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«TOILES D'ARAIGNÉE» SUR LE GRAND ÉCRAN Version imprimable Suggérer par mail
Ce long-métrage d'Ibrahima Touré est une fresque romancée des années de plomb dans notre pays entre 1968 et 1991

"Toiles d'araignée" est sans doute l'un des romans les plus poignants sur la longue nuit de privation de liberté que notre pays a connue entre 1968 et 1991. Roman réaliste, inspiré de l'expérience carcérale de l'auteur, Ibrahima Ly y dénonce certaines pratiques traditionnelles comme le mariage forcé, et surtout le régime militaire d'alors.

Ce roman autobiographique paru en 1982 aux éditions L'Harmattan, a circulé sous le manteau avant la Révolution de mars 1991. Mais auparavant les professeurs de philosophie n’ont pas cessé de sensibiliser et conscientiser les élèves et les étudiants dans les lycées et principalement à l'École normale supérieure (ENSUP), véritable fief de la contestation intellectuelle. Ibrahima Ly a été arrêté dans cet établissement où il enseignait les mathématiques. Le régime lui reprochait d'avoir contesté le référendum de 1974 qui devait légitimer le pouvoir militaire issu du coup d'État de novembre 1968.
Le roman sera porté à l'écran par Ibrahima Touré, un réalisateur du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). Le coup de clap symbolique a été donné jeudi dernier à l'École normale supérieure sous la présidence du Ministre de la Culture. C'était en présence de la veuve de l'auteur, Mme Ly, Madina Tall, et de deux de ses enfants, de compagnons de lutte comme Adama Samassékou et Mohamedoun Dicko.
En réalité le tournage du film a déjà débuté à Niono où l'auteur était détenu et à Bamako où il a vécu et travaillé.
Dans le synopsis du film, deux destins se croisent : celui de Mariama, une jeune fille qui refuse le mariage forcé et celui de Yoro, un professeur de mathématiques, chef de file de la contestation. Mariama, interprété par la jeune Viviane Sidibé, refuse de dire « oui » à la mairie au vieux Bakary, un ami de son père. Ce dernier l'avait pourtant déjà violée à l’issue du mariage traditionnel. Elle avait fait un pacte de sang avec son amant, Lamine, avant que ce dernier ne parte à l'exode en ville alors que son père, Arouna, avait promis sa main à son ami Bakary, un omnipotent commerçant et ami des nouvelles autorités militaires du pays. Le "non" de Mariama est ressenti comme une gifle. On voit là "une velléité d'émancipation féminine, un cri qu'il faut étouffer. Mariama est envoyée à la gendarmerie, à la justice et finalement en prison pour être soumis : "il faut éviter de faire entrer dans le "Belaya" le germe de la prostitution". Un prétexte !
Dans la prison de "Sahel" où elle est internée, après moult sévices, elle fait la connaissance de Yoro (incarné par Boubacar Belco Diallo) qui s’est, lui aussi, farouchement refusé à cautionner la politique de népotisme et de clientélisme du nouveau régime installé à la faveur d'un coup d'État militaire. Yoro est le chef de file de la contestation. Tous ses faits et gestes sont suivis par le puissant chef de la sécurité d'État. Il est arrêté après un jet de tracts, des leaders politiques et des étudiants sont torturés et emprisonnés.
Lamine réapparait et entreprend de faire libérer coûte que coûte Mariama. Les péripéties s’enchainent jusqu’à la tentative d’évasion qui explique le titre di livre et du film : l'immense Toile d'Araignée que l’on déchire...
Ibrahima Touré, le réalisateur, a entamé ce travail d'adaptation en 2003. Cette année-là, il soumet son projet à un atelier d'adaptation d'oeuvres littéraire au cinéma. Puis en 2005, il a l'occasion de travailler sur le scénario au cours d'un séminaire d’écriture à Djerba en Tunisie. En 2007, il gagne le premier d'un concours de scénario organisé par l'Organisation internationale de la Francophonie et les coopérations française et espagnole. Mais les nombreuses promesses de financement de la production s'avèrent sans suite. C'est alors que le CNCM décide de financer une partie du projet pour un peu plus de 112 millions de Fcfa par le biais du Budget national. Quant à la post-production, elle se fera cette année et le film sera prêt pour décembre 2010.
Né en 1954 à San, Ibrahima Touré a fréquenté les lycées de Sévaré, Markala et Badalabougou. Avec un bac en série Lettres modernes, il passe 2 années à l'ENSUP avant de décider de faire du cinéma. Il est initié au 7è Art dans les ateliers Varan en France en 1989-1990. Il se spécialise dans l'écriture de scénario de 1995 à 1999 avant de revenir au Mali.
Ibrahima Touré est un produit « maison ». Il fut le premier assistant-réalisateur de "Da, la conquête de Samagnana" de Sidi Diabaté. Un film qui sortira bientôt des labos de montage. Il a occupé un poste similaire sur tous les longs-métrages de Cheick Oumar Sissoko : Nyamanton en 1986, Finzan en 1989, Guimba en 1995, Genèse en 1999, et la Grève des Battu en 2000.
S'agissant de courts-métrages, il écrit "Garibe" en 2000 ; 5 épisodes de la série "Commissaire Balla" en 2005 et en 2008, 8 autres épisodes de "Grin".

 

Y. DOUMBIA


source : www.essor.gov.ml

 

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