intellectuelles et artistiques.

Selima KAROUI

 

La pressse

 

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